Crêt de Chaussitre et lac de barrage du
Sapt depuis St-Genest-Malifaux (ou Marlhes)

Crêt de Chaussitre et lac de barrage du
Sapt depuis St-Genest-Malifaux (ou Marlhes)

  • Altitude départ : 925
  • Altitude sommet : 1245
  • Dénivelé : 510
  • Distance : 24,5 km
  • Temps de montée : 3h
  • Temps de descente : 4h
  • Orientation : Ouest
  • Balisage : Marques blanc-jaune (m.b.j.) le plus souvent, plus rarement marques blanc-marron (m.b.m,) du PNR, parfois les deux, et parfois rien (v. topo)
  • Itinéraire :
    • possible avec des enfants
    • en boucle

Itinéraire

Cette boucle paisible et variée sur le haut plateau du Pilat Sud, où alternent forêts de résineux, landes, champs et prairies, relie les deux villages caractéristiques de Saint-Genest-Malifaux et de Marlhes. Elle commence par le tour du très beau lac du Sapt (ou des Plats), un lac de barrage récent à l’histoire pour le moins mouvementée (v. le lien), et se poursuit par la montée au Crêt de Chaussitre, l’un des plus remarquables crêts du Pilat. S’ensuit une large boucle sur le plateau valonné au pied et à l’ouest de Chaussitre. Elle offre des points de vue variés sur ce sommet, mais aussi sur les monts du Velay, et permet au passage quelques aperçus sur la vie quotidienne, présente et passée (les Maristes au Rozet, la Béate à l’Allier...), des habitants des quelques fermes et hameaux épars dans ces vastes espaces.


1.Tour du lac du Sapt :


Du parking, revenir vers l’auberge, et au croisement suivant descendre à gauche au bord du lac, qu’on suit à droite (panneau "Retour par la queue du barrage"). On traverse la Semène (petit pont) en amont du lac, puis on monte à gauche en direction du Quéret (S, panneau, m.b.j.). Ensuite, le sentier vire au NW et suit la rive droite du lac, qu’on aperçoit en contrebas entre les arbres et dont on distingue bientôt la digue. Passer les maisons du Quéret, ignorer le chemin à droite. Peu avant la digue, bref aller/retour possible au bord de l’eau. Puis descendre à gauche jusqu’à la digue (X jaune), mais l’accès à la digue proprement dite est interdit. Poursuivre encore un peu vers le SW, et à la Boëla (panneau), refranchir la Semène sur un autre petit pont. (À noter que juste avant ce pont, on peut continuer à longer la Semène rive droite sur un chemin puis, au croisement, redescendre à gauche vers la Scie Neuve jusqu’au bord de la Semène, mais on bute alors en bas sur une propriété privée ; il y a bien là de vieux rails parallèles d’une ancienne passerelle sur le ruisseau, mais son franchissement, acrobatique, est dissuasif !)


Donc à la Boëla, poursuivre en face, en montée, rive gauche du lac, dir. l’Allier par le Bois de la Trappe (E puis SE, suivre les marques b.m.). Après 800m env., je conseille de quitter ce chemin pour un sentier qui descend à gauche (X b.m.) et va longer le bord du lac au plus près, avant de remonter vers le chemin (je déconseille de continuer au bord du lac : terrain marécageux). Poursuivre ensuite le tour du lac et boucler la boucle en passant sous l’auberge du Sapt pour rejoindre la D 501, d’où on rejoint à droite l’auberge toute proche (on peut aussi y monter directement par le pré à droite de l’auberge).


2. Crêt de Chaussitre :


À l’auberge, traverser la départementale et prendre à droite du grand chalet en bois le chemin qui monte au SE (pas d’indication) vers le hameau du Sapt. Traverser le Sapt et prendre à gauche (lavoir) puis à droite (m.b.j., panneau "Valadon") la petite route montante (toujours SE, puis S). À l’orée du bois du Sapt, face à plusieurs chemins, poursuivre la montée en face (toujours S/SE) en direction de Valadon, en suivant de préférence l’itinéraire balisé b.j.


À Valadon (1080m), suivre un bout de route à gauche puis, au terre-plein en face (panneau informatif sur Chaussitre), prendre le chemin de gauche, dir. la Pierre Saint-Martin (panneau, 1,2km). Vers 1115m, ignorer le départ d’un chemin à droite, mais repérer peu après, toujours à droite, le départ d’un sentier vers le SSW (panneau peu évident "Pierre Saint-Martin, Croix de Chaussitre"). Après un premier passe-clôture, on aboutit à la Pierre Saint-Martin (la plus imposante des grosses pierres disséminées dans la superbe lande qui recouvre ce crêt, et qui fait l’objet d’une légende extravagante). Après deux autre passe-clôtures, le sentier finit par accéder à proximité de l’immense croix en bois et de la table d’orientation du Crêt de Chaussitre. La vue vers l’W notamment est très belle, d’abord sur les nombreux villages et hameaux du plateau de Saint-Genest Malifaux (par lequel on reviendra), puis, derrière, du Gerbier de Jonc et du Mézenc jusqu’aux sommets du Meygal, puis jusqu’aux Monts du Forez et au Pilat. Pour une éventuelle vue partielle vers les Alpes à l’E, il faudra se déplacer derrière le grand pylône qui s’élève à côté du point sommital du Crêt.


