Gorges de la Semène depuis Drevet par Creux,
le Point sublime et la Tour d'Oriol

Gorges de la Semène depuis Drevet par Creux,
le Point sublime et la Tour d'Oriol

  • Altitude départ : 700
  • Altitude sommet : 717
  • Dénivelé : 730
  • Distance : 15 km
  • Temps de montée : 2h
  • Temps de descente : 3h
  • Orientation : Toutes
  • Balisage : Marques jaunes (m.j.) sur le circuit balisé "Respirando" des Gorges de la Semène. Aucun balisage sur la partie hors circuit qui descend à Creux puis remonte en direction d'Oriol.
  • Itinéraire :
    • possible avec des enfants
    • en boucle

Itinéraire

La Semène est un affluent de La Loire qui prend sa source dans le Pilat. Cette randonnée à deux pas de Firminy fait le tour de ses très belles gorges entre Aurec-sur-Loire et Saint-Ferréol-d’Auroure. Elle emprunte pour une large part l’itinéraire Respirando PR 89, auquel j’ai apporté quelques modifications : d’une part, entre le Cortial et Oriol, une double descente jusqu’aux bords de la Semène, dans une cadre sauvage et préservé ; d’autre part deux brefs détours vers le Point Sublime et la Tour d'Oriol, d’où on bénéficie de magnifiques vues plongeantes sur ces mêmes gorges.


"MONTEE" : Du parking, remonter la "Rue du 19 mars 1962". En haut de cette rue (Jeu de boules à gauche), la suivre en face, en descente, vers le fond de la vallée de la Semène. Passer le panneau "Château de la Roche" puis, parvenu tout en bas ("La Roche"), traverser le pont sur la Semène (583m), on est maintenant rive gauche.


Remonter en face, et à la croix en pierre, tourner à droite. La route va laisser place à un chemin, qu’on suit et qui rentre en sous-bois. On passe un bel ancien regard à gauche et on débouche sur une route. La prendre à gauche jusqu’au hameau de Paradis tout proche. Là, s’engager à droite sur un petit chemin herbeux entre deux maisons. Dans la descente qui suit, prendre deux fois à droite : un large chemin (ne pas prendre une voie à gauche) mène à Ouillas (688m).


Au centre d’Ouillas, prendre à droite le "Chemin des Charbonniers" (panneau "Gorges de la Semène" qui indique ici le point de départ et la durée totale du circuit proposé par Respirando). Ce chemin rejoint une route qui mène au hameau du Cortial (720m).


"DESCENTE" : Dès l’arrivée au Cortial (croix), prendre à droite, direction Oriol, un bout de rue puis un chemin en descente (SE) qui va pénétrer en sous-bois. Mais vers 670m, au-dessus d’un immense regard en béton (à gauche en contrebas), là où l’itinéraire balisé effectue une épingle à gauche (pas évident a priori), on va le quitter pour poursuivre en face (marque jaune X sur un arbre) sur le large chemin qui continue à descendre (toujours SE, puis NE) vers la Semène. On débouche ainsi à Creux au bord de la Semène (550m) : l’endroit est magnifique, riche de contrastes avec une Semène bouillonnante parsemée de gros blocs, une rive gauche sauvage avec de belles falaises…  et une rive droite paisible avec une ferme sur un replat verdoyant (à noter : la passerelle encore indiquée parfois sur IGN n'existe plus).


En face, le chemin se poursuit en remontée rive gauche (N) et s’éloigne progressivement de la Semène. Mais vers 592m un autre chemin à droite permet aux aficionados de redescendre une fois encore vers le lit de la Semène (en aller/retour cette fois-ci) : c’est un autre visage encore qu’offre ici la rivière (dont deux bras se rejoignent juste à cet endroit) : livrée à elle-même, loin de toute présence humaine, elle se fraie son chemin comme elle peut dans une sorte de jungle, avec parfois d’énormes blocs rocheux au milieu de son lit…


De retour au point 592 sur le chemin de tout à l’heure, on continue la montée à droite jusqu’au croisement 630, où on retrouve le circuit balisé (m.j.) sur une route qui descend en face (NW) et qu’on suit jusqu’à Oriol (590m). Là, on va quitter une seconde fois le circuit des gorges de la Semène – mais pas le balisage jaune, qui se poursuit à la fois en direction du Point Sublime et de la Tour d’Oriol, nos deux prochains objectifs au N du hameau.


Pour se rendre au premier, il faut dès l’arrivée à Oriol prendre à gauche le "Chemin de la Tour d’Oriol", d’abord parfaitement horizontal. Puis, à une bifurcation marquée par un poteau avec une marque jaune X, il faudra prendre à gauche le sentier montant qui va entrer en sous-bois. Il suffit alors de le suivre (m.j.), d'abord vers l'W puis vers le N, jusqu'à une bifurcation où on laisse un chemin qui monte à gauche pour continuer très brièvement en descente jusqu'à un vieux panneau en bois (env. 600m), à droite du sentier, marqué "Point Sublime" : d'ici, on a une vue superbe  vers le SE sur les gorges de la Semène tout au fond, la tour d'Oriol à mi-pente et le hameau de Lafayette tout en haut (prudence, l'endroit n'est pas sécurisé).


