Greg_

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Chamois sous le Pas de Montbrun
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Grande Roche Saint-Michel
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  • Il est des endroits dont l’atmosphère a une épaisseur particulière. Ici, quelques cairns et une trace hésitante : la sauvage Belledonne rayonne. Pas de fioritures : des éboulis, des crottes de bouquetins, des pentes terreuses, des abrupts de roche, des tapis d’herbes et de fleurs là où la pente et les cailloux se calment. La montagne alpine dans dans toute sa splendeur !

    Avec ce mois de juin particulièrement chaud, la floraison est vraiment exceptionnelle. Belledonne, habituellement parent pauvre, a des allures de Vercors ou de Chartreuse tant il y a de fleurs. Lys Saint-Bruno, arnicas, asters, nigritelles, anémones soufrées, ancolies, joubarbes, grandes gentianes, pensées, trolles, ancolies,…  quel bonheur pour les yeux, le nez et l’âme !

    Vu également deux chamois du côté de Casserousse, des marmottes aux lacs Robert, un troupeau de bouquetins sous les contreforts du Sorbier versant Vaudaine, deux vautours au dessus du col et deux avions faisant des loopings (?!) dans le vallon de la Pra.

    Plus de photos ici : https://gregenrando.wordpress.com/2017/06/23/col-de-la-petite-vaudaine/

    .

  • Chamois sous le Pas de Montbrun.

  • Sous le Piton de Bellefont.

  • La matinée est déjà bien avancée quand nous débarquons au hameau du Prayer et nous transpirons à grosses gouttes dans la raide montée qui mène au Pas de Montbrun. L’enchevêtrement de pistes forestières plus ou moins récentes, non portées sur la carte nous fait douter plusieurs fois, comme à chaque fois que je vais dans ce coin. La forêt est belle en juin, encore parée du vert printanier et exubérante comme en pleine été. Avec la chaleur et les pluies diluviennes, la végétation explose !

    Arrivés sous le pas, on est monté une centaine de mètres trop tôt dans la pente, trompés par une marque bleue sur un rocher et des traces dans le pierrier. Le vrai départ, plus confortable, est signalé par un cairn. On a galéré dans les pierriers croulants et les pentes herbeuses raides et glissantes mais ce fût didactique ! En plus, on a pu observer (et se faire observer) par un magnifique chamois pas trop farouche qu’on n’aurait certainement pas vu si on ne s’était pas trompé.

    L’esthétique parfaite du pas de Montbrun, entre abîmes rocheux, prairies suspendues et amphithéâtres colossaux, ravis les yeux. Les perspectives vertigineuses sur les falaises intensément sculptées par l’eau et le temps, donnent du piment à la raide ascension où il faut parfois mettre les mains. Incongru dans cet environnement sauvage, un escalier taillé dans la roche permet de surmonter une petite barre. De quand date-t-il ? En amont et en aval, deux autre passages rocheux du même type, nécessitant un ou deux pas d’escalade n’ont pas été taillés, ni même sommairement aménagés. Pourquoi l’a-t-on taillé ? A chaque fois que je passe à cet endroit, je me pose les mêmes questions et je n’ai toujours pas trouvé de réponses !

    La sortie sur la crête fait toujours le même effet : « waaahhh….. « . Il faut dire que la vue plongeante et panoramique vers l’intérieur de la Chartreuse, magnifiquement encadrée par la Dent de Crolles et les Lances de Malissard vaut bien quelques sourires béats. La traversée jusqu’au Piton de Bellefond, agréable et pas trop raide, embaumant le pin à crochet termine en beauté l’ascension. On mange rapidement, on a prévu de traverser jusqu’au Col de Marcieu et le car ne nous attendra pas.

    La descente jusqu’au col de Bellefond est paisible et bucolique, caressés par une douce brise parfumée par les fleurs des alpages. Du côté du vallon de Marcieu, des tapis entiers de rhododendrons et de trolles colorent de rose et de jaune les pelouses. J’hésite à gagner de nouveau les crêtes mais je préfère finalement passer par le très harmonieux chaos de bloc dans le fond du vallon. On gagne ensuite rapidement l’Aulp du Seuil puis la descente à fond les ballons sur le col de Marcieu, tout ça pour avoir le temps de siroter tranquillement une bière bien fraîche à la terrasse de la Renardière.

    D'autres photos ici : https://gregenrando.wordpress.com/2017/06/16/piton-de-bellefont/.

  • Trolles des Alpes.

  • Pour le premier bivouac de la saison nous avons jeté notre dévolu sur le magnifique petit replat fleuri niché au pied des rochers du Mont Saint-Mury. Vue grandiose sur les vallons de la Grande Sitre et de la Mine de Fer dans le soleil couchant et perspectives fabuleuses sur la ville scintillante : un bien bel endroit. Il y a en ce moment beaucoup de fleurs dont des clématites des Alpes. Les moutons ne sont pas encore passés, il faut en profiter. Vu aussi une harde de chamois sur l'épaule issue de la crête N de la pointe de la Sitre. Ils y ont passé un long moment au petit matin à brouter et jouer pour les plus jeunes. Sinon, dormir sous la pleine lune juste avec un sur-sac est une expérience un peu déroutante : on a le sentiment toute la nuit que le jour est en train de se lever !
    D'autres photos ici : https://gregenrando.wordpress.com/2017/06/10/mont-saint-mury/.

  • Dans la face E du Moucherotte.

  • Grande Roche Saint-Michel.

  • Grande Roche Saint-Michel.

  • Grande Roche Saint-Michel.

  • Narcisses sur la plateau des Ramées..

  • Très bel itinéraire aérien mais relativement peu exposé au regard de la raideur des pentes traversées. Le passage clé au pied de Château Bouvier était bien humide suite aux orages de la veille mais à la montée, cela ne pose pas trop de souci, le câble sécurisant bien le passage. Au dessus, le cheminement est bien tracé par le passage et avec les nombreuses marques jaunes, il n'y a plus qu'à se laisser guider. Les perspectives sont bien belles, l'environnement sauvage à souhait et c'est un peu rapidement à mon goût que le sommet est atteint. Il n'est pas encore onze heures alors plutôt que de redescendre par le vallon des Forges, on opte pour un plan B paisible et savoureux, la traversée des crêtes vers le sud, profitant de la splendeur du panorama et de la flore de la Grande Roche Saint-Michel. A la pause, on a eu le droit à un ballet aérien ahurissant et vrombissant d'une colonie de martinets. Un grand spectacle de haute voltige ! On ira finalement jusqu'au trou Saint-Michel, belle curiosité géologique. Retour tranquille sur Lans par la cabane des Ramées et le sentier des quatre montagnes. Au final, une très belle traversée de Saint-Nizier à Lans-en-Vercors, idéale en transport en commun.
    D'autres photos ici : https://gregenrando.wordpress.com/2017/06/02/moucherotte-2/.

  • Pas très farouche et aussi beau qu'une fleur !.

  • C'est-y pas mignon ? .icon_biggrin.gif .

  • Superbe ambiance dans ce vallon minéral !.

  • Petit bouquet de sabot de vénus..

