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Monts et plaine du Forez | Les Cornes d'Urfé (953 m) et les gorges de Corbillon en boucle depuis les Salles



Les Cornes d'Urfé

+ de photos...
 
Par Geoffroy Rémi

Altitude de depart  675m Orientation  Ouest
Denivele  600m Temps de montee  2h
Waypoint  E:3.856106, N:45.865043
Temps de descente  4h

Difficulte  R2
 
Pentes raides et passages glissants dans les très étroites Gorges de Corbillon (il y a parfois beaucoup d'eau, la prudence est alors de mise). Attention, le circuit des Gorges, récent, n'est pas (encore?) tracé sur IGN.
Orientation parfois un peu complexe, même dans les portions balisées (surbalisage déroutant).

balisage  
Marques jaunes/blanches de Champolly aux Cornes d'Urfé, puis jusqu'à Corbillon. Parfois 4 m.j.b. différentes se superposent, on s'y perd ! Suivre en principe les m.j.b. n° 5. Gorges très bien aménagées.
Prcautions  Carte et boussole (ou GPS) conseillés. Chaussures montantes étanches (voire bottes !) pour l'exploration des gorges et des cascades de Corbillon.

Itinraire possible avec des enfants.

Carte  Carte IGN TOP 25 2731 E St-Martin-la-Sauveté
Ville de dpart  Les Salles (42440)
Accs routier  A 89 de Lyon ou de Clermont, A 72 puis A 89 de Saint-Etienne. Prendre la sortie 31 Noirétable/ St-Just-en-Chevalet. Entrer presque aussitôt dans Les Salles. Tourner à droite et se garer sur le parking de l'église.

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Ou comment découvrir au mieux le beau "Pays d’Urfé", berceau de la famille des seigneurs d’Urfé. Cette terre de montagnes vallonnée au riche patrimoine entre Monts du Forez (au S) et Bois Noirs et Monts de la Madeleine (au N) fait encore partie du Forez historique. Plutôt que de partir de Champoly comme les topos existants, j’ai préféré fixer le départ aux Salles : c’est plus long mais ça permet de mieux s’imprégner des particularités propres à cette région, ses activités montagnardes, son habitat, son architecture, ses paysages, ses vastes tourbières, ses innombrables croix en pierre taillée ou en fer forgé, etc., avant de se hisser jusqu’à l’imposant château d’Urfé édifié du 12e au 15e siècle (largement ruiné mais bien conservé, entretenu et réaménagé chaque été par une association de bénévoles), puis de plonger enfin dans les sauvages gorges et cascades de Corbillon (ces cascades du ruisseau des Salles forment ce qu'on appelle le "Gour Dodu").

De la vieille église des Salles (12e s., à voir malgré une façade rébarbative), revenir en arrière, repasser le pont, prendre en face la direction du Stade (NW), passer devant le cimetière puis au Stop, traverser à droite la D53 pour tourner à droite (circuit VTT), puis aussitôt à gauche (E, rue du Battoir). Continuer tout droit sur cette ancienne voie romaine, qui après le stade se transforme en chemin de terre à travers pâturages. Après un vieux pont, il oblique à droite (SE, ruines des Meaudres à gauche). On arrive ainsi au domaine de la Plagnette (ferme, chevaux, étang, et surtout belle et immense tourbière). On tourne à gauche avant la ferme et on poursuit (NE) sur le chemin qui passe au milieu de la tourbière. Quand il vire à droite, continuer en face sur un chemin herbeux montant, en lisière du bois (toujours NE et balisé VTT, vues à gauche sur Cervières et le Vimont). Ne pas redescendre à gauche, mais continuer à monter jusque vers 730 m (croix), avant de redescendre (NE) sur Champoly bien visible.

