Les gorges de l\'Ebron par le lit du torrent


Les gorges de l\'Ebron par le lit du torrent

  • Altitude départ : 740
  • Altitude sommet : 500
  • Dénivelé : 240
  • Distance : 2 km
  • Temps de montée : 1
  • Temps de descente : 1h 30
  • Orientation : Sud
  • Balisage : Aucun
  • Itinéraire :
    • en boucle

Itinéraire

Depuis LAVARS, prendre en direction de l'ouest, par l'un ou l'autre des chemins paysans qui descendent dans les champs.

Arrivé au fond dudit chemin, vous êtes dans un champ (cultivé ou non suivant la saison). Aller au bord le plus bas de ce champ.

Chercher, dans les sous-bois voisins, une sente de bêtes qui, majoritairement, empruntera un éperon.
Cet éperon vous permettra de descendre jusqu'au lit du torrent : en droite ligne !

Retour par le cheminement inverse.

Précautions

Dans les champs : soyez précautionneux, et longez les bordures afin de ne pas endommager les cultures. S'il faut enjamber une clôture, faites le avec délicatesse... merci pour les propriétaires ! Dans les sous-bois : il y a beaucoup de buis, dont les troncs sont parfois très serrés : la densité de tels sous-bois est parfois un réel problème. La fin de la descente : elle finit par être raide, voire très raide. Parfois, un glissement de terrain a provoqué une marche qu'il faudra éviter, ne serait-ce qu'en prévision du retour. Dans le lit du torrent : les galets mouillés sont glissants, bien sûr. Prendre ses 2 bâtons de randonnée pour pouvoir maintenir son équilibre lors des traversées inévitables du cours d'eau.


Commentaires difficultés

La difficulté réside dans l'absence de chemin pour accéder au torrent. Dans le lit du torrent, la difficulté tient à ne pas tomber dans l'eau.
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Topo créé le :

Depuis Monestier-de-Clermont : par le D34; puis par la D34A jusqu'à Lavars


Situation




Sortie du 15-07-2016

Les gorges de l'Ebron

Cette fois-ci, il s'agissait de finir la préparation du chemin d'accès par Bouchaire. De cette descente, la plus haute des gorges, il me restait environ 100 mètres de longueur à définir et à dégager des branches, afin de permettre un cheminement correct et présentable.

De la précédente sortie, j'avais déjà fait tout le début, c'est à dire la partie au sommet de l'éperon : la partie facile quoi, car ici les bêtes ont tracé une sente bien visible, même si elle était masquée par les feuilles et les herbes de toutes sortes.
Repasser après la préparation du mois dernier, est vraiment agréable, et je me plais à peaufiner les détails, notamment les parties en hauteur, celles qui me gênent toujours autant...!

Me voilà dans la zone qui se raidit beaucoup, et franchement les bêtes n'hésitent jamais : droit vers le bas ! Heureusement les arbres sont nombreux, qui fournissent de bonnes prises de main.

A un certain moment, la trace devient diffuse. A croire que les bêtes ne savent plus où aller, et que chacune passe là où elle peut. Du coup, j'en suis moi aussi à pratiquer l'exercice, comme les deux fois précédentes, de me laisser filer vers le bas. Je sais que ce n'est pas la bonne solution, et qu'il faut aller à gauche rejoindre la coulée de marnes. Mais non : je me laisse glisser en bas...!
J'espère avoir la chance de trouver une solution heureuse, qui m'aurait échappée les autres jours. Ce que je trouve, quand même, c'est mon petit outil de jardinage, perdu dans la"bataille" du mois dernier, et qui était resté accroché à une branche basse. Au moins, n'aurais-je pas tout perdu aujourd'hui !

Finalement, à force de me laisser tomber, j'échoue sur le lit du torrent.
Une chose est sûre, ce ne sera pas mon tracé final, par là ! Beaucoup trop "junglesque" à mon goût. Bref, je suis en bas, et c'est déjà une bonne chose. Du moment que je sais par où remonter, au milieu de tout ce fouillis, il n'y a donc pas de problème. En attendant, je vais me restaurer car finalement, avec tous ces travaux de génie-civil, deux heures et demie ont passé, et la fringale commence à me tenir.