On revient ensuite sur ses pas jusqu'au fameux poteau avec le X jaune, où on prend cette fois-ci à gauche le sentier "barré" qui mène directement à la Tour d'Oriol, bientôt visible, au prix d'une assez raide descente. Des marches et un escalier métalliques permettent (avec l’aide d’une main courante, merci à la commune d'Aurec-sur-Loire, qui a repris ce site, pour son beau travail de sécurisation) de se hisser jusqu’au pied de cette tour, ultime vestige d’un ancien château. D’en haut, la vue plongeante est saisissante sur les gorges très encaissées de la Semène, ainsi que sur les innombrables rochers dont la montagne est ici toute hérissée… Pour corser le tout, on peut encore, une fois redescendu de la Tour, continuer brièvement sur un sentier à l'W. Il mène à un gros rocher, sur la face arrière duquel il est assez facile de grimper (attention, ici pas de garde-fou !). Là encore, vue remarquable vers le fond des gorges, vers la Tour toute proche et sur tous les rochers qui tapissent ici ce versant abrupt des gorges de la Semène…


Il reste à présent à refranchir la Semène pour revenir sur sa rive droite. Pour cela, il faut soit revenir vers Oriol, où il faudra dans le hameau passer à droite entre deux maisons (m.j.) et poursuivre le circuit balisé sur une sente herbeuse qui descend au fond de la vallée ; soit (bien plus court) prendre directement le sentier également balisé (m.j.) qui, une fois qu'on est descendu de la Tour, part à gauche (plein S) du sentier d’accès et va rejoindre le circuit des gorges au croisement 514.


Du point 514, il reste à descendre jusqu’au pont sur la Semène (pont du Gour de l’Âne, 500m). De là on remonte jusqu’à Lafayette (580m). Là, s'engager dans la rue montante à droite (ignorer les rues à gauche), jusqu’à un  carrefour où il faudra obliquer à droite en descente dans le "Chemin des Eyvers". Il entre en sous-bois, puis arrive au lieu-dit La Borie dans un virage de la route (612m, grande croix en bois). Continuer à droite sur la route descendante, puis, dans un virage, la quitter pour s’engager dans un chemin caillouteux assez pentu ("PR 89"). Il débouche à Drevet, où il reste à remonter à gauche notre "Rue du 19 mars 1962" jusqu’au Jeu de Boules, puis à la redescendre jusqu’au parking de départ.

A voir sur le web

Commentaires difficultés

Quelques descentes et remontées un peu raides et caillouteuses. Prudence pour l'accès à la tour et au rocher d'Oriol (R2).
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Topo créé le :

Saint-Etienne > N88 dir. Firminy / Le Puy-en-Velay > sortie Saint-Ferréol-d'Auroure > A Saint-Ferréol (Ouest), Rond-Point du Clou (un clou monumental au centre du rond-point !) > passer sous le pont de la N88 (dir. Aire de covoiturage puis ZA La Sagne) > se garer sur le parking à gauche, au bas de la rue du 19 mars 1962, vers les panneaux "Jeu de Boules / La Roche".


Situation




Sortie du 12-03

Les montagnes russes de la Semène

La Semène du pont de la Roche

De la Semène, je n’avais gardé que le souvenir d’un rocher d’escalade perdu dans la nature, avec un 5c coriace sur lequel nous nous étions vainement acharnés un jour entre amis, il y a déjà bien longtemps… Mais des gorges de cette rivière, j’ignorais tout. Me voici donc décidé à les explorer enfin, profitant d’une belle journée bien ensoleillée.

Je choisis alors de me rabattre sur le circuit que je trouve à ce nom, mais il ne me satisfait pas complètement. Il comprend en effet pas mal de kilomètres sur un plateau à bonne distance des gorges, et pas beaucoup d’approche des gorges proprement dites. Je vais donc le modifier un peu en conséquence. Puis, satisfait, je me mets en route à partir de Drevet à l’Est, tout près de la N88, bien plus facile et rapide d’accès pour le Stéphanois que je suis qu’Ouillas à l’Ouest.