Traverser ensuite tout Champoly d’W en E, passer le cimetière à droite, puis au carrefour continuer en face (montée, dir. "La Garde, le Bost", puis panneau "Château d’Urfé"). Traverser La Garde (770m) puis vers 860m, quitter le chemin de terre pour prendre à droite le sentier montant en sous-bois. On finit par déboucher au château dit "Les Cornes d’Urfé" (936m) – qu’il ne faut pas confondre avec le château Renaissance (intact, lui) de la Bâtie d’Urfé, sis dans la plaine du Forez, et qui fut rendu célèbre par le roman "L’Astrée" d’Honoré d’Urfé (1610). On se promène librement toute l’année dans les ruines du château, et il faut bien sûr monter au sommet du donjon (953m), d’où le panorama à 360° est extraordinaire sur toute la région (par temps très clair, on distingue même les Ecrins voire le Mont Blanc), et explicité par 10 superbes tables d’orientation disposées tout autour ! Pour plus d’infos, voir ici .
De surcroit, sous le château, côté est, il y a un très bel arboretum (annoncé par un petit panneau en bois). A visiter, surtout en saison favorable, même s'il demanderait à être rafraichi (appel pressant aux auteurs de cette belle initiative !).

Redescendre ensuite à la croix de pierre, tourner à gauche (NW) sur la route, et à la grande bâtisse s’engager en épingle à droite sur le chemin de terre (m.j.b.) qui descend en lacets (SE puis NE). A un croisement, continuer en face puis vers 875m, virer à droite (SE, puis S). Lorsque ce chemin débouche sur une large piste couleur ocre, la prendre à droite (SE), et la suivre jusqu’au hameau de la Chassagne (825m). Continuer toujours plein S sur la piste ocre (ignorer la route à gauche). A l’embranchement suivant (855), tourner à gauche (S, belle vue sur Pierre-sur-Haute en face). Au carrefour peu après (croix, 845), tourner à droite (NW puis SW). On débouche sur la route de Champoly ; la suivre à gauche, mais la quitter peu après dans le virage vers la droite (816m, croix). Là, prendre le chemin descendant en face (W, panneau "Chasse de Sabonnière", puis S) (ne pas prendre celui qui part à gauche (S) vers Sabonnière). Le suivre vers le S jusqu’au hameau d’Urval (702m). Traverser Urval toujours plein S, et quitter la route de Champoly avant qu’elle vire à gauche : prendre le chemin herbeux qui descend vers le S à gauche de la route. A la petite croix métallique, prendre à droite (W), puis à l’embranchement suivant, le chemin qui descend à gauche (NW) dans le bois. Il débouche sur la D44, qu’on traverse, pour continuer la descente (le chemin va virer franchement à gauche, S) jusqu’au ruisseau tout en bas (pont, 550m, beau fond de vallée verdoyant). Continuer dans la même direction et rejoindre la piste vers le minuscule hameau de Corbillon, qu’on atteint en prenant de préférence à droite le petit sentier herbeux qui s’insinue entre deux blocs rocheux.

Après la première maison (en pisé), continuer sur la droite (panneau "Gorges de Corbillon"). Il n’est pas nécessaire de descendre jusqu’au pont en bas sur le ruisseau des Salles : suivre le sentier à droite (panneau "Cascade"). Au panneau "Circuit bas / Circuit haut", choisir d’abord celui du bas, qui longe au plus près le lit du ruisseau rive gauche (+/- 540m) ; s’il y a beaucoup d’eau, certains passages peuvent être délicats voire impossibles à franchir, sauf si vous avez des cuissardes de pêcheur ! C’est sauvage et étroit, des mains courantes aident à la progression ici ou là (installées depuis peu apparemment, les cordes semblent toutes neuves). La 1ère cascade apparait. Un aller/retour est proposé, allez-y, c’est superbe ! Quand il devient quasi impossible de remonter la cascade, faites demi-tour. Mais il est possible de remonter au circuit haut sans revenir au panneau, il suffit de grimper droit dans la pente à droite (raide !), et vous voilà forcément sur le circuit haut. Remontez-le, il offre des vues splendides notamment sur la grande cascade "en toboggan". On peut alors soit redescendre vers Corbillon, qu’on retraverse, et prendre à la sortie, à gauche après la croix, le chemin qui remonte (NW) en lacets ; au premier embranchement (612m), le quitter et prendre à gauche le sentier qui part vers le S, puis oblique NW et garde cette direction jusqu’au hameau de Piolard. Soit (conseillé) continuer à remonter le flanc du vallon en suivant le fléchage "Suite du circuit" (récent lui aussi, piquets surmontés d’une flèche verte) : c’est raide là aussi, mais sans danger, vagues traces, mais le fléchage est impeccable. On arrive ainsi à la crête (680m), qu’on suit à gauche (NW, sentier, puis chemin herbeux). On débouche à Piolard (660m).