Assis sur la plage de galets, le quignon de pain dans la main droite et le jambon dans la main gauche, mes yeux rêvassent. Le bruit régulier du torrent, deux mètres devant moi, qui ronronne paisiblement, me fait la berceuse. Il ne fait pas si chaud que cela. Personne pour venir couper cette quiétude. C'est un bon moment, comme ces gorges de l'Ebron peuvent en offrir tout au long de leurs lacets.
Une fois le pain fini, je me lève, pour aller au sac chercher la suite.
A peine ai-je fait trois pas qu'un cri court, dans les aigus, m’interpelle. Qu'est-ce ???
Je me retourne.
Et à ce moment-là, juste au-dessus, à peut être une vingtaine de mètres, passe en flottant un gros rapace !
Bon sang ! Je ne l'avais pas vu, celui-là !

Je le suis du regard, lui qui file vers l'aval. Et là, quelle n'est pas ma surprise d'en voir une paire - de rapaces - de plus, qui va dans le sens inverse du premier, à un étage un peu plus haut dans les airs. Surpris, mais pas encore inquiet, je me mets en quête de fouiller le ciel, et de chercher si d'autres de ces beaux animaux, magnifiques en plein vol, d'une envergure d'au moins un mètre visiblement, pourraient être là aussi. De surprise en surprise, je finis par en compter dix ! Souvent par paire...jusque là-haut, très haut !
N'ayant pas encore compris le scénario en cours, je retourne au sac, et me mets en besogne de construire un petit cairn, pour signaler le départ du cheminement de montée. Ce travail me prend une dizaine de minutes, sous les feuillages des arbres qui bordent le lit.

Au bout de ce court moment, je retourne à découvert et, par curiosité, fouille à nouveau le ciel en quête des rapaces.
Disparus ! Tous !

C'est alors que le doute s'est insinué...
Et je me suis mis à penser que, lors de mon casse-croûte, immobile pendant un bon moment, j'ai peut-être constitué pour ces rapaces un objet........"d'intérêt". Et que, peut-être, ils ont voulu comprendre ce dont il s'agissait, et qu'ils se sont rapprochés, progressivement, au cas où cet objet puisse être finalement un vrai sujet pour eux !
De là à penser qu'ils auraient pu être intéressés par mon jambon, voire plus, il n'y a qu'un pas - que j'ai franchi en esprit sans hésitation !
Rétrospectivement, je me suis senti être passé à côté d'une drôle de situation - peut-être dangereuse...???
Bien content, en tous cas, de mettre levé au bon moment.

La remontée se fait suivant le cheminement utilisé dès la première fois.
Simplement, à mi-hauteur, et au lieu de continuer la montée dans les marnes, je reprends la trace trouvée le mois dernier. Mais cette fois-ci je reste plus sur une horizontale, plutôt que de monter en diagonale, et je tâche de rejoindre au plus facile l'éperon NO de Bouchaire. Ce que je fais, au bout du compte, par des passages tout à fait satisfaisants.
Voilà : la boucle est bouclée.
Reste la fin de montée, commode maintenant, après tous les travaux effectués.

Et je rejoins la voiture en à peine une demi-heure : tout est parfait !



Commentaires

ced
17-07-2016 07:58:35

Je suivrai ça avec intérêt !

François LANNES
16-07-2016 21:22:31

Bonsoir Ced, Je suis content que tu sois content ! :lol: Tu écris "Original". Oui, pour le récit peut-être. Mais pour les gorges de l'Ebron, çà l'est complètement. Depuis un an bientôt, je me régale à aller dans ce bout de monde - où je n'ai encore croisé personne en 11 sorties - découvrir des paysages parfois vraiment sublimes. Cela change des crêtes et vires, c'est sûr; mais c'est beau aussi. Et je ne te dis pas en automne, avec les feuillages colorés.... :shock: Je tâcherai de raconter d'autres moments, passés là au fond. .


ced
16-07-2016 19:57:11

Bonjour François, Merci pour ce compte rendu original (comme toujours) et ce récit sympathique : ça fait plaisir de relire un récit estampillé François Lannes !



  • Horaire : 6
  • Dénivelé : 240 m

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