Et ça commence par une agréable descente vers la Semène, que je découvre une première fois, toute calme, au pont sous la Roche. C'est ensuite la remontée sur le plateau (le Paradis, Ouillas, le Cortial) : sur ces vastes espaces bien dégagés, entre les vallées respectives de la Loire à l’ouest et de la Semène à l’est, je suis loin de mes attentes initiales. Mais ensuite, dès le fameux embranchement en épingle où il ne faut pas se louper si on veut rester sur le circuit balisé, eh bien je me loupe bel et bien ! Mais c'est pour mon plus grand bien, puisque c’est justement ce que j'avais prévu de faire, merci mon inconscient ! Je suis descendu ainsi d’une seule traite jusqu'au bord de la Semène, à Creux que j’identifie aussitôt avec l'aide de ma carte : quel bel endroit, avec sa rive gauche aussi sauvage avec ses blocs rocheux et ses falaises verticales que celle d'en face est paisible avec sa ferme et ses chevaux en liberté. Mais avant de m’asseoir ici sur un rocher pour mon pique-nique du jour, je veux savoir à quoi ressemble l’embranchement que je n’ai pas vu. Je remonte donc les 120m de dénivelé que je viens de descendre, et trouve aussitôt le point stratégique, au-dessus du grand regard de la conduite forcée des eaux du Lignon. Satisfait, je redescends à Creux, où je peux enfin savourer en toute tranquillité mon festin du jour. Avec d'ailleurs une superbe récompense en prime : juste là où j’ai posé mes pieds, je découvre plusieurs merveilleux bouquets de pulmonaires, une de mes fleurs préférées, avec leurs feuilles tachetées et velues et leurs incroyables pétales multicolores ; ce seront d’ailleurs mes seules fleurs du jour, avec quelques beaux hellébores que je trouverai au pied de la tour d’Oriol.

Dans la remontée vers le nord qui s’ensuit, j’avais repéré sur la carte un autre sentier qui redescend  lui aussi jusqu’au bord de la rivière (mais qu’il faut cette fois prendre en aller/retour). Je ne résiste pas, et ce sera donc ma troisième rencontre avec la Semène : ici, pas de ferme, aucune trace de présence humaine, juste la rivière dans sa jungle, même pas de fleurs : un régal !

Remontée, puis retour sur le circuit balisé et arrivée à Oriol : là je file droit sur la Tour, que je ne tarde pas à apercevoir dans son environnement des plus sauvages. Le site, bien aménagé, est superbe, et du pied de la Tour comme du haut du rocher attenant, les vues sur les gorges, les innombrables saillies rocheuses sur les pentes alentour et la rivière tout en bas sont saisissantes. Je m’y attarde un bon moment, si bien que je finis par renoncer à me rendre encore au "Point sublime"… que je reporte donc à une seconde visite déjà prévue sur les lieux.

D’Oriol, il me reste donc à plonger une nouvelle fois vers la Semène, afin de reprendre pied sur sa rive droite… Sur le pont du Gour de l’Âne, je jette un dernier regard sur ma rivière du jour, ici à nouveau toute pacifiée (du moins vers l'aval). Suit la montée vers Lafayette, au cours de laquelle je tombe nez à nez avec une vache. Alors je lui dis un mot aimable comme d’habitude, et la voilà qui me suit… en entrainant derrière elle près d'une dizaine de ses semblables ! Et tout ce monde d’entrer avec moi dans Lafayette, où je réussis enfin à les semer, à mon grand soulagement - ça m’était déjà arrivé une fois, ce genre de mésaventure (relative !), mais sur les Hautes Chaumes du Forez, où ça avait duré nettement plus longtemps, mais là au moins, nous étions seuls sur le plateau : https://www.bivouak.net/topos/sortie-5224-pierre-sur-haute-versant-sud-par-les-jasseries-de-garnier-et-le-col-des-supeyres-sport-2.html#Sortie_5224

Cela dit, la fin de ma boucle du jour sera plus paisible, quoique toujours encore en forme de montagnes russes, jusqu’à la jonction finale avec la Rue du 19 mars 1962, mon ultime montée/descente  du jour.

ps : 4 jours après, l'après-midi du 16 mars, je suis de retour à Oriol avec Sylviane pour un petit tour autour du hameau le plus pittoresque de ma rando. Après la visite qui s'impose à la Tour (ses marches, son échelle) et au rocher d'Oriol, on part donc à la découverte du "Point sublime". On le trouve sans mal, et en effet la vue qu'on a d'ici vaut vraiment le détour ! Revenus vers Oriol, nous croisons dans un pré bien ensoleillé une dame d'un certain âge avec un petit fox-terrier aux longs poils noirs tout ébouriffés. Une longue conversation s'engage... Nous ne sommes pas près d'oublier cet échange passionnant avec cette ancienne agricultrice et gardienne de troupeaux, qui a toujours vécu dans ce minuscule hameau du bout du monde et qui nous a laissés entrevoir quelques fragments proprement inouis de sa vie. D'ailleurs à peine avions-nous pris congé qu'elle s'est empressée d'aller mettre le feu à des broussailles... un sacré tempérament ! Cela dit, ce retour sur ces lieux m'aura aussi permis de rajouter à mon topo l'aller/retour vers le Point sublime...

Photos de la sortie


  • Horaire : 6h45
  • Dénivelé : 730 m
  • Participants : Sylviane (le 16 mars)

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( ) bivouak.net

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