Il ne reste plus dès lors qu’à traverser ce hameau ; au carrefour on prend la route à droite (N), et après la dernière maison, le chemin à gauche (W). On franchit le ruisseau des Salles (ici beaucoup plus calme !) sur un pont (643m), et on remonte en face (NW>W). Au croisement (scierie à droite), continuer sur la route en face, jusqu’au hameau du Lac, qu’on traverse (658m, ferme fortifiée à droite). La route vers le NW mène au carrefour 655, qu’on avait pris à l’aller (on était remonté à droite vers Champoly). Suivre cette route à gauche, passer devant la ferme de la Plagnette, et au lieu de prendre à droite la voie romaine de l’aller jusqu’aux Salles (possible si vous êtes pressé), continuer tout droit (SW) jusqu’au carrefour 689, à proximité de la ferme fortifiée du Verdier, à gauche sur la D73. Là encore, une très belle et vaste tourbière vous attend. Celle-ci une fois admirée, revenez au carrefour 689 et prenez à droite de la D73 le chemin qui mène tout droit (NE) à la voie romaine de l’aller, d’où à gauche jusqu’aux Salles.





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Des Cornes aux Gours

Date de la sortie 11-03-2017 Horaire 2h Ajouter une photo.Ajouter une trace GPS
Auteur et participants à la sortie Geoffroy Rémi
Commentaires
Enfin une météo un peu printanière : j’en profite pour faire une rando à la journée, longuement préparée, au "pays d’Urfé". C’est à moins d’une heure de voiture de St-Etienne, mais ici, pour moi tout est encore à découvrir. Me voici donc à pied d’œuvre aux Salles, où je commence par faire mes dévotions (païennes…) à l’église du 12ème s., certes très remaniée, mais où flotte encore un air d’une lointaine époque médiévale… Commence ensuite mon immersion progressive dans une autre dimension, géographique celle-là, histoire de humer un peu l’air de ce nouveau "pays".

Les deux premières heures entre les Salles et les Cornes d’Urfé me dévoilent déjà les deux principales facettes de cette région, à savoir un vaste plateau aux pâturages humides, avec ses nombreux ruisseaux, ses ponts, ses étangs et ses tourbières (privées, hélas pour moi…), parsemé de hameaux et de fermes parfois fortifiées (voire de petits châteaux), et d’autre part les doux reliefs de ses monts boisés d’altitude modeste, où se nichent aussi un peu partout des fermes, des scieries et de petits hameaux aux maisons parfois en pisé. Et partout, partout… des croix ! Un peu partout aussi… des pêcheurs – j’apprendrai à mon retour que c’était aujourd’hui l’ouverture de la pêche !

Au château perché des Cornes d’Urfé, ruine magnifique (et sommet du jour), je suis toujours tout seul, j’en profite donc pour l’examiner sous toutes ses coutures. Ruiné, certes, mais il a de beaux restes, visiblement très bien entretenus, dans un espace bien aménagé (dommage, j’aurais bien pique-niqué sur les tables dressées là, mais il est encore trop tôt pour ça). Du sommet du donjon, la vue à 360° est impressionnante aujourd’hui (merci les 10 tables d’orientation !), on devine même plus qu’on ne les voit les Ecrins, mais le Mont Blanc reste invisible dans la brume - de même que les Monts du Forez, mais là c’est la faute des sapins qui ont trop poussé depuis 1993, date de la pose des tables… Tiens, v’la quelqu’un qui émerge de l’étroit et raide escalier de pierre, il vient lui aussi pour la première fois, mais semble un peu mal à l’aise et pas trop désireux de s’étendre sur son itinéraire du jour (je verrai en repartant qu’il était monté jusqu’ici en voiture, ceci expliquant sans doute cela !).