  • Très belle boucle, aux paysages variés et jamais difficile. Nous ne sommes pas allés jusque Peyre Rouge, nous contentant de Montaveilla. Le temps un peu nuageux a modéré les ardeurs solaires et on n'a pas trop cuit dans les pierriers. De très nombreuses fleurs, des anémones par brassées sous le col de l'Aupet, des tapis de muguet un peu au dessus du parc accrobranche, et des dizaines de sabot de venus dans la descente du pas des Bachassons. Encore un peu de neige dans le ravin juste en dessous du pas mais sans conséquence. A faire et à refaire !
    Plus de photos ici : https://gregenrando.wordpress.com/2017/05/27/col-de-laupet-pas-de-la-selle-et-pas-des-bachassons/.

  • Réveil plutôt matinal ce matin, on en profite pour aller prendre l’air au lac du Crozet. Il y a encore un peu de neige sous le verrou, bien regelée ce matin. Arrivés au lac, on admire le début de la débâcle, tout est en bleu, blanc et or sous les reflets du soleil du matin.
    Le lac, dont le niveau est plutôt bas, est encore bien pris. La glace se fracture tout juste sur les rives. Quasiment personne en haut jusqu’à 10 heures puis c’est le traditionnel défilé des dimanches de beau temps au lac du Crozet !
    Quelques photos ici : https://gregenrando.wordpress.com/2017/05/21/lac-du-crozet/.

  • Très beau tour, dans de bonnes conditions météo et de terrain (tout est sec, plus qu'un tout petit névé dans un couloir, facilement contournable) avec une ambiance aérienne mais pas trop et de belles perspectives de part et d'autre de la forteresse du Vercors. Aux Allières, je me suis trompé et suis parti vers le Pic Saint-Michel. Pas de regrets, je ne l'avais jamais gravi et l'ascension est bien sympathique. Beaucoup de monde - essentiellement des retraités en groupe - autour du col de l'Arc, un peu moins sur le sentier des 2 cols. J'ai quand même croisé une grosse troupe de militaire ainsi qu'une personne en perdition un peu plus bas dans la pente et qui avait perdu le sentier. Sinon, au départ, dans la forêt entre Lans et le parking des Allières, j'ai eu le bonheur de croiser le chemin d'un chevreuil majestueux. Quel regard ! .

  • Pâques est probablement la meilleure période pour aller rendre visite au torrent de l’Alloix. L’eau vive, impétueuse, court partout, la végétation resplendit du vert tendre des premiers instants du printemps; tout semble neuf et frais.
    On démarre assez tard. De toute façon, inutile de se presser, la balade est courte et la douceur de l’après-midi est plus propice à la flânerie le long des merveilles tapies au fond de ce vallon encaissé. Le spectacle est permanent, c’est une succession de chutes d’eau de toutes tailles, de gorges étroites, de rapides bouillonnants autour de vieux rochers moussus, de bassins aux eaux turquoises alimentés par des cascades rugissantes.
    Le parcours, tantôt rive droite, tantôt rive gauche, essaye de coller au plus près de l’eau et ménage des points de vue grandioses et parfois vertigineux, la cerise sur le gâteau étant cette vire magnifique sur le haut du parcours passant derrière la cascade. C’est parfois un peu raide mais les nombreux câbles calment les angoisses.
    Quelques œufs en chocolat partagés, assis sur un ressaut de la barre sommitale et le bonheur fût total !.

  • Je ne me lasse pas de cette belle balade à deux pas de la maison. Parfois aérienne, souvent panoramique, aux divagations sauvages et surprenantes, elle permet en deux petites heures de s’échapper en montagne et de tutoyer les abîmes et les abrupts.

    Nous n’y étions pas retournés depuis l’invasion de la pyrale à l’automne dernier. Las ! Les buis sont ravagés, les passages forestiers sont un peu lugubres, filandreux. Et la chaleur du printemps aidant, les chenilles sont de nouveau à l’attaque. La progression est pénible, ces terribles bestioles pendouillant comme des décorations au bout de leur fil. Impossible d’avancer sans faire le ménage devant soi avec un bâton. Le mien est rapidement couvert d’une bobine de soie et c’est par dizaines que je fauche des fils au bout desquels pendent les chenilles. Malgré cela, on en a rapidement dans les cheveux, le cou, sur les vêtements, sur nos sacs. Heureusement qu’elles ne sont pas urticantes…

    Un peu au dessus du déversoir de la cascade, quelques sentes aménagées, certainement par des adeptes du canyoning, permettent de rejoindre le lit du torrent de Craponoz. On se pose un moment au pied d’une petite cascade bouillonnante, enserrée par des aplombs moussus et humides. Un groupe de trois ou quatre oiseaux fait des allers-retours au ras de l’eau à grande vitesse. La fureur de l’eau, l’enchevêtrement des troncs morts ou vivants, la végétation exubérante et humide, le chant intense des oiseaux au petit matin, sommes-nous à moins de 5km de chez nous ou dans une forêt primaire quelque part aux confins des terres australes en Amérique du Sud ? L’ambiance est hypnotique et envoûtante, le dépaysement à l’état pur. Oubliées les chenilles !

    On poursuit tout de même, armés de nos bâtons pour enfin sortir de la zone des buis pour arriver sous le calcaire massif du Rocher du Luisset (l’huisset, le petit huis, le petit passage). Orienté plein Est, le soleil du matin inonde ses parois, un solarium en plein ciel, accroché à la falaise. On se pose une nouvelle fois sous les encorbellements, cette fois-ci pour un petit déjeuner bien mérité, le visage réjoui tourné vers l’astre solaire et cette journée qui débute sous les meilleurs auspices..

  • Rando raquette sous un chaud soleil de printemps. Heureusement que la neige était tombée en quantité quelques jours plus tôt !.

  • Le Dévoluy a encore frappé ! Magnifique randonnée, avec une forte impression de grands espaces. Les perspectives sur le vallon des Aiguilles, de la Jarjatte et de l'Abéou sont tout simplement grandioses ! Le ciel, tout d'abord bien bouché, s'est joliment dégagé, nous offrant volutes et mer de nuage. Peu d'animaux toutefois, avec un chamois farouche et siffleur au Col des Aiguilles et trois vautours enroulant autour de la Tête de Vachère..

  • Oui, il était très curieux et est resté dans les parages un petit moment à brouter, nous observant parfois, s'approchant à quelques mètres pour nous "sentir", le tout sur un rythme d'une lente majesté ! Une belle expérience d'autant plus dans ce cadre unique icon_smile.gif.

  • On a choisi la facilité, en partant de la Flégère. Beaucoup, beaucoup de promeneurs mais passé 16h00, le lac retrouve son calme. On s'est éloigné un peu en montant encore une centaine de mètres pour un bivouac incomparable avec probablement un des plus beaux panorama qu'il m'ait été donné d'admirer ! D'autant que le seigneur des lieux, un bouquetin magnifique et peu farouche, est venu nous rendre visite lors de notre dîner. On a vu aussi deux hermines toutes blanches gambader parmi les pelouses et les roches moutonnées ainsi que quatre chamois dévalant les pentes en bonds aussi puissants que gracieux. Petit bémol tout de même : on s'est bien caillé. Le sol est resté très humide après les orages de la semaine passée. Ajouté aux températures négatives pendant la nuit, il aurait fallu des matelas de compèt' (que nous n'avons pas) pour s'isoler correctement du sol..

