Mont d\'Alambre et le Rechausseyre en boucles
depuis les Estables

Mont d\'Alambre et le Rechausseyre en boucles
depuis les Estables

  • Altitude départ : 1334
  • Altitude sommet : 1691
  • Dénivelé : 570
  • Distance : 14 km
  • Temps de montée : 2h15 A/R Alambre
  • Temps de descente : 2h A/R Rechausseyre
  • Orientation : Toutes
  • Balisage : marques blanc-rouge sur les portions du GR40, marques jaunes (m.j.) sur les PR, rien ailleurs, notamment dans l'ascension finale des deux sommets. Rares panneaux.
  • Itinéraire :
    • possible avec des enfants
    • en boucle

Itinéraire

Pour changer un peu du Mézenc, le prince de ces lieux, voici deux de ses satellites immédiats, sommets volcaniques qui s’atteignent également depuis les Estables : le gros et débonnaire Mont d’Alambre et le petit et sauvage Rechausseyre. Cette rando facile peut se faire toute l’année, sauf durant la saison de ski, vu que l’Alambre abrite la plupart des pistes de la station des Estables… Vues superbes depuis les deux sommets !


Sommet et tour du Mont d’Alambre : Du pied du village, monter vers l’église toute proche et prendre juste avant, à droite, la rue de Traverse puis, à gauche, le GR40 qu’on suit désormais (dir. le Gîte du Mézenc). Après le gîte, passer à droite du téléski. Au croisement 1420, suivre la piste de droite (NE, panneau Tour du Mont d’Alambre). Quand elle bute sur la D274, la traverser, passer derrière la Maison Forestière (NW) et entrer en sous-bois. Au grand carrefour de pistes suivant (v.1570m), il faudra quitter le GR (qui se poursuit à droite) pour prendre en face (pour l’aller-retour vers le sommet) la branche montante de gauche (WNW). Remonter cette large piste herbeuse, qui va ensuite se redresser un peu et obliquer au SW, jusqu’au sommet très arrondi : relais télécom, petits abris circulaires en pierre, et panorama grandiose à 360° (le Devès, le Meygal, le Pilat, les Alpes dont le Mont-Blanc, le Mézenc tout près, puis de nombreux sucs dont le Sara, le Gerbier de Jonc, les 5 Sucs, etc.).


Redescendre ensuite jusqu’au carrefour 1570, et cette fois s’engager à gauche (NNW) sur la suite du GR40. On atteint rapidement un petit col (Croix de la Plonge, 1580m) et on poursuit en face en légère descente (la "Draye de Soutrou"). À la bifurcation suivante, vers 1555m, on quitte à nouveau le GR et on oblique à gauche (Tour du Mont d’Alambre, m.j.) en légère descente. À l’altitude 1489, on croise la large piste du grand « chemin de ronde » du Mont d’Alambre : la prendre à gauche. Elle va obliquer progressivement à gauche en tournant autour du Mont par l’W : rester sur ce chemin de ronde, qui se confond ici avec le tour du Mont (ainsi, à 1491m, poursuivre sur la branche de droite). Il sort du bois vers 1440m (très belle vue, notamment sur le Suc de Sara, et plus près et plus  à droite le Rechausseyre (qu’on va gravir ensuite) et le Rocher Tourte. Puis, après un croisement (1432m), descendre à droite sur la piste sous le téléski jusqu’à son départ. Il reste alors à se diriger dans les rues des Estables vers l’église, qu’on contournera par la droite avant de rejoindre le parking de départ sur la D36 [compter 8,75km et env. 2h15 pour l’aller/retour].