Ma deuxième étape du jour me fait replonger dans les mini-hameaux de montagne : Lafay (petite erreur vite rectifiée, hop on remonte sur la piste !), La Chassagne (merci à la charmante vieille dame qui me voyant plongé dans ma carte est venue spontanément à mon secours), Sabonnière (encore une sortie de piste imprévue : sans doute pressé par le temps après une heure passée aux Cornes d’Urfé plus une pause-déjeuner de 20 mn après la Chassagne, je n’ai plus consulté ma carte ni l’agaçant surbalisage !), Urval, Corbillon enfin, minuscule bout du monde au fond d’un vallon perdu. Un chien m’accueille en aboyant, mais c’était pour se faire caresser ! Et là commence mon régal du jour, l’exploration des étroites et sauvages gorges de Corbillon, ce "Gour Dodu" que je découvre avec gourmandise, d’autant qu’aujourd’hui il y a énormément d’eau. Quel spectacle magnifique, je commence par le circuit bas (après la cabane en pierre), mais ne peux accéder tout-à-fait au pied de la première cascade (trop d’eau) et sa marmite (le "gour"), où sont pourtant plantés deux pêcheurs (ils ont de l’eau jusqu’aux genoux mais sont équipés en conséquence). Dans mes allers-retours je croiserai l’un d’eux, qui m’avoue qu’aujourd’hui ça ne mord pas trop ("Trop d’eau" ? lui dis-je ; ben oui, c’est bien ça !). Je rejoins ensuite (droit dans la pente) le circuit haut : de là le toboggan de la seconde cascade m’apparaît dans toute sa majesté. Chemin faisant je distingue dans les feuilles mortes, en pleine pente, deux petites masses rouge vif qui me semblent après examen être d'étranges champignons (jamais vu !), puis peu après les deux seules fleurs vues de la journée, bicolores (roses et bleues) : là encore, mystère…

Ensuite, j’hésite un moment à retourner à Corbillon, mais l’attrait de l’inconnu l’emporte, et je m’en remets au fléchage vert ("suite circuit"), sûrement tout récent car je ne l’ai vu mentionné nulle part. J’ignore où il mène, ce qui m’excite encore plus ! Ce qui est sûr c’est qu’il grimpe raide vers la crête, et en effet une fois là-haut, le fléchage s’interrompt, mais une trace suit la crête, que je choisis d’emprunter vers la gauche. Un coup d’œil sur mon altimètre et ma boussole me rassure : N, puis NW, ça me va. Puis soudain, un village : quid ? J’explore, pas un chat, pas un bruit, toutes les rues sont désertes, c'est quoi ce bled ? Impressionnant ! De guerre lasse, je finis par penser que ça pourrait être Pioalard. En effet, c’est bien ça, c’est parfait ! Soulagé, il ne me reste donc plus qu’à filer vers l’W à la sortie N du village, et rejoindre ainsi mon itinéraire de l’aller après Le Lac (où je retrouve encore des pêcheurs qui plient bagage) et sa ferme fortifiée, puis la Plagnette. Là, juste un dernier détour au S vers le Verdier (nouvelle ferme fortifiée, avec même un château derrière (Chapt), et surtout nouvelle très vaste tourbière), et hop je remonte au N vers la voie romaine de l’aller, qui mène en quelques minutes à mon parking des Salles. Journée bien remplie, un nouveau "pays" découvert, c’est pas tous les jours... Il faudra que j’approfondisse ma trouvaille, avec un autre circuit, et à une autre saison (plus fleurie ?!), je verrai ça un peu plus tard…

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  • Par Alain Bellon, le 23 Mar 2017 11h Rpondre  ce commentaire
  • Très intéressant. merci pour la découverte. Je vais y aller.
    Tes fleurs bicolores sont des pulmonaires.

    • Par anonynmous, le 23 Mar 2017 20h Rpondre  ce commentaire
    • Merci pour les pulmonaires !
      Et belle rando, donc, au Pays d'Urfé...

    ChampollyLes Cornes d'UrféLes Cornes d'Urfé
    Du haut du donjonDu haut du donjonEntrée du hameau de Corbillon
    Début des gorges de CorbillonQue d'eau...les choses se compliquent...
    Les deux pêcheurs dans le Gour DoduLes pêcheurs vus du circuit hautLe Gour Dodu, suite
    Pézizes écarlatesMa seule fleur du jourEchappatoire


     

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