  • Merci pour les compliments, ça fait plaisir icon_smile.gif
    Et oui, le but c'est aussi de donner envie d'y aller !.

  • Voilà un bon moment que je voulais de nouveau aller traîner du côté du vallon de la Grande Valloire. La fois dernière, c'était il y a une dizaine d'années et je m'étais contenté avec délice des lacs de la Folle, Blanc et Noir en plein débâcle. Cette fois-ci, j'avais envie d'aller un peu plus haut, au moins jusqu'au lac Glacé et pourquoi pas la Pointe sud de la Porte d'Eglise.

    Je pars un peu avant 9h, déposé par le minibus de la ligne G60 au Pont de la Valloire. Un bon rythme sur le sentier efficace et agréable dans la forêt sauvage et préservée m'amène rapidement aux chalets de la Valloire. La lande à myrtilles flamboie de rouge. Avec le bleu du ciel, le jaune de l'herbe et le vert des genévriers, c'est un bonheur pour les yeux ! La fragrance de la montagne sans vernes réjouit mes narines et le silence absolu m’apaise. J'enchaîne sur un petit nuage, longeant le torrent au débit automnal, toujours dans la lande alpine si réjouissante. L'arrivée au Lac Blanc est grandiose, cerné par les cimes austères du Rocher d'Arguille, du Pic de la Grande Valloire et du Rocher Gris. Le bleu laiteux et turquoise du lac ressemble à un morceau de ciel qu'on aurait figé dans l'eau. La flamboyance des myrtilliers est à son comble et je savoure une longue pause sur ces rives parfaites.

    Il faut pourtant s'extraire pour aller voir les autres merveilles de ce vallon préservé du pastoralisme. La grimpée jusqu'au lac Noir est vite avalée. Des linaigrettes toutes cotonneuses bordent une mare annexe. Le soleil scintille sur les eaux calmes. Au loin, le sifflement d'une marmotte souligne le silence parfait. La communion est intense, le bonheur d'être en montagne à l'état pur.

    Je poursuis pourtant mon chemin jusqu'au Lac Glacé où l'ambiance change radicalement. Ici, c'est un hymne à la roche, au minéral. Pas une touffe d'herbe en ces lieux qui semblent stériles. Un désert parfait et absolu. Pourtant la symphonie des couleurs est toujours là. Le vert des roches chloriteuses, les stries blanches et noirs des gneiss lités, le rouge du fer, le strass des paillettes de micas, le blanc de la neige...

    Je contourne le lac en suivant les vagues traces et les quelques cairns menant au col de la Valloire et repère le couloir menant au vaste replat bien visible sur la carte. Une maigre végétation incongrue borde le couloir sur sa rive gauche, permettant d'éviter le pierrier instable et désagréable en son centre.

    Une fois sur le replat, c'est un océan de blocs constellés de tâches de neige qui m'attend. Je navigue tant bien que mal dans cet environnement malaisé. Ici, plus une trace de vie. Pas de cairns, pas de traces, un espace vierge, primitif où l'on est forcement que de passage. Je n'ai pas le topo et au jugé je tente de gagner l'arête séparant la Pointe de Comberousse et la Pointe sud de la Porte d'Eglise. Dièdres couchés et vires caillouteuses se succèdent. Il faut être attentif à ses mains et à ses pieds. Je gagne l'arête, plate selon la carte. Effectivement le dénivellé est à peine d'une vingtaine de mètres sur les 300m qui me séparent de la pointe. Pourtant, elle n'est franchement pas engageante. Le rocher est pourri, branlant. Des blocs se tiennent en équilibre improbable, menaçant de verser sur le vallon du Gleyzin. Je ne suis pas du tout à l'aise alors je redescends en contrebas, préférant naviguer vers l'Ouest au travers des vires et des dièdres au rocher plus francs. Bon an, mal an, je parviens au pied de la dernière difficulté, une dalle couchée d'une dizaine de mètres. Vue du bas, c'est un peu impressionnant ! C'est toutefois facilement que le sommet et son cairn ajouré sont atteints. Je savoure longuement le paysage immense, magnifié par la visibilité excellente en ce jour. Au loin, je vois un randonneur au sommet du Puy Gris. La Pointe de Comberousse, gros tas de caillou est inquiétante. Le sud de Belledonne, à contre jour est hérissée de pointes et de pics. Au loin les glaciers de l'Oisans, de la Vanoise, du Mont-Blanc etincelent.

    Puis vient le moment de redescendre. Avec mes tergiversations à la montée, je n'ai pas repéré de passage évident pour la descente et c'est un peu tendu que je chemine pour regagner le replat. Je reste très concentré, évitant toute précipitation car le terrain est tout de même plutôt exposé. Une fois le replat atteint, je souffle un peu et regagne une complète sérénité. Le reste de la descente, baigné dans ce doux soleil de septembre a des allures oniriques. J'ai une petite demi-heure d'avance sur le bus. Petite demi-heure que j'emploierais à rêvasser dans l'herbe tendre à ce beau sommet qu'est la Pointe sud de la Porte d'Eglise. .

  • Ce lieu à la fois paisible, panoramique et rapide d'accès méritait une seconde visite après celle de mai dernier. Contraste entre le printemps et l'automne naissant ! Le givre a laissé la place à la rosée, les plaques de neige aux tapis de mousse et les crocus aux bouquets de graminées, de framboises et d'orties.
    Les pluies du week-end dernier ont redonné un petit coup de fraîcheur à la végétation assoiffée et du débit aux torrents. Nous étions aussi venus pour admirer les premières neiges sur les sommets mais sur Belledonne, il semble ne pas être tombé grand chose... Tant pis, c'était quand même bien beau, d'autant que la luminosité en début de matinée était presque parfaite.
    Cinq ou six personnes sur l'itinéraire, quelques vaches au dessus du Habert d'Aiguebelle, et ce fût tout !.

  • Très bel itinéraire ! Même la montée dans la forêt, assez souvent rébarbative, est magnifique. Le sentier, en balcon, prend en écharpe les pentes raides issues du Mont Saint-Mury, On traverse alors une forêt de fougères, mousses et arbres suspendus au dessus d'abrupts parfois vertigineux. L'arrivée dans le cirque du Boulon et ses cascades est alors grandiose et vraiment dépaysant. Le replat du Mousset est à portée de main, dévoilant la suite de l'itinéraire à travers le verrou glaciaire sous le lac. Arrivés à la passerelle franchissant le Vorz, on n'a pas fait le détour par Jean Collet comme seul itinéraire indiqué pour le Lac Blanc sur les panneaux. Pas de souci pour trouver le sentier du ravin des Excellences, il suffit de remonter sur 10m la rive droite du torrent pour tomber sur le cairn indiquant le départ. Montée raide mais efficace ! Ensuite le sentier se faufile au travers des barres constituant le verrou. L'itinéraire paisible en cette saison doit être tout de même assez exposé en début d'été par endroit. L'arrivée au lac est la cerise sur ce déjà très bon gâteau. J'ai beau avoir vu le site de nombreuses fois en photo, l'impression est très forte : c'est vraiment beau ! Au retour sous le replat du Mousset, myrtilles et framboises à gogo. Le fromage blanc le soir fût extrêmement délicieux... A faire et à refaire !