Sommet du Rechausseyre par le PR, retour par le GR : Rejoindre d’abord la suite du GR tout proche en prenant, à gauche puis à droite, la petite route de Freycenet-la-Cuche (m.b.r. et m.j.). Après un point bas (pont sur la Gazeille), elle remonte légèrement. Peu après (1325m), quitter cette route et le GR (par lesquels on reviendra) pour prendre à droite le chemin de terre en légère montée (m.j.). Plus loin, lorsqu’il pénètre en forêt (pt 1338), au carrefour de 4 chemins, s’engager dans celui en face (panneau "le Rocher Tourte", PR 205). Il faudra rester sur ce PR (m.j.), donc prendre à gauche à la bifurcation qui suit peu après. Le PR va contourner le Rechausseyre par l’E. Pour monter au sommet, pas de sentier, mais des coulées de blocs rocheux de toutes tailles, faciles à repérer entre les arbres sur votre droite. Remonter alors au mieux l’une de ces coulées (au N ou à l’E du sommet notamment) en empruntant ou non, au goût de chacun, les couverts végétaux qui se sont développés ici ou là par plaques au milieu des blocs.  Cette grimpette ludique n’est pas bien longue, et le sommet (1450m, cairns, petit abri circulaire en pierres) sera vite atteint. Faire le tour de la plateforme sommitale recouverte d’arbres et de rochers, afin de pouvoir bénéficier du nouveau superbe panorama circulaire qu’elle offre, mais ici au prix d’un petit effort supplémentaire que vous ne regretterez pas – noter en particulier, outre l’Alambre, les Estables et le Mézenc au N-NE, le Rocher Tourte, autre volcan tout proche qui émerge au-dessus de la vaste prairie et de la forêt au SW.


Redescendre ensuite par les blocs jusqu’au PR d’accès que l’on poursuit à droite. Retrouver ainsi le GR40 qui rejoint ici notre PR. Une fois sur le GR, le suivre à gauche en descente douce (E>S>E). Lorsqu’il rejoint la petite route (celle-là même qu’on a prise au début de la montée), il reste à la suivre à gauche jusqu’aux Estables [compter 5,25km et env. 2h00 pour l’aller/retour].


Précautions

Carte IGN 2836 OT. A éviter en saison de ski (nombreuses pistes sur les pentes du Mont d'Alambre).


Commentaires difficultés

R2 pour l'ascension finale du Rechausseyre, hors trace dans les blocs.
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Topo créé le :

par la N88 (sortie le Pertuis), rejoindre Saint-Julien-Chapteuil par la D28, puis Laussonne par les D150 et D49. De Laussonne, aller aux Estables par la D36. Aux Estables, se garer à gauche de la route sous le village, non loin de l'église au-dessus.


Sortie du 18-11

2 sucs en hiver

la Maison Forestière

Enfin un jour de soleil ! Ça ne se rate pas. Donc direction le Sud, sur la toujours agréable N88, à la recherche de sucs non encore gravis, de part ou d’autre de la frontière entre Haute-Loire et Ardèche.

Mais dès l’entrée en Ardèche ça se gâte : neige et verglas sur la route, et les "grands" sommets du coin recouverts d’un épais manteau neigeux ! Donc demi-tour (je n’ai pas pris mes crampons…), on verra ça plus tard, et retour aux Estables où la neige m’a semblé beaucoup plus discrète.

Reste à y choisir mon ou mes volcans… J’ai déjà perdu pas mal de temps, et comme je n’avais pas prévu la chose, je tourne dans ma tête les différentes possibilités. Comme par ici je n’ai encore gravi que le seul Mézenc, j’envisage de me rabattre sur le Mont d’Alambre (la saison de ski n’est pas ouverte, ça tombe bien), plus (si l’horaire le permet, vu qu’il va faire nuit avant 18h) un ou deux autres satellites du genre Rechausseyre ou Rocher Tourte. Je n’ai pas de topo sur moi, mais comme j’en avais déjà consulté pas mal et tracé au crayon des itinéraires potentiels sur ma carte, j’ai gardé quelques souvenirs en tête, et puis j’ai ma carte IGN et ma boussole, allez c’est parti… à 11h50 !

Dès l’entrée en forêt, j’ai les pieds dans la neige. Il fait froid, mais quoi de plus agréable sur ces larges pistes peu pentues que de fouler cette bonne neige, quasiment vierge de toute trace ? L’itinéraire est évident, et les trois seuls marcheurs que je vais croiser sur ce trajet, une fois sorti du GR, sur la dernière piste un peu plus raide, me confirment que "oui, le sommet c’est bien par là, c’est tout droit!".

J’y arrive juste passé 13h. Le vent (d’est !) est glacial mais le panorama est magnifique. Je ne peux pas m’empêcher de détailler les sommets tout autour (même le Mont Blanc me fait l’honneur da sa présence mais c’est tout juste…), avant de m’asseoir dans l’un des deux anneaux de pierres prévus pour s’abriter. Je vais donc y pique-niquer à l’abri du vent (ça marche !), face à l’immense mer de nuages qui recouvre l’ouest et le nord (par chance, à l’est et au sud, beaucoup plus intéressants, tout est dégagé).

