Chirat Rochat tour et sommet depuis Doizieux


Chirat Rochat tour et sommet depuis Doizieux

  • Altitude départ : 600
  • Altitude sommet : 1052
  • Dénivelé : 725
  • Distance : 14,5 km
  • Temps de montée : 3h
  • Temps de descente : 1h30
  • Orientation : Toutes
  • Balisage : le plus souvent, marques blanc-marron (m.b.m.) du PNR, ou marques blanc-jaune (m.b.j.) - v. topo. Rien sur le retour à partir du Collet de Doizieu.
  • Itinéraire :
    • possible avec des enfants
    • en boucle

Itinéraire

Un peu méconnu, le Chirat Rochat est pourtant l’un des plus remarquables sommets du Pilat. Situé en versant Est vers le nord du massif, dépassant légèrement les 1000m d’altitude, c’est l’un de ses plus magnifiques chirats : son ascension est très ludique et à son sommet le panorama, par temps clair, est époustouflant.

Du centre de Doizieux, s’engager dans la rue qui monte en face de la fontaine (N, m.b.m.,X b.j.). À la première intersection prendre à gauche, traverser la route (m.b.j), continuer en face, puis à la bifurcation prendre à droite (m. b.j.). À l’intersection suivante poursuivre en face (au retour, on reviendra par le chemin de droite venant des Hermeaux). Peu après, au départ de 3 sentiers en face, s'engager sur celui du milieu, dir. Collet de Doizieu (m.b.m.). On arrive à une route, qu'on va prendre à gauche. Mais peu après (pt. 761), ne pas aller à droite en épingle sur le très fréquenté chemin J.J. Rousseau qui mène au Collet de Doizieu, mais sur celui qui part en face, légèrement vers la droite (N). Il faudra quitter ce chemin à la bifurcation suivante pour celui qui monte à droite, globalement vers l’E (innombrables marques blanches (?)). Sur cet agréable chemin de crête en sous-bois, garder toujours la même direction jusqu’au point haut (979m, carrefour de pistes). Au passage, peu avant un petit sommet intermédiaire très peu marqué (957m sur IGN), une plateforme à droite est en réalité le sommet d'un très gros rocher, la Roche Beurlant (panneau un peu en retrait) : belle vue vers la vallée et, en face, la crête de la Chaux de Toureyre.

Au point 979, changement de direction, prendre la piste de gauche en descente, dir. Croix de Montvieux, et garder cette direction (NE,m.b.m., X b.j.). Vers 870m, on passe à droite d'une bâtisse très bien rénovée (superbe vue vers les Monts du Lyonnais et au-delà). Poursuivre alors la descente sur la petite route jusqu’aux maisons et chalets de Veylon qu’on laisse à gauche (encore une belle vue lointaine vers le NW). La descente continue ainsi (NE toujours) jusqu’au hameau du Châtelard. Là, au croisement (827m), il faudra obliquer en épingle à droite, dir. Collet de Doizieu (chemin montant, SE). À la bifurcation 853, deux pistes mènent au Collet de Doizieu, il faudra prendre celle de gauche, un peu plus longue.

Commence alors le large tour du Chirat Rochat, d’abord vers le S/SE, puis vers l’W. Cette confortable piste en sous-bois est appelée "Sentier Odouard" sur IGN (m.b.m.). Elle est d’abord quasi horizontale puis en montée très douce. Elle ménage quelques superbes fenêtres côté E, par ex. sur le Crêt de Baronnette ou Pélussin, voire sur les Alpes par temps clair. A droite, des chirats descendent parfois jusqu’à la piste. Une fois que la piste aura viré franchement à droite (W), ignorer un chemin qui descend à gauche, admirer la belle vue sur la crête de la Chaux de Toureyre et l’Oeillon, puis remarquer à votre droite, vers 920m. env., un énorme chirat. Au tout début de celui-ci, un sentier grimpe à droite en épingle : c’est par là qu’il faut aller (X b.m., m.b.j.).

Remonter alors ce sentier, toujours NE, en suivant bien le balisage b.j. (ignorer les sentiers à gauche). Quand il va buter sur le Chirat Rochat, remonter ce dernier dans les blocs en suivant (ou pas d’ailleurs : ça passe partout !) les m.b.j. et en tirant vers la gauche. On découvre bientôt tout en haut le gros cairn sommital (1047m), qu’on rejoint. De là, panorama fabuleux sur la vallée du Rhône, toute la chaîne des Alpes au fond (par beau temps clair), du Mont Blanc jusqu’aux Écrins et au Diois, et à droite sur les 3 Dents, l’Oeillon, etc.