    .

  • salut,

    en fait j'ai le sentiment qu'entre le haut de l'Echaillon et le point 2135m, le nombre de variantes est assez important... Les cairns sont cependant bien présent, on a même vu une chaussette de ski coiffant l'un d'entre eux à l'aplomb du couloir encombré de végétation décrit dans le topo icon_smile.gif J'ajoute tes notes en addendum du topo, comme ça tes infos ne tomberont pas dans les limbes du forum..

  • Troisième incursion en ces lieux sauvages. Les cairns ont fleuris depuis ma dernière visite, rendant l'itinéraire plus evident dans ce labyrinthe de vires et de couloirs. Pas âme qui vive, ni bêtes ni hommes, si ce n'est un rougequeue à tête noire et des araignées dans les chaos de blocs. J'ai scruté avec insistance les contreforts N du Sorbier à la recherche d'un passage qui permettrait de faire une boucle. Je n'ai rien vu si ce n'est un passage scabreux et exposé dans le haut du vallon méritant un bout de corde. A quand la quatrième ?.

  • Je n'étais jamais monté depuis Fond de France. Voilà c'est fait, j'ai trouvé ça sympa mais sans plus, même si l'itinéraire par les deux ruisseaux, que j'ai emprunté à la descente, est bien plus pittoresque et plus fleuri que par le chalet du Gleyzin. Vernes versus lys martagon, y'a pas photos. Une fois là haut, j'ai essayé d'aller voir un maximum de lacs, comme beaucoup de promeneurs visiblement. Évidemment avec les moutons, pas une fleur. De l'herbe, beaucoup, beaucoup de cailloux et aussi parfois des crottes. D'ailleurs en parlant moutons, ils étaient du côté du col des Sept-Laux, avec un patou. J'avais prévu d'aller voir aussi du côté de la crête de Mouchillon mais la crapahute entre les lacs m'a pris trop de temps. Dommage, je pense que ça aurait été finalement plus intéressant. Un peu déçu donc car même si les paysages traversés sont très beaux, je trouve que cela manque un peu de sauvagerie....

  • On avait prévu une balade de deux ou trois jours du côté du Mont Thabor mais l'enneigement tardif de ce côté-ci des Alpes, associé à la météo exécrable nous ont fait changé nos plans. Quelques rares coins semblent à l'abri des conditions capricieuses de cette mi-juillet et l'Ubaye en fait partie. Nous voilà donc en route pour ce bout du monde où nous avions passé quelques années auparavant trois jours merveilleux entre lacs du Roure et du Marinet.

    Le soleil brille sans coup férir alors que nous nous garons à Fouillouse, beau village perché. Le vent est cependant sensible et les températures pas tout à fait estivales. On n'a pas fait 50 mètres qu'on se trompe de chemin. A la sortie du village, le traditionnel panneau jaune nous indique le refuge du Chambeyron. On suit la piste indiquée qui se dirige vers une sorte de cabane récente. Un sentier part sur sa gauche et vaillamment on s'engage. Alors que le sentier devient sente, dans une végétation touffue de genévriers, d'herbes hautes magnifiquement fleuries et de buissons retors, on s'interroge sur la faible fréquentation du secteur. Puis quand la sente devient trace on commence à se dire si on n'aurait pas loupé quelque chose. Après quelques tergiversations cartographiques et quelques crapahutages dans ces pentes exubérantes, on fait demi-tour. Par bonheur, on voit deux randonneurs un peu plus haut dans la pente : le sentier qu'on a loupé doit être au dessus. Ca fait vingt minutes qu'on fait les sangliers avec nos gros sacs, on ne se pose plus de questions : droit dans la pente et nous voilà sur la plate forme large et régulière d'un sentier souvent emprunté. On comprendra au retour notre erreur. On a loupé le cairn et le sentier qui partait à droite , une cinquantaine de mètres sur la piste menant à la cabane...

    Une fois sur de bons rails, on se laisse porter par le sentier à la pente régulière, décrivant de larges lacets parmi les mélèzes, les pins clairsemés et les prairies pleines de fleurs. Vers 2400 mètres, les arbres disparaissent et les edelweiss par centaines bordent le chemin. Asters, campanules et arnicas tapissent les pentes avec en toile de fond les pics de la Font Sancte, des Houerts et de la Mortice. Le sentier s’élève toujours doucement et parvient à une rupture de pente où Rocca Blanca et la Tête de Sautron surgissent. Et toujours ces edelweiss partout, partout...

    Les yeux ravis, on gagne sans presque sentir l'effort le refuge du Chambeyron. Une pause tarte aux myrtilles et on repart pour notre destination du jour : le lac Rond. Quelques nuages ont fait leur apparition et en se posant, on constate que le vent qui a bien soufflé durant toute notre montée lâche à présent quelques rafales bien senties et surtout bien froides. Le soleil nous réchauffe à peine et malgré les couches, on a rapidement la goutte au nez et les doigts gourds. Il ne fait vraiment pas chaud ! On monte la tente pour s'abriter de ce vent qui devient glacial au fur et à mesure que la soirée approche. Puis le ciel se couvre par l'ouest et rapidement une ondée de grésil fouette notre tente. C'était pas prévu !
    Heureusement cela ne dure pas et quelques belles éclaircies nous permettent de jouir du panorama dans la lumière déclinante du jour.

    Mais le vent ne tombe pas, au contraire ! On est secoué toute la nuit et c'est crevés que l'aube glaciale et toujours venteuse nous cueille. Les flaques sont gelées et les herbes au bord du lac gainées de glace. Malgré la beauté des lieux, les trois ou quatre couches, les bonnets et les collants sous le pantalon, c'est pénible ! En plus, la météo prévue annonce une baisse des températures et des ondées avec une limite pluie neige vers 2400m pour la fin de journée. Le voile d'altitude qui semble s'installer ne nous donne pas grand espoir. Rapide conciliabule, on va voir le lac des neuf couleurs et on redescend, tant pis pour le tour du Brec qu'on avait prévu !

    La traversée du plateau sous les auspices du Brec est à proprement parler grandiose. Il y a pas mal de monde et c'est complètement justifié. L'ambiance haute montagne est très forte et fait de cette rando un must !.

