bivouak et orages

ben
19-09-2006 00:55:23

Ca y est Magalie, tu vas pouvoir nous faire un article. (Vas jeter un coup d'oeil sur la page "Ajouter un article") Enjoy! Benoit

ben
02-08-2006 21:38:07

C'est une très bonne idée ça Magali. Tu peux écrire un article que je publierais mais le mieux est que je te donne les moyens d'écrire un article en ligne. Luc me réclame ça depuis un bout de temps, mais va falloir que je trouve un peu de temps pour ca. Bye. Benoit


Magali ANDRE
02-08-2006 09:08:09

luc
Magali, y'a plus qu'à faire une compil de tout ça et faire un joli article agrémenté de photos, non? :wink:
ben en fait je me disais que ce serait bien si bivouak employait un secrétaire ou un rédacteur pour faire des synthèses de chaque sujet ! tu en penses quoi ?? :wink: si j'ai du temps, ça sera avec plaisir, mais le temps c'est un truc qui s'envole très vite... pis pour les photos, il faudrai trouver des volontaires qui fassent des expériences sous orages !! :wink:


scal
02-08-2006 00:19:39

do
cette onde de choc (qui doit être celle à l'origine du bruit) peut elle vraiment envoyer valdinguer qq'un? jusqu'à combien de mettre du point d'impact est elle dangereuse ?
ça doit bien pulser parfois... voici le témoignage de J.X.Chirossel dans son livre sur Glandasse ; ils font des mesures pour IGN sur le Bec Pointu au sud d'Ambel, où la foudre a déjà pulvérisé la balise géodésique plusieurs fois : "... lorsqu'un éclair et foudre tombent sur la Tête de la Dame, sommet plus haut que le nôtre et à 2 km de là, au nord. Puis le tonnerre roule de tous les bords. Pas de pluie, c'est un orage sec, et très électrique ; et tout à coup, c'est "le fracas" sur nous... et sans abeilles cette fois... Je me retrouve seul, étendu sur le dos, à dix mètres sur la pente en dessous du sommet... arrêté dans un petit buisson, complétement sourd et encore aveuglé de lumière. Il en est de même pour Joseph qui lui se trouve assis, transporté avec le théodolite qu'il avait sur le dos, mais à quinze mètres en-dessous du sommet et sur une pente opposée à la mienne. Quant à Robert...invisible... " manifestement ça décolle :o


ben
01-08-2006 22:13:54

Le bruit que fait l'orage est vraiment énorme. Je me souviens que la foudre était tombé à côté de nous (à 30m) et la plupart des personnes se sont retrouvés à terre tellement le bruit est saisissant. Par contre, concernant l'onde de choc rien à signaler, c'est plutôt la surprise de l'effet sonore et visuel. Notre expérience n'était pas en montagne, j'imagine que cela aurait été bcp plus impressionnant. Je pense donc qu'il est raisonanble de s'encorder... Benoit


calcite38
01-08-2006 22:05:37

Bonsoir, A mon avis évite les périodes d'orage car en montagne, renseigne toi avec la météo montagne car des fois ça ne pardonne pas. Moi je ne joue pas avec ces fénomènes. Je suis dans le secours en montagne et bien placé pour le savoir. Cordialement Denis . :wink:


montagne-a-vaches
01-08-2006 10:12:51

Une petite question complémentaire : je me souviens qu'un guide m'avait fait me vacher sur une arête parce que plus que le fait d'être grillé il craignait que l'éventuelle onde de choc nous projette dans le vide... d'où la question, cette onde de choc (qui doit être celle à l'origine du bruit) peut elle vraiment envoyer valdinguer qq'un? jusqu'à combien de mettre du point d'impact est elle dangereuse ?


Luc
01-08-2006 10:02:27

Magali, y'a plus qu'à faire une compil de tout ça et faire un joli article agrémenté de photos, non? :wink:


Magali ANDRE
01-08-2006 08:24:03

merci à tous pour vos réponses au moins je saurai mieux comment réagir la prochaine fois et comment choisir l'emplacement du bivouak si la nuit s'annonce orageuse même si ça ne garanti rien puisque la foudre reste un phénomène aléatoire :roll: bons bivouaks Magali


anonynmous
31-07-2006 22:53:22

Mais le " tonnerre de Brest ", c'est aussi, pour beaucoup, le coup de canon qui annonçait l'évasion d'un bagnard et donnait le signal d'une chasse à l'homme.