3. Retour à Saint-Genest-Malifaux par le Rozet, Marlhes et l'Allier :


De la croix, prendre le chemin qui file, E puis S, jusqu’au grand pylône (sommet 1245m, peu marqué, en lisière du bois). S’engager dans la descente à droite du pylône (SW), et vers 1210m quitter ce chemin pour prendre le sentier à droite (portail, dir. Tendron, m.b.m.). Après un 3ème portail, tourner à gauche (S, dir. Bourgaud des Prés). On passe la vieille bâtisse de la Rochette, puis on traverse une route (on suit le Chemin de Pétaloup). Continuer toujours dans la même direction (SSW, m.b.m.), jusqu’au Carrefour de Pétaloup (panneau), où on oblique à droite, dir. le Rozet. Plus bas, prendre à gauche (on aperçoit Marlhes à droite), puis traverser la route et continuer sur le chemin en face (W, toujours m.b.m.). Au croisement suivant, on prend à droite et on arrive au hameau du Rozet (ou Rozey), haut lieu de la congrégation des frères maristes : voir au passage la maison natale de Marcellin Champagnat, fondateur de cette congrégation, et la chapelle moderne des maristes en granit de Chaussitre. Face à cette chapelle, s’engager dans la rue à gauche (S, m.b.j.) puis vers la droite dans la rue Saint François Régis. Il reste à poursuivre sur la petite route qui rejoint directement le village de Marlhes tout proche.


À Marlhes, passer devant le gymnase et continuer jusqu’à la D 501 (croix, Stop) que l’on suit brièvement à droite (NE) jusqu’à la sortie du village. Peu après, prendre à gauche le "Chemin de Grangeage" (vue sur Chaussitre) qu’on quitte presque aussitôt (il oblique à gauche) pour le très agréable sentier qui poursuit dans la même direction (NE). On va le suivre, toujours à découvert, pendant 3 km, dans de belles prairies le long d’un petit vallon du haut plateau, jusqu’au hameau de l’Allier. Quand il passe à proximité (à gauche) de la ferme des Granges (943m, croix), on suit très brièvement la route d’accès vers la droite, avant de reprendre pied sur le sentier à gauche. De même un peu plus loin, à 951m, il rejoint une route dans un virage : la prendre en face puis la quitter au virage suivant, peu après, pour reprendre le sentier dans le prolongement (m.bj.). Après le franchissement du ruisselet du fond du vallon (un affluent de la Semène), on passe rive droite, le sentier monte vers un hameau bien visible.


En arrivant au hameau de l’Allier, prendre la route à droite, passer les premières maisons puis s’engager dans la rue qui monte à gauche (panneau "Maison de la Béate"), puis à droite à la bifurcation. La très belle "maison de la Béate" avec sa clochette est tout de suite à gauche : parfaitement conservée, elle ne se visite qu’en été ou alors seulement les dimanches (dans nombre de hameaux du Velay et du Pilat, la Béate enseignait aux enfants dès le 17e siècle les bases de l’instruction et le catéchisme, et rythmait la vie des habitants).


Puis on poursuit sur le chemin qui passe derrière la maison de la Béate et va rejoindre (NW puis W, m.b.m.) la lisière de la forêt (très belles vues sur Chaussitre, mais aussi sur les monts du Velay). Là, obliquer à droite le long de la lisière, puis quand ce chemin vire à droite, poursuivre en sous-bois dans la même direction (N, m.b.j.& b.m.). À une route (les Fournaches), la suivre d’abord brièvement en face (m.b.m.) puis prendre la branche de droite ("Chemin des Fournaches, NW, m.b.j.), et poursuivre dans cette direction. Le chemin re-rentre alors en forêt, et descend progressivement jusqu’à rejoindre le chemin du tour du lac, que l’on reprend alors à droite jusqu’au parking.


n.b.1 : cette boucle peut aussi bien être réalisée à partir de Marlhes.


n.b.2 : Dans sa version initiale, les amis qui l'ont mise au point et me l'ont fait découvrir avaient conçu des parties 1 et 3 sensiblement différentes (v. ma sortie du 27 mars 2019).

A voir sur le web

Précautions

Carte IGN 2934 ET (ou GPS).


Commentaires difficultés

aucune, mais la rando est assez longue.
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Topo créé le :

St-Etienne > D 1082 (dir. Col de la République) jusqu'à Planfoy > D501 jusqu'à St-Genest-Malifaux. Poursuivre dans le village sur la D501 (dir. Marlhes) et à la sortie du village se garer à droite, après le grand parking de l'Auberge du Sapt (lieu-dit le Bessy).