  • En ce printemps 2016 particulièrement humide et instable, les créneaux météo propices se font rares. Alors quand les oracles se conjuguent pour annoncer une journée sans trop de nuages, il faut saisir sa chance pour aller arpenter la montagne. Nous voilà donc partis pour un beau tour en colimaçon sur le culmen de la Chartreuse.
    Départ peu après huit heures du Sappey après une petite demi-heure de car depuis le centre de Grenoble. La montée jusqu'au Habert de Chamechaude est vite avalée et c'est ravis que nous constatons qu'aucune nébulosité ne se forme ni sur notre objectif ni sur les sommets alentours : le soleil devrait régner au moins jusqu'au sommet. Le départ du sentier courant sous la face Est n'est pas évident à trouver. Il faut longer une clôture mobile installée sur la pente au dessus de la cabane sur une sente assez peu marquée dans la végétation qui explose en cette mi-juin pour enfin prendre pied sur le sentier qui part à flanc vers le Nord. J'avais souvenir lors de mon précédent passage de ravines exposées et terreuses. Elles le sont toujours autant, d'autant plus que le ruissellement encore marqué ne facilite pas la tâche.
    Un peu plus loin, on dérange vraisemblablement une perdrix, l'envol ayant été trop fugace pour en être sûr. Ou alors un lagopède, mais cet oiseau étant plutôt rare en Chartreuse cela reste peu probable. Puis au virage suivant, deux chamois, une femelle et son petit, encore avec des touffes de leur pelage d'hiver broutent tranquillement les pentes au dessus du sentier, à une quinzaine de mètres. Ils ne nous ont pas vus et silencieux et immobiles, nous restons un moment à les regarder vivre. La vibration d'un smartphone suffit à les alerter. Le petit détale quasi instantanément. La mère nous jauge quelques secondes puis s'enfuit avec son petit. On les retrouvera un peu plus haut dans la combe suivante, avec une distance de sécurité bien plus importante...
    Ensuite on se paume un peu, ayant loupés la bifurcation vers l'accès au Jardin de Chamechaude. On rebrousse chemin mais la multitude de sentes sème la confusion. On tente alors droit dans la pente, le passage clé étant bien visible au dessus de nous mais la raideur n'est pas un bon plan sous ce chaud soleil alors on traverse à flanc vers le Sud en esperant retrouver le sentier. Bingo !
    On accède alors rapidement aux deux ressauts rocheux dont le passage enchante mes deux compagnons. Leur sourire s'élargit encore davantage alors que nous prenons pied sur le Jardin et ils finissent la banane aux lèvres lors du parcours du sangle, grandiose et en parfaite condition. Puis vient le passage du raide et parpineux couloir Ouest. On ne s'attarde pas trop dans ce dégueuloir hostile, un éboulement probablement récent ayant rajouté à l'instabilité. Une voie d'escalade semble être partie avec et quelques spits et plaquettes flambant neufs sont à récupérer dans les blocs...
    La remontée du plateau sommital tire un peu sur l'estomac. Le sandwich à l'andouille n'en est que meilleur une fois le sommet atteint. Comme d'habitude les chocards et les martinets font leur show, chacun à leur manière. Puis deux grosses masses se profilent à l'horizon. Elles enroulent une première fois le sommet, ne laissant aucun doute sur leur identification : ce sont des vautours. Je n'en avais encore jamais vu en Chartreuse ! Le spectacle majestueux de leur vol est un cadeau pour tous les randonneurs présents d'autant qu'ils feront plusieurs allers-retours, nous laissant tout loisir de les observer et les photographier.
    Puis vient le moment où il faut redescendre. On opte pour la voie normale bien fréquentée en ce vendredi de beau temps. Puis à gauche à la source du Bachasson sur ce beau sentier forestier qui longe Chamechaude sur son flanc Ouest. Ayant du temps devant nous, on fait un petit détour pour le belvédère de Roche Rousse où le Sappey fait comme une maquette cinq cent mètres plus bas. Les nuages se font de plus en plus présents mais l'horaire du car du retour étant encore bien loin, on s'offre quand même une sieste du côté du habert. La bière au bar du village fût à l'image de cette journée : juste parfaite ! .

  • Au réveil, il fait encore beau ! Un paquet de biscuit dans le sac plus tard et c'est parti pour la grimpette panoramique aux Rochers du Luisset pour savourer l'instant présent. A noter qu'un peu au dessus du déversoir de la cascade, il y a deux ou trois accès vers le ruisseau de Craponoz. Détours fortement conseillés... mais prudence ! Nombreuses orchis et céphalantères blancs sur le parcours..

  • Balade tranquille de fin d'après-midi en partant du vallon des Meunières, côté Petites Roches, pour profiter de l'ambiance vivifiante de la forêt de Chartreuse sous ses auspices printaniers. Des fleurs, de l'eau partout, le vert tendre des jeunes pousses, le gazouillis incessant des passereaux et la cerise sur le gâteau qu'est la plateforme rocheuse en plein ciel du Château Nardent. Quel bonheur d'être là !.

  • Un aller-retour au petit jour pour un petit déjeuner en amoureux en Belledonne la bien nommée. Quasiment plus de neige jusqu'au premier lac si ce n'est un névé dans le verrou en dessous. Au dessus, c'est encore bien blanc ! Le habert d'Aiguebelle change de propriétaire (ainsi que les 700 ha au dessus...) Le nouveau a pour projet de le transformer en refuge payant, rendant caduque le projet de déréférencement du GR du tour des Sept-Laux pour manque d’hébergement sur l'itinéraire. Ouverture prévue cet été avec hébergement sous toiles en attendant que les travaux de réfection soient bouclés ! .

  • Bivouac mille étoiles sur le replat idyllique du Selleno, tapissé de gentianes printanières à cette époque. Accueillis par deux chevreuils au col de Gières, nous n'avons malheureusement pas vu d'autres animaux. Nous en avons toutefois entendu un certain nombre dont un rapace particulièrement piailleur très (trop) tôt le matin... La vue sur la Montagne d'Aurouze, toute proche, immense, ses pierriers démesurés aux allures sahariennes, ses falaises improbables, jouant de toutes les teintes avec le soleil couchant est particulièrement pittoresque..

  • Comme souligné dans plusieurs compte-rendus de sortie, pour accéder au sommet de la Grande Lance de Domène depuis les lacs du Doménon, il est beaucoup plus judicieux d'emprunter la trace dont le départ est signalé par une grosse flèche jaune sur un rocher, juste à côté du déversoir du lac du Petit Doménon. Le balisage (jaune) est régulier, ponctué de kairn et la sente presque continue. L'itinéraire ne dépasse alors pas le R2 et est bien plus agréable que l'infâme pierrier qui borde le lac du Grand Doménon proposé comme accès dans ce topo..

  • Départ depuis Chamrousse après une discussion intéressante avec un employé de la mairie autour du sujet controversé de l'extension de la station à la combe des Vans. Espérons que les protections juridiques (Natura 2000 n°FR8201733 http://inpn.mnhn.fr/site/natura2000/FR8201733 et ZNIEFF n°38210016 http://www.donnees.rhone-alpes.developpement-durable.gouv.fr/include/patnat/znieff2g/38210016.pdf) suffiront à préserver ce bel endroit des velléités mécaniques du maire...

    Malgré la douceur marquée depuis le début du mois, l'hiver s'installe. Le lac de Pourettes est pris dans les glaces et le temps des libellules est révolu. Tous ces vallons à l'ombre n'offre plus qu'une herbe jaunie et froide, des plaques de givre et des flaques gelées. Tout semble figé. A la brèche Robert Nord le soleil me cueille et les pelouses font comme des gerbes d'or dans l'air frais du matin. Je m'attarde quelques instants et replonge dans l'ombre, le chemin est encore long jusqu'à la Grande Lance et j'ai un horaire à tenir, celui du minibus des transports du Grésivaudan.

    Après avoir dévalé le verrou des lacs Robert, je croise deux employés communaux occupés à démonter les poteaux d'indication afin de les protéger des avalanches hivernales. Une brève causette au sujet d'un opinel égaré puis retrouvé et je continue la descente vers le lac Leama. Je ne me souvenais pas que le sentier descendait si bas en direction du plateau de l'Oursière et je songe au retour où je devrais remonter tout ça !