anonynmous
31-07-2006 22:52:14

Réponse concernant le tonnerre de Brest : D'aucuns parlent du coup de canon, chargé à blanc, qui résonnait chaque jour à 7 heures et à 19 heures, réglant, pendant trois siècles, la vie des Brestois. La cité vivait au rythme de l'arsenal et du port militaire Concernant les orages : Soyons honnete, les phénomènes orageux et avec eux les éclairs sont des éléments soumis à un fort facteur aléatoire, ce ne sont pas les goutes de pluie qui vous mouillent qui vont augmenter votre conductivité de façon sensible. Il faut donc eviter de vous herisser de tiges métaliques et surtout vous rappeler que dans 90% des cas, si vous êtes frappé par un éclair, vous serez électrocuté, grillé, vos timpans seront explosés et vous aurez probablement une grosse peur du même coup :-). Pour en revenir aux élements précedents, éviter à tout prix de vous allonger, la propagation de l'éléctricité dans le sol se faisant selon une loi exponentielle, la différence de potentiel entre le haut et le bas du corps pourrait vous faire griller même dans le cas d'un impact d'éclair non direct. Bonnes randonnées à tous quand même


anonynmous
31-07-2006 22:19:32

Une petite pause... Tonnerre de Brest! Savez d'où vient cette expresion du Captain'Haddock?


anonynmous
31-07-2006 21:46:33

salut, c'est très intéressant... en fait ce que je comprends des deux liens cités plus haut c'est que non seulement il faut éviter d'être foudroyé, mais qu'en plus il faut éviter de se prendre un coup de bourre par le sol car le courant de l'éclair y circule en surface. donc en fait il faut s'isoler du sol aussi. j'aurai appris quelque chose! en souhaitant que ce la n'ait jamais à servir dans la pratique... @+


anonynmous
31-07-2006 20:53:58


Citation:En montagne 13- Les alpinistes se trouvent souvent sur des sommets ou des arêtes, particulièrement exposés aux foudroiements. La première précaution évidente que doit prendre un alpiniste est donc de s'éloigner des pointes et des arêtes dès les premiers signes avant-coureurs d'un orage: lorsqu'il entend le bourdonnement ou le bruit d'abeilles caractéristiques de "l'effet de couronne", le champ électrique ambiant est déjà intense, et il faut de toute urgence quitter les crêtes. 14- La meilleure façon de se protéger contre un coup direct est de se réfugier sous un ressaut: celui-ci doit dominer d'au moins cinq à dix fois le hauteur du sujet. 15- Même à l'abri du coup direct, il faut prendre en compte les divers risques de foudroiement indirect par tensions de pas ou tension de toucher. A 15 mètres sous un pic, ces tensions sont dangereuses, et il faut descendre à au moins cinquante mètres pour que le risque soit suffisamment réduit. Une précaution évidente est toutefois de ne jamais se plaquer contre une paroi, afin de ne pas s'exposer à des différences de potentiel, notamment en présence de failles humides. S'en tenir éloigné d'au moins 1,5 mètres. 16- Il peut également être dangereux de s'abriter dans une petite anfractuosité ou une petite grotte: en restant debout près de l'entrée, on risque de provoquer l'amorçage d'un arc électrique entre le plafond et la tête, et en s'appuyant au fond, on risque d'être traversé par un courant dérivé. Se tenir accroupi le plus loin possible du plafond, des parois et du fond. 17- Une commotion électrique même légère, et qui ne laisserait aucune trace en d'autres circonstances, peut, par surprise ou par perte momentanée du contrôle musculaire, faire lâcher prise et entraîner une chute grave. Ces accidents secondaires sont fréquents. Il y a donc lieu de tenir compte de ce risque lorsque l'alpiniste s'installe pour attendre la fin de l'orage. :arrow: http://www.apfoudre.com/20recom.htm#montagne


Greg_
31-07-2006 20:45:27

Un bon lien valant mieux que de longs discours :wink: voilà ce qu'en disent des professionnels de la montagne : http://www.ohm-chamonix.com/print.php?id=36&info=&activite=§eur=&req=&course=&liste=&ling=Fr et sur le sac, je n'ai pas dit debout mais recroquevillé... Pour la tente, je ne sais pas... Je passe la main :roll: Greg


anonynmous
31-07-2006 20:21:53

D'acc avec Denis...


anonynmous
31-07-2006 19:08:55

Faut vous mettre d'accord les gars car le sujet est suffisamment important pour avoir des infos d'une fiabilité sans faille. :wink: Malheureusement je ne les ai pas et comme Magali, je me pose la question si la tente (une modeste 2 places) protège de la foudre ou non ?