Passer ensuite derrière le cairn et prendre la sente qui fait suite (W, m.b.j.). À la bifurcation, prendre à gauche dir. Collet de Doizieu et poursuivre la descente sur le sentier, parfois raide et cahoteux.

Au Collet de Doizieu (946m, dernière vue sur la vallée du Rhône et les Alpes), on peut bien sûr revenir à Doizieux par le très classique sentier J.J. Rousseau qui démarre à droite de l’auberge (m.b.m.) : c’est la voie la plus directe et la plus courte, mais à part ça son intérêt est limité… Il m’a donc paru plus intéressant et amusant, pour changer, de suivre une voie bien plus pittoresque qui fait un crochet vers le Sud en passant par divers hameaux ou fermes caractéristiques. Pour cela, s'engager sur le petit chemin qui, à gauche de l’auberge, longe d’abord la route vers Doizieux sur sa gauche (SW puis NW, pas de balisage). Le suivre ensuite en descente en prenant à chaque intersection la voie la plus à droite (ignorer tous les chemins à gauche). On rejoint ainsi la D120 (pt 880), mais c’est pour la quitter aussitôt en montant à gauche (SW) vers Luclas ; passer sur cette petite route entre deux maisons (très belle vue lointaine à droite) et poursuivre jusqu’à Luclas, impressionnant complexe de vieux bâtiments très bien restaurés. Ne pas y pénétrer sous l’arche mais emprunter, à droite des bâtisses, un chemin herbeux descendant (W>SW, m.b.j.) qui débouche à nouveau sur la D120 au hameau de la Bonnetanche.

Dans ce hameau, repérer vers la gauche, de l’autre côté de la rue, un chemin qui descend à droite en épingle derrière une maison. Le prendre et poursuivre la descente dans la même direction, plein N (belle vue sur Doizieux à gauche en contrebas). On débouche ainsi vers les maisons des Hermeaux (m.b.j.), où on va tourner à gauche sur la route pour prendre un petit raccourci sympa par rapport au tracé en rouge sur IGN. Repérer alors à droite un chemin d'abord herbeux qui descend (N) au-dessus de (puis entre) deux murets. Il va obliquer vers la droite, puis franchir un ruisselet à gué (670m) avant de remonter en face vers la gauche. Vers 710m, il rejoint notre itinéraire de montée (panneau Les Hermeaux). Il ne reste plus qu’à suivre cet itinéraire en descente à gauche (m.b.m.) jusqu’à Doizieux.


Précautions

carte IGN du Massif du Pilat (2933 ET)


Commentaires difficultés

Seule la remontée des blocs du chirat peut paraitre un peu délicate pour certaines personnes peu habituées à ce type de terrain (d'où le R2). Pour ces dernières, remontée possible en lisière du bois à gauche du chirat (mais je ne l'ai pas essayée).
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Topo créé le :

Accès par l'A47 (en venant de Lyon ou de Saint-Etienne), sortie La Grand Croix, puis Saint-Paul-en-Jarez, La Terrasse-sur-Dorlay, Doizieux


Situation




Sortie du 12-04

Ça c’est un chirat !

Doizieux après le départ

Pour occuper mon après-midi libre ce jour-là, l’idée m’est venue tout d’un coup d’aller découvrir ce chirat du Pilat auquel je n’avais jusqu’ici guère accordé d’importance (tout seul dans son coin, à peine plus de 1000m, bof…).

Je me suis alors concocté le matin même un itinéraire sur mesure, et me voilà donc sur pied à Doizieux juste passé 14h. Il fait relativement beau mais très frais, comme souvent ces derniers jours. Début connu, sans surprise, jusqu’au démarrage du sentier J.J.Rousseau entre Doizieux et le Collet, que j’éviterai avec plaisir à l’aller comme au retour (je l’ai déjà parcouru x fois…). La découverte commence donc ici, avec notamment, tout au long de mon après-midi, ces très belles fenêtres sur les vallées et chaines de montagnes plus ou moins proches, mais malheureusement pas très lointaines car le temps brumeux qui s’est installé depuis peu me privera de toute vue sur les Alpes, y compris du sommet du chirat. Mais je ne vais pas en faire une maladie, il y a bien d’autres plaisirs à cueillir au passage…

Jusqu’au départ du sentier de montée vers le Chirat Rochat, tout au long de cette quasi boucle paisible qui en fait presque le tour, ce sont les plaisirs simples de chemins forestiers lumineux et aérés, avec de multiples essences d’arbres et de buissons, parfois déjà fleuris pour certains, mais aussi ces premières petites fleurs printanières au sol, ici ou là ; et puis ces minuscules hameaux ou ces vieilles fermes isolées, presque