    Bien qu'à la même altitude que les Pourettes, le lac Leama est encore libre des glaces. Il est d'une belle couleur turquoise et ses abords bordés de pins, de rocs et de falaises massives en font un endroit particulièrement pittoresque et reposant pour l'âme. La grimpée jusqu'au plateau hébergeant les autres lacs du secteur est vite avalée et je suis de nouveau au soleil, accueilli juste avant le lac Longet par quelques chamois. Ils mettront du temps à se décider à détaler en bonds puissants et j'ai le temps de leur tirer le portrait. Heureusement que nous sommes vendredi, jour où les fusils sont proscrits...

    Le niveau du lac Longet est bien bas et la presqu’île au sud du lac a les pieds au sec, contrairement au lac Claret, bien alimenté par les névés persistants sous le sommet de la Grande Lauzière. Arrivé à la plaine de la Pra, j'ai le sentiment de fouler une steppe quelque part en Mongolie. Le dépaysement est intense et l'objectif de la journée en vue. Je suis dans les temps, je m'accorde une pause méritée dans le doux soleil de cette fin de matinée. La lumière rasante met en valeur chacun des reliefs, l'herbe roussie tranche avec le bleu intense du ciel. C'est un bonheur pour les yeux.

    Au col de la Pra, quelques randonneurs admirent le lac du Crozet en contrebas. Certains s'arrêtent là, d'autres poursuivent vers les lacs du Doménon. Ce n'est quand même pas la foule. Sous le verrou des lacs, je croise deux alpinistes austères, tintinnabulant de toute leur quincaillerie. Un bref signe de tête de leur part, ils n'ont pas spécialement l'air heureux d'être là... Ce n'est pas mon cas et c'est enjoué que je franchis les blocs défendant les lacs, partiellement gelés à l'ombre permanente du Pic du Grande Doménon et de la Grande Lauzière.

    Quelques abricots secs arrosés d'eau et j'attaque la dernière montée, au départ bien signalé par une grosse flèche jaune à deux pas du deversoir du lac. Quelques mètres plus loin, mon œil est attiré par un gros pavé de gneiss rayé d'une belle fente remplie de cristaux de quartz. Le machin pèse son poids mais tant pis, je le fourre dans mon sac, ça me fera un souvenir. L’allégresse d'être proche du sommet me donne des ailes et les traces de peintures jaunes tous les dix mètres m’évitent de me préoccuper de l'itinéraire. Trente minutes après avoir quitté le premier lac du Doménon, je suis au sommet de la Grande Lance de Domène, convoité depuis longtemps mais toujours repoussé aux calendes grecques. Je savoure paisiblement la joie d'être là haut avec pour tout repas un paquet de tuc et quelques abricots : la promesse d'un sandwich aux andouilles est hélas resté dans le frigo ce matin. Alors que je m'apprête à repartir, je suis rejoint par un randonneur qui sort directement de sous le cairn sommital. Il a emprunté l'arête du loup, facile et peu exposée selon ses dires.

    Je lui laisse le sommet et entame le long retour vers Chamrousse, où j'aurai finalement largement le temps de savourer l'instant présent autour d'une bière, à la terrasse d'un café... Quelques heures plus tard à Paris, l'abomination et la folie meurtrière frapperont des gens ordinaires. Une pensée émue aux victimes des attentats ainsi qu'à leurs proches en ces instants particulièrement douloureux.
    .

  • Une sortie en amoureux à deux pas de la maison sur ce beau sentier, baignés par la lumière chaude de ce mois de novembre si doux, à tout point de vue..

  • Que de monde ! Nous sommes heureusement arrivés pas trop tard, les derniers ont eu certainement quelques soucis pour trouver une place où garer leur voiture... On n'a pas tout compté, mais il y avait au bas mot entre 100 et 150 voitures au Pré Orcel lorsque nous sommes repartis.
    Notre arrivée plutôt matinale nous a permis donc de faire la montée dans une relative tranquillité et de profiter des beaux rochers de Belles Ombres et de la vue splendide sur les Bauges et la combe de Savoie dans une douceur très surprenante. On pourrait pousser le cynisme à ne pas trouver que des désavantages au réchauffement climatique...
    Arrivés sur le plateau, une petite visite à la croix et on se trouve un coin sur les crêtes à l'écart de la foule grandissante mais on est bientôt rejoint par d'autres randonneurs qui ne poussent tout de même pas l'instinct grégaire jusqu'à se coller à nous. La distance de sécurité d'une trentaine de mètres est respectée et à peine nous quittons notre place de choix qu'elle est assaillie par un groupe moins bien loti en terme d'emplacement pique nique. Mais on ne va pas se plaindre: tous ces gens en montagne, ça fait autant de moins devant la télé ! .

  • Bah, il est plutôt sympa notre bonhomme de neige, même si il a mangé un peu trop d'herbe icon_lol.gif.

  • Arrivé à Saint-Colomban, on brave comme à chaque fois et comme tout le monde le panneau de l'ONF interdisant l'accès à la route forestière de Fremezan pour se retrouver deux épingles plus haut face à une barrière à moutons. On reste interdit quelques instants et on se décide tout de même à la franchir en prenant soin de bien la refermer derrière nous. La route nous semble s'être bien dégradée depuis notre visite au lac des Balmettes l'an passé, mais ce n'est peut-être qu'une impression.
    On aboutit tout de même sans encombres au terminus de la route, où un beau barbecue en pierres est à disposition ainsi que bancs et table du même tonneau, jouxtant la cabane fermée de l'ONF. Les melèzes sont dorés, le début du sentier tapissé de roux, le ciel d'un bleu profond et la vue déjà immense sur l'Arvan. On a bien fait d'être venu ! On s'engage alors sur le sentier visiblement peu parcouru pour rapidement aboutir à la bifurcation menant au lac des Balmettes. On le laisse à droite pour suivre la seule indication de la balade : "La Planard". Le sentier qui devient sente traverse alors des pentes raides où il convient d'être vigilant, d'autant plus que si les quelques paravalanches s'intègrent bien dans le paysage, la flamboyance des mélèzes en cette saison est un bonheur pour les yeux, au risque de ne pas regarder où l'on mets les pieds !
    Arrivés dans la combe sous le planard, le sentier se perd mais l'orientation n'est pas trop difficile. Il faut simplement gagner la crête sud, que l'on voit bien, 200 mètres au dessus. La pente se fait raide et alors que l'on peine un peu, un magnifique chamois traverse la combe en grands bonds puissants et gracieux. Il gagne la crête en quelques secondes, s'arrête quelques instants pour nous toiser et disparaît dans la combe des Roches. Il nous faudra un bonne dizaine de minutes pour rejoindre le point qu'il a mît si peu de temps à gagner...
    Arrivé là-haut, le panorama s'ouvre, immense sur le Puy Gris et ses satellites. En contrebas de la bosse 2103m, s'étale le planard de Combe Rousse, son enclos et sa cabane du berger. L'impression d'isolement est intense et le chocolat aux oranges est particulièrement savoureux dans ce cadre sauvage et grandiose. On repère aux alentours quelques beaux endroits pour bivouaquer au printemps prochain, scrute les pics et pointes du Charmet de l'Aiguille, de Comberousse, du Puy Gris, du Roc de Pellegrin... là juste en face, presque à portée de main. La parure hivernale en face Nord donne un air de haute montagne à ces parois élancées. En arrière plan, le Sambuis et les Grandes Rousses et au delà les Ecrins donnent encore plus d'ampleur à ce paysage déjà démesuré.
    Vient le moment où il faut redescendre, forcément. On restera bloqué un petit moment en bas de la route de Fremezan, au niveau de la barrière pour moutons. Au moment où nous sommes arrivé, le troupeau était dans les parages, bien gardés par 4 patous aux aboiements dissuasifs. Nous avons préféré attendre dans la voiture que le troupeau et ses féroces gardiens s'éloignent, dans une ambiance qui nous a un peu rappelé le safari de Peaugres !.