anonynmous
31-07-2006 17:52:31

salut, ce que tu me dis m'etonne car le fait d'être mouillé ne change pas grand chose. l'éclair se forme là ou la différence de potentielle est suffisante pour vaincre la rigidité diélectrique du milieu. l'éclair fait par ex 100m de long donc je ne pense pas que la différence de conductivité électrique entre ton corps sec et ton corps mouillé y fasse une vraie différence? par contre si tu montes debout sur ton sac ne fais-tu pas une pointe? si tu peux m'en dire plus ca m'interesse... par contre dans la maison de mes grands-parents, en pierre, il y avait un trou dans le mur rebouché par une bille de bois, c'est là que la foudre était tombée, ca avait fait un trou. eh bien c'est le flanc du mur qui a prisà environ 1m50 sous le faîte, sous l'auvent de l'avancée du toit, bref, à un endroit où on aurait jamais cru que la foudre puisse tomber. et pourtant, la bille de bois atteste encore aujourd'hui de l'histoire...tout ceci n'est pas une science exacte... @+


Greg_
31-07-2006 15:31:47

antoine
chercher à s'abriter sous un surplomb rocheux solide est la meilleure solution
Non, surtout pas. L'eau qui ruisselle sur la paroi conduit parfaitement le courant éléctrique. D'une manière générale, eviter les contacts avec la roche ou tout ce qui ruisselle.
antoine
couché à plat par terre, le sac à dos à une vingtaine de mètres
Non plus, toujours pour les même raisons. Il vaut mieux grimper sur son sac, et se recroqueviller dessus et ainsi se protéger des courants electriques se propageant dans le sol.


anonynmous
31-07-2006 14:02:09

Salut, en ce qui concerne la foudre, les précautions à prendre sont les suivantes : - regarder la météo avant de partir et rester prudent (oui on sait mais ca fait pas de mal de le rappeler : vaut mieux faire demi-tour que de se faire choper par la tempête) - lorsque l'orage arrive : si on le voit ou l'entend venir, on peut chercher à mesurer son approche en comptant le temps entre l'éclair et le tonnerre : 3sec correspondent à 1km ; lorsque l'orage n'est plus qu'à 1km et que son arrivée est inéluctable, ne pas chercher à courir ni à se sauver, on ne peut que se casser la gueule ; il vaut mieux dépenser les deux minutes de répit avant que ca tombe pour chercher à proximité un endroit adapté pour s'arrêter. - en cas d'orage : chercher à s'abriter sous un surplomb rocheux solide est la meilleure solution ; si on se fait prendre en terrain découvert, le mieux est de chercher un point bas et de ne pas présenter de "pointes" vers le haut : pas de batons plantés vers le haut, pas de tente, etc. ; quand on est au coeur de l'orage sur une crête ou un alpage, il faut tenter de se mettre en contrebas de l'arête ou des bosses, couché à plat par terre, le sac à dos à une vingtaine de mètres ; on peut s'emballer dans un poncho plastique pour rester au sec mais pas de couverture de survie ; lorsque l'orage s'éloigne ne pas hésiter à se remettre en route sous la pluie pour trouver un endroit plus sûr. en forêt, ne pas rester au pied d'un arbre, d'un poteau, ou de tout ce qui peut attirer la foudre. - lorsque ca bourdonne, c'est que la foudre va tomber (l'oreille perçoit un bourdonnement dû à l'ionisation du canal d'air préalable à la décharge); on dispose en général de 5 à 30 secondes pour se déplacer en vitesse de quelques dizaines de mètres. En tout état de cause, pas de panique, inutile de courir, monter un bivouac n'est pas utile (sauf au cas où l'on risque d'être pris par la nuit) car ca empêche de bouger et en plus la grêle ruine les tentes. En tout état de cause, on peut tenter de rester un minimum sec car une fois trempé jusqu'aux os l'hypothermie guette pour peu que l'on doive rester comme ca quelques heures. Pour ma part je me suis fait prendre deux fois : une fois en haute montagne, je n'ai pas vu venir l'orage car on etait dans la brume. on aurait du tourner bride en entendant l'orage venir, mais les autres membres du groupe ont dit "ouais on connait le coin, ça craint rien etc etc" résultat on s'est fait prendre par la grêle et on est restés coincés toute la nuit, abrités au pied d'une paroi sous un auvent tendu avec deux ponchos et une ficelle. on a eu froid malgré le réchaud, mais on a passé la nuit. ca aurait pu très mal finir, stupidement. la deuxième fois, tout seul sur une crète, la météo disait beau temps, j'ai fait confiance, quand ca s'est assombri je me suis dit c'est rien la météo disait beau temps, je continue, une demi-heure plus tard j'etais à plat ventre sur la pente à 2m en contrebas de la crète, et ca a claqué de tous les côtés pendant plus d'une heure. je suis redescendu trempé et depuis je fais plus confiance à la météo. Moralité : si j'avais été un peu plus prudent je me serais jamais fait prendre. En tout cas quand on se fait avoir c'est le sang-froid et la présence d'esprit qui feront la différence. @+