Je repars à 14h, non sans avoir bien repéré au sud-ouest mes deux autres éventuels sommets du jour, le Rechausseyre et le Rocher Tourte. Retour sans histoire par l’agréable et confortable Tour du Mont d’Alambre. Un peu plus de monde (à pied ou à VTT – ici (ouest et sud) plus aucune trace de neige !) jusqu’au retour sans problème aux Estables, aux alentours de 15h et des poussières. Je repars presque aussitôt, mon prochain objectif c’est le Rechausseyre, pas bien loin, ça devrait le faire (pour le Rocher Tourte, je commence à douter).

Jusqu’à l’entrée en forêt, aucun problème. Mais ensuite, sans doute pressé par le temps (la nuit ?), je loupe le croisement suivant, sans regarder la carte je file tout droit… pour constater un peu plus loin que plus rien ne correspond à mes attentes… je dois être sur le versant ouest du suc ? En tout cas monter à gauche, au jugé, vers le sommet dans la forêt très dense me parait, d’ici, très hasardeux. Donc demi-tour, et retour sur le bon chemin du tour du sommet, par le nord et l’est. Et là je me souviens vaguement avoir lu que l’accès à ce sommet se faisait hors trace dans des éboulis (?). Et en effet, tiens en voici un beau derrière les arbres à ma droite, mais… complètement recouvert de neige ! Ahlala, pas de chance, moi qui adore crapahuter dans les blocs, là ça ne me dit rien qui vaille, trop glissant, trop risqué : je renonce !

Déçu, je change mon fusil d’épaule : tant pis pour le Rechausseyre, va pour le Rocher Tourte… quoique vu la distance et l’absence là aussi de certitude sur l’accès au sommet, je risque de m’y retrouver à chercher ma voie en pleine nuit !? Je continue cependant à tourner d’un bon pas autour du Rechausseyre, on verra bien, quand soudain je vois à ma droite, toujours derrière des arbres… une autre belle coulée de blocs, mais cette fois toute sèche, sans un poil de neige ! Je m’arrête aussi sec, mais oui pas de doute, ça mène forcément au sommet, tout-à l’heure ça devait être en versant nord/nord-est, et là ça doit être au sud/sud-est : normal, donc allez, j’y vais !

Si bien qu’après une excitante grimpette dans les blocs (je choisis les plus gros pour le seul plaisir d’accroitre un peu la difficulté !) je me retrouve assez vite au sommet, peu marqué mais évident entre les rochers et les arbres. Avec le soleil déjà très bas sur l’horizon rougeoyant, juste au-dessus du Rocher Tourte, qu’est-ce que c’est beau ! Tout est baigné d’une douce lumière, tout est si calme… Bien sûr, plus question d’aller au Rocher Tourte (trop loin, trop long), alors je profite un max de cet ilot de paix crépusculaire ouvert sur les sommets environnants, sous le regard bienveillant de la lune.

Mais bientôt la disparition du soleil à l’horizon et l’assombrissement rapide qui s’ensuit m’invitent à redescendre sans tarder. Nouveau petit plaisir bien sûr, au milieu de mes rochers, sans me presser, prudence oblige… Mais une fois parvenu au sentier en-dessous, je ne traîne pas : dans la forêt la pénombre est déjà impressionnante, donc pas question de revenir par le chemin de l’aller. Ça tombe bien, j’avais envisagé un retour plus direct par le GR, il est là tout près, donc je m’y engage sans hésiter. Après un passage bien boueux, il me ramène à la petite route. Là encore ça tombe bien, car maintenant il fait quasi nuit noire. Derrière moi l’horizon a viré au rouge sang, c’est magique ! Et comme j’adore marcher dans la nuit, je suis aux anges… surtout quand le but ne pose plus problème ! Et en effet, tout au fond les petites lumières des Estables, à gauche de la masse toute noire du Mézenc, à peine visible sur fond de ciel… noir, me servent maintenant de repère. Sur cette route déserte, j’ai failli me cogner à deux autres randonneurs marchant en sens inverse, pris eux aussi par la nuit : ils viennent du Puy, et rejoignent leur bagnole qui est juste là au bord de la route : soulagés ! Moi j’arriverai à la mienne, aux Estables au bord de la D36, vers 18h10, heureux comme Dieu en France (comme disent les Allemands)…

Photos de la sortie


  • Horaire : 5h20
  • Dénivelé : 590 m

Identification

( ) bivouak.net

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