  • La belle famille est de passage, alors on lui fait découvrir les merveilles de la région. Côté nature, c'est parti pour une découverte de la Chartreuse par son côté paisible, j'ai nommé le sympathique Pravouta. Départ de bon matin, on est presque les premiers à gagner le col du Coq. Tant mieux le "parking" du col est en travaux et les places sont limitées. Les pluies diluviennes de la veille ont rendu les chemins bien boueux et c'est crottés jusqu'aux mollets que l'on gagne le col des Ayes. Le soleil est radieux, les pentes de la Dent de Crolles bien blanches et la mer de nuage qui encombre la vallée parfait le tableau. La traversée vers le le col de Pravouta nous fait entrer dans une brume froide qui accroche encore les sommets. La neige fait son apparition vers 1700m et au col les enfants font leur premier bonhomme de neige de la saison. Le sommet est gagné dans une poisse froide et on ne s' attarde pas. La descente sur le habert est vite dévalée et c'est un peu déçus que l'on trouve la cabane cadenassée : un petit feu pour se réchauffer aurait été bien agréable ! Heureusement, le brouillard se décide à se lever et c'est sous un bon soleil que l'on regagne tranquillement la voiture. .

  • Départ de la Correrie peu après neuf heures, pas un chat sur le parking. Il fait plutôt frais et humide, tout est bouché... Je croise les doigts pour que la mer de nuages ne soit pas trop haute car le pas et l'arête de la Suiffière sur du rocher mouillé, ça ne me branche pas trop !
    On grimpe dans la forêt où les couleurs de l'automne sont en train de passer, tout semble si silencieux dans cette ambiance ouatée. Alors on devise gaiement sur les 700m de montée jusqu'au col du Frenay et là, enfin, le soleil, le ciel bleu, une mer de nuage immense d'où Chamechaude fait comme une île. On se pose un peu, mange quelques biscuits, baignés par les rayons du soleil. L'air est doux, bien plus qu'en bas. Une troupe d'une dizaine de personnes donc cinq enfants émergent aussi de la brume. Ils sont partis de Saint-Pierre et sont bien contents aussi de sortir du brouillard. Je trouve les gamins bien courageux, d'autant qu'ils ont le même but que nous, le Grand Som par l'arête sud.
    On lève le camp et on s'engage vers le pas de la Suiffière. Je me plante et pars trop à gauche, trompé par des traces de bêtes à corne. Heureusement qu'un duo allant vers Mauvernay nous indique que nous faisons fausse route et nous remette sur les rails. Il me semble d'ailleurs que je m'étais gouré de la même façon il y a 5 ans, lors de ma précédente visite... Le pas est un peu humide mais c'est sans souci que nous prenons pied sur l'arête. Les perspectives sont parfois vertigineuses et on teste bien les prises. Seuls quelques rares passages exposés demandent un surcroit d'attention et c'est vraiment avec beaucoup de plaisir que cette partie est parcourue jusqu'à la croix coiffant le sommet. On y mange nos sandwichs parmi la foule du jour : au moins 20 personnes au sommet jouissent du panorama immense, rehaussé par cette belle mer de nuage et une visibilité parfaite. Il est temps de redescendre, on va au plus simple : sentier des moutons, Bovinant et enfin la Correrie.
    Encore une excellente journée là-haut..

  • Ce matin, je descends du car au hameau des Massards sans autre idée que celle de sortir de la grisaille qui bâche le ciel et mon humeur. Direction la source du Sanglier, ce sentier forestier ayant l’énorme avantage de ne pas faire de dentelles et monter bien souvent droit dans la pente. Les mollets chauffent et c'est rapidement que la première étape est bouclée dans une ambiance automnale marquée par les feuilles mortes qui dansent dans le silence envahi par la brume.
    A la source, captée dans un gros réservoir, j'ai le choix entre la traversée du GR de pays pouvant m'amener au pas de Montbrun ou continuer à faire fumer les cuisses vers le pas de Rocheplane. Le but étant de sortir de la poisse le plus rapidement, je n'hésite pas longtemps, d'autant que cela fait déjà un bon paquet d'années que je n'y suis pas passé. Bon choix ! Cent ou deux cent mètres plus haut, le soleil me cueille, inonde les falaises et les pentes flamboyantes de sa lumière. Je me pose sur un bloc, soudain saisi par cette si particulière plénitude ressentie quand on est pris dans le spectacle grandiose de la montagne. Je grignote un peu, arrose le tout d'un peu d'eau et c'est déjà serein que j'entame tranquillement la montée au pas. Je l'avais un peu oublié, voir négligé ce beau pas de Rocheplane, au caractère aérien sans être vertigineux. Le contact du rocher sur la dalle sculptée par le temps et l'eau donne envie de balades verticales, elles aussi oubliées depuis quelques temps.
    La crête est trop vite atteinte, l'intersection au pas de Montbrun aussi alors je me décide de pousser jusqu'à l'Aulp du Seuil. La traversée jusqu'au Piton de Bellefond, parcourue maintes fois m'apporte toujours autant de plaisir. Comment pourrait-il en être autrement ? J'y sors mon trio de sandwichs viandes séchées-rillettes-andouille préparé dans l'unique but de les savourer au soleil. Ça sent un peu la crotte de bique mais aucune importance, je suis bien, là au sommet du piton, les yeux courant de part et d'autre de la crête et sur les pentes jaunes, oranges et rouges. C'est calme, même pas un chocard. L'air semblerait immobile sans ces panaches de brumes surgissant ici et là des falaises, grossissant les masses nuageuses s'accumulant au dessus des crêtes. Ça se couvre, c'est le moment de repartir.
    Arrivé au col de Bellefond, je me rends compte que je n'ai pas croisé un être vivant hormis quelques bruissants criquets sous le pas de Rocheplane et un geai, sentinelle des forêts, pas loin de la source du Sanglier. Je dévale les pentes, bienheureux de la terre encore mouillée de ces jours humides, fixant les gravillons si prompts habituellement à rouler sous la semelle. C'est silencieux, je m'entends presque réfléchir et j'aborde le chaos de bloc avec l'espoir d'y croiser un ou deux chamois. Les dieux de la montagne m'entendent et quelques instants après avoir formulé cette pensée, au détour d'un sapin, je tombe nez à nez avec un jeune chamois. On reste tous les deux interdits, le temps suspends son vol, quel bel animal ! Le temps d'une photo et le chamois détale en grands bonds gracieux vers les pentes des Lances. Il y rejoint sa mère, chuintante, visiblement contrariée et inquiète. Aujourd'hui, c'est vendredi, jour sans chasse en Isère, elle n'a pas à s'en faire. Un peu au dessus, un gros mâle observe la scène distraitement et retourne rapidement à sa dégustation de pelouses. De nouveau, je me pose et regarde vivre ce beau trio. Malheureusement l'heure tourne et il ne faudrait pas que je loupe le car du retour. Un peu plus loin, je croise une marmotte grasse et peu farouche, prenant le soleil qui fait des tâches de lumière dans le vallon. La remontée à l'Aulp du Seuil est vite avalée et j'y croise mes premiers humains de la journée, une paire de retraitées bavardes et enjouées. De l'autre côté, les falaises magnifiques du cirque jouent à cache-cache avec les brumes et dans la forêt, dans la lumière dorée, on a parfois le sentiment d'être dans un tableau de Klimt. J'arrive au col de Marcieu avec juste le temps qu'il faut pour siroter une bière à la Renardière en attendant le car.
    Quelle bonne journée !.