montagne-a-vaches
27-07-2006 08:20:48

Juste une parenthèse :
Citation: le risque est plus marqué sur les pointes. C'est vrai mais les arcs sont pas mal non plus ! Nos amis les vaches sont victimes de ce phénomène : les arcs formés par leurs pattes font qu'elles sont foudroyées plus facilement...


anonynmous
26-07-2006 19:59:55

Bonjour, Je n'ai pas d'immenses compétences mais je vais essayer d'apporter ma pierre à l'édifice puisque ton aventure m'est arrivée il y a peu. Faisant à la tombée de la nuit (départ 18h30), le tour col de l'arc - col vert par le cornafion, nous avons été pris juste avant le col vert au niveau du passage sur l'arete par un orage dantesque. Nous avons mis 20 minutes pour rejoindre la cabane des clots sous les éclairs. Pour te répondre, je pense que les tentes igloo ne présente pas de risque au niveau des orages. D'après les lois de l'éléctricité, le risque est plus marqué sur les pointes. Le véritable problème, c'est qu'un éclair tombe de façon aléatoire, certes, si tu hérisses ton sac de piolets et autres antennes tv, tu augmentes le risque mais le danger est surtout présent sur les plateaux où tu représentes la seule chose qui sort du sol et sur les crêtes. Soyons honnete, pour le grêle, rien ne peut t'aider. De plus, concernant tes affaires qui pourrait conduire l'éléctricité, si elles sont dans ton sac, elles n'augmenteront pas le risque. Cette dernière affirmation n'engage que moi mais je pense que rien ne vaut la tente en cas d'orage (en l'absence de batiment pour se réfugier), je ne conseille pas d'en sortir. Ta tente pourra toujours te proteger (peut-être un effet cage de faraday et surtout une forme arrondie comparée à la forme pointue d'un être humain debout). Voilou A+


Magali ANDRE
26-07-2006 14:48:59

Salut à tous Avec l’été, la montagne se fait plus douce, les bivouaks exigent moins de matériel, les sacs à dos sont donc moins lourds, les lacs de montagnes deviennent « baignables », les nuits ne sont plus glaciales et interminables…bref le rêve !!! Et non, car à l’horizon pointent souvent d’impressionnants cumulonimbus ! En trois ans de bivouak pourtant assez intensifs, jamais encore je n’ais été directement confrontée à un orage (juste quelques grondements au loin), et ce n’est que lundi passé, en bivouak au col du bonhomme que les grondements sont devenus claquements, et que la pluie s’est transformée en grêle !!!, et nous étions pourtant encore assez loin du cœur de l’orage, nous n’avions pas encore planté la tente, et il y a un abri au col, bref, rien de catastrophique, juste de quoi impressionner un peu et se poser des questions : Du coup, je cherche des témoignages de randonneurs ayant vu « le feu » de près, ayant eut leur tente détruite par la grêle ou autres scénarios catastrophes !, et j’ai quelques questions aux plus expérimentés : Si un orage menace le soir, que faut-il faire des bâtons, popottes, bonbonnes de gaz, réchaud et autres objets conducteurs ? Les isoler du sol en les mettant dans le sac à dos par terre suffit-il ? ou faut-il les stocker à distance de la tente, et quelle distance : est-ce que 50 m suffisent ? Si l’orage survient pendant la nuit, faut-il rester dans la tente ? (arceaux conducteurs et en hauteur donc présence d’une différence de potentiel favorable à une décharge), ou faut-il mieux sortir ce coucher au sol à distance raisonnable des arceaux quitte à se faire tremper ? À partir de quel moment faut-il tout abandonner et courir dans la vallée ? Est-ce déjà trop tard pour faire quoi que ce soit lorsqu’on « entend les abeilles », et que les cheveux deviennent électriques ? :( Merci d’avance et bon bivouak ! Magali


 

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