Situation




Sortie du 02-04

Nouvelle boucle

la Semène en amont du lac

Cinq jours après ma découverte de cette belle boucle en excellente compagnie, je profite d’une nouvelle fenêtre de beau temps pour me replonger, seul cette fois, dans la version un peu différente que j’avais concoctée dans l’intervalle (le topo ci-dessus), et qu’il me restait donc à tester sur le terrain.

Comme prévu, le tour du lac est un plaisir en soi. Je n’y rencontrerai personne. Mais en descendant au bord de l’eau peu avant la digue, je trouve par terre un bout de papier qui m’intrigue. C’est une lettre manuscrite, recto-verso, d’un jeune détenu (il dit compter les jours dans sa cellule) à un(e) destinataire inconnu(e). L’écriture est appliquée, presque sans faute, et il ne cache rien de ses émotions ni de ses indignations. En lisant ce papier, j’ai l’impression vertigineuse de pénétrer par effraction dans la tête de son auteur. Si bien que malgré mon envie je n’oser l’emmener, et le repose donc là où je l’ai trouvé. Il faut vite que je me replonge dans ma rando !

Avec une soudaine remontée d’eau côté lac et un esthétique "jet d’eau" en corolle de l’autre côté, la digue m’offre un petit spectacle aussi gratuit qu’inattendu, qui me change les idées. Au pont sur la Semène, ma curiosité me pousse à poursuivre encore un peu rive droite au bord du ruisseau. J’aime bien l’aspect sauvage des lieux, mais bientôt, bloqué par un grillage, je vais remonter à droite en pleine pente jusqu’au chemin. Je redescends ensuite jusqu’à la Scie Neuve, puis fais demi-tour devant les rails d’une ancienne passerelle, que je ne peux décemment pas conseiller…

Le tour du lac achevé, je reprends depuis l’auberge du Sapt le chemin vers Chaussitre inauguré lors de notre récente sortie commune. Je retrouve avec plaisir mes repères, et ne manque pas cette fois le départ du sentier vers la Pierre St-Martin. Ce n’est pas la plus belle saison pour admirer la superbe lande de Chaussitre ; mais au passage je tombe quand même en arrêt devant un incroyable hêtre à 14 troncs (j’ai bien recompté) !

Je ne voulais pas m’arrêter une fois de plus à Chaussitre (où j’arrive vers 13h). Mais c’est un peu comme au Crêt de la Perdrix, difficile de ne pas tomber en arrêt à chaque passage devant le panorama toujours renouvelé des monts du Velay, du Pilat, du Forez, etc. C’est finalement la faim qui va me faire repartir, car je n’ai pas envie de pique-niquer sur ces crêtes exposées à tous les vents… Et c’est dans la descente, face au sommet sur un tronc d’arbre horizontal et opportunément surélevé, que je sortirai enfin mon casse-croûte du sac.

Passée la belle ferme (close) de la Rochelle, une épouvantable odeur nauséabonde me prend soudain à la gorge : pas de doute, elle provient d’un agriculteur juché tout là-bas sur son tracteur, il traîne une énorme citerne qui propulse à jets réguliers un infect liquide noirâtre dans les airs ! En plus le vent est complice du forfait, puisqu’il souffle droit dans ma direction. Si encore c’était du purin, j’en connais bien l’odeur depuis mon enfance ; mais là, c’est bien pire, c’est à vomir ! Heureusement ça va s’arrêter peu après, et l’attelage infernal va se déplacer vers moi et me croiser sur mon chemin – pas envie pour une fois de saluer le bonhomme, qui passe d’ailleurs sans me regarder…

Au Rozet, haut lieu du catholicisme régional, j’avais déjà vu la chapelle, mais pas la maison natale du saint local, juste avant à droite. Puis je rejoins Marhes, mais cette fois sans m’y attarder. Commence alors la très belle remontée vers le nord du paisible et large vallon de ce haut plateau, avec ses fermes éparses, ses ruisselets scintillants, et ses premières éclosions printanières - rares bouquets de jonquilles, feux d’artifice de chatons (de saule me semble-t-il), c’est à chaque fois un petit miracle de la nature.

Vers la ferme des Granges, je me rends compte que j’ai perdu le papier sur lequel je prends mes notes : panique à bord, demi-tour… Je ne le retrouverai, quelle chance vu la petite brise qui souffle ici en permanence, qu’au bout d’env. 500m, posé sur le bord de mon sentier (comme ce matin la troublante lettre au bord du lac). Soulagement…  À l’Allier, la maison historique de la Béate est magnifique, mais malheureusement fermée comme prévu. Et quand je retrouve le chemin du tour du barrage, vers 18h30, je sais que je suis tout près d’arriver au bout de ma boucle du jour, alors que le soir tombe tout doucement sur les eaux paisibles du lac, caressées par les derniers rayons du soleil couchant.

Photos de la sortie


  • Horaire : 8h15
  • Dénivelé : 530 m

Autres sorties

Date Titre Auteur
27-03

Premier essai réussi

3 Geoffroy Rémi

Identification

( ) bivouak.net

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