  • Bonjour Christian,

    merci pour ce CR, il évoque en moi de très bons souvenirs montagnards, ayant particulièrement apprécié cet itinéraire. Dommage que tu n'aies pas poussé jusqu'à la Tête de Miéjour, la vue surplombante sur Maljasset étant vraiment magnifique et la descente sur le vallon de Teste pas si raide que ça...

    Bonnes randos !.



  • J'ai reçu un mail à propos de l'identification de ce rapace pris en photo voilà huit ans dans le vallon de la Petite Vaudaine :


    Non, ce n'est pas une buse, c'est un rapace plus rare !
    C'est un circaète Jean-le-Blanc.

    C'est un rapace magnifique qui mange des serpents, surtout des couleuvres.
    Il est très blanc, a la tête plus sombre. Il est capable de faire du sur-place en restant immobile pour observer et repérer ses proies.

    un lien sur sa fiche sur oiseaux.net :
    http://www.oiseaux.net/oiseaux/circaete.jean-le-blanc.html

    @+, et bravo pour la photo !

    Catherine.
    (catherine sur C2C).

  • Effectivement, peu de chance de trouver de la cargneule autochtone de ce côté ci de la vallée. On en trouve cependant en face, du côté de Chamrousse et le transport de matière par glacier est un phénomène pas très rare. On peut ainsi, par exemple, trouver des petits blocs de granit au dessus du Touvet..



  • La mezzanine de cette très jolie petite cabane n'est en l'état plus franchement utilisable. De nombreux insectes de tout genre y ont élu domicile (mention spécial pour ces rangées de cocon peu ragoutant tapissant le toit) et le plancher est passablement vermoulu. Le rez-de-chaussée et quant à lui parfaitement propre. On peut à la limite y dormir sur le sol à deux ou trois en cas de besoin.
    A noter également qu'un sentier a été ouvert pour rejoindre le Col coté 2062m qui sépare la Petite Montagne de Roche Frette. Il reste cependant plutôt paumatoire aux alentours de la cabane tant la végétation est exubérante dans ce magnifique petit coin de paradis sauvage..

  • Salut,

    content que tu aies réussi à trouver le filon icon_wink.gif.

  • Merci Véronique pour ces photos de la lointaine Ubaye. Elles ravivent en moi des souvenirs merveilleux et cela fait du bien.
    Amicalement,
    Greg.



  • C'était donc pour ça que la lune nous paraissait si grosse samedi soir : le 23 juin, la lune était à sa périgée la plus courte de l'année !

    voir :
    http://www.astrosurf.com/grandourse/apo_peri.pdf.

  • Ça a l'air d'être ça, merci !.

  • Merci de votre aide ! icon_cool.gif.

  • Bien vu icon_cool.gif

    Merci !.

  • A noter la présence de tétra-lyre sur ce circuit ! Vu un mâle ce midi, entre le Coup de Sabre et la bifurcation vers les ruines de la ferme Froussard..



  • Ce sont les célébrissimes pointes Centrale et Ouest de Jasse Bralard !.

  • Les enfants (7 et 10 ans) ont à peine été réveillés par les événements. Ils ont vite replongé dans un profond sommeil. Quelle insouciance alors que la terrible Bête des Cerces rodait alentours icon_lol.gif.

  • Mes souvenirs sont vagues mais il me semble que la dite vire était quasiment à la base de l’éperon, plutôt confortable, assez courte et que je n'ai presque pas eu besoin de poser les mains. Ta variante doit être un poil plus alpine et certainement tout aussi intéressante. Ça me donne envie de retourner dans le coin !.

  • Merci pour les infos ! On y est allé ce week-end et le chalet était... ouvert ! Ouf icon_lol.gif ! Douceur de vivre pour petits et grands à la clé.... Une super cabane grand confort avec cuisinière à bois, et même un peu de lumière fournie par un panneau solaire. On peut y dormir à 5 sans soucis. La vue depuis le chalet est grandiose. A noter que la fontaine ne coulait plus et qu'il faut compter une bonne demi-heure pour trouver de l'eau.



    .

  • Retourne pas le couteau dans la plaie icon_cry.gif Et puis maintenant ces trombes d'eau pour le week end... grrrrr... Allez on va dire que ce n'est que partie remise icon_cool.gif.

  • Cool du soleil et de la verdure icon_biggrin.gif Effectivement, ici tout est blanc, mais on va pas s'en plaindre icon_wink.gif.



  • Ça a l'air d'être un beau vautour fauve !.

  • Du Col de Sarvatan, on peut gravir facilement le Rocher de Sarvatan (R2+). Du sommet, belles vues sur les à-pics de la Louche Percée ainsi que sur la crête courant jusqu'au Grand Mas et beau panorama vers Belledonne, L'Etendard, les Aiguilles d'Arves, la Meije etc....

  • Pour illustrer ce post orphelin icon_lol.gif

    .

  • H



    C'est vrai que la forêt sur ce sentier est magnifique. Hêtres majestueux, parterre de feuilles dorées, probablement une des plus belles de ce versant de Chartreuse !.

  • Oh oui il a fait froid aujourd'hui : -6°C à Chamrousse, -12°C à 3000m... Brrrr... icon_lol.gif.

  • M

    Pour l'ambiance, je te conseille le Râteau des Rousses, en rive droite du Vallon du Ferrand. On a fait ça avec 7-Laux la semaine dernière et cette balade est un vrai bonheur. Gros et beaux glaciers, cimes imposantes, seuls au monde. Seule contrainte, cela demande de savoir s'orienter un minimum : la moitié de la rando se fait hors trace dans un relief pas forcement évident... Bonne balade !.

  • Ca réveille des souvenirs...Une nuit mémorable avec des montagnards basques au refuge Russell... Le but au Pic de Cestrède pour cause de purée de poix... L'interminable capharnaüm du ravin du Lac Noir avec une visibilité à 5m... Et la délivrance du Lac d'Antarrouye, quelques mètres sous le coton... C'était il y a presque 20 ans ! Le temps passe... icon_wink.gif.

  • Et voilà le sommaire du "50 sommets sans corde" dans le Mercantour et le Haut-Verdon icon_smile.gif





    A+

    Greg.

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