Mont Margériaz par le col des Vernes depuis
la Fougère de Thorméroz

Mont Margériaz par le col des Vernes depuis
la Fougère de Thorméroz

  • Altitude départ : 715
  • Altitude sommet : 1845
  • Dénivelé : 1100
  • Temps de montée : 2h30
  • Temps de descente : 15 mn de vol
  • Orientation : Sud
  • Balisage : Rien au début, et puis jaune et vert jusqu'au col
  • Itinéraire :
    • en boucle

Itinéraire

En remontant le hameau de la Fougère, il y a une grande courbe à gauche, juste après celle ci prendre un chemin horizontal et 100 plus loin prendre à gauche un chemin descendant. Il rejoint un fond de vallon, traverse un ruisseau et attaque raide en face, et puis il prend une croupe boisée plein Est. Passer par la maison des Teppes (drapeaux à prière tibétains) et tirer à gauche puis à droite en fond de vallon pour rejoindre les Chavonnes.

Au Chavonnes ça redevient plus simple, le sentier est balisé, il opère une immense traversée ascendante, une série de lacets, une autre traversée toujours vers le nord et fini par franchir la muraille dans son point faible. Le col des Vernes 1517m. Là, descendre quelques dizaines de mètres avant de prendre à gauche un sentier qui monte à travers bois, On émerge vite de la forêt pour finir dans les pâturages.

La suite est simple, suivre les panneaux « danger falaise » à l'usage des skieurs. Plus sérieusement, le sentier longe la falaise à distance respectable du trou heureusement, rien de difficile.

Précautions

Attention Si le vent n'a pas une composante affirmée de secteur sud, le décollage est dangereux, voir impossible


Commentaires difficultés

Plusieurs options de décollages, les moins difficiles sont au début de l'arête, plutôt du coté du col des Vernes.
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Topo créé le :

Chambéry > St Jean d'Arvey >Thoiry > Thorméroz > La Fougère


Situation




Sortie du 18-05-2014

En s'eloignant du sommet

C'est bien jolis ces soirées entre amis et la randonée-parapente mais il devient de plus en plus difficile de conjuguer les deux activités. Pourtant une météo pareille demande impérativement une sortie, ce sera donc le Mont Margeriaz sur lequel je ne suis allé qu'une seule fois. J'ai pensé initialement aller à la Gallopaz, mais c'est vraiment un décollage de fin de journée. Le thermique du matin est là-bas une douce utopie, en revanche le Margeriaz, pourtant identique en exposition solaire, laisse toutefois plus de probabilités d'ascendances par la présence de cette falaise qui s'incurve au nord et offre un grand pan de falaise plein sud.

Encore une fois, je laisse la voiture à Fougères, c'est plus long mais c'est très joli et très sauvage. Dans un champ traversé, deux chevreuils jouent ensemble dans la lumière du matin. Au moment où je dégaine l'appareil photo, ils filent dans la forêt en quelques bonds gracieux. La montée par la suite s'avère toujours aussi raide. Le Col de la Verne se fait attendre. Bonne nouvelle cependant en arrivant dans l'échancrure, le vent vient de l'ouest et reste léger bien que glacial. Cette fois-ci j'emprunte le chemin qui coure le long de la grande falaise. Il faut beaucoup de volonté pour ne pas déplier sur tout ces décollages appétissants et parfaitement orientés, Autant hier il a fallu ruser pour trouver un décollage correct, autant aujourd'hui ils y en a de partout... Monter au sommet, ne pas se laisser tenter par ces pentes qui sont autant de sirènes attirantes. Par ailleurs, il n'y a pas grand monde, un couple sympathique en train de nettoyer la montagne, et puis un grand troupeau de chèvres. Le traverser est une expérience amusante, elles sont curieuses, et pas effarouchées par les pentes que nous coupons et qui sont juste au dessus d'une grande falaise.

La grande pente commence à s'incurver vers l'ouest mais le vent lui, reste heureusement parfaitement perpendiculaire à la falaise. Encore un petit effort et on y est. Ouf c'est qu'elle est longue cette crête. Comme de gros nuages se massent vers l'orient, j'opte pour étaler sans tarder, il est déjà onze heures et je dois rentrer. La brise conséquente facilite le gonflage d'une voile bien mal préparée. La mettre au dessus de la tête est une chose aisée, avancer vers le trou en est une autre plus coriace, il reste le moment magique où le vent vous soulève au dessus de tout. La fraîcheur de la brise fait pressentir un bon thermique, effectivement il est à l'aplomb de la grande proue qui plonge vers Chambéry. La montée est rapide et facile. Évoluer tout seul dans ce cirque grandiose a quelque chose d'impressionnant. Sans atteindre le sommet du thermique je joue avec les éléments qui sont encore bien hospitaliers.

Et puis il est temps de descendre, encore un peu de jeu sur les reliefs qui surplombent Thoremoz et c'est l'atterrissage tranquille dans le grand champ habituel. Une sortie bien plus plaisante qu'hier en ce qui concerne le vol. À la brutalité de Cantat, je préfère aujourd'hui une cantate de Bach, la 37 par exemple, transmise ce matin dans l'excellente émission de Benjamin François : Sacrée musique, juste avant que je n'entame la marche vers le sommet.

Photos de la sortie


  • Horaire : 2h30
  • Dénivelé : 1100 m
  • Altitude chaussage : 0 m
  • Altitude déchaussage : 0 m
  • Risque avalanche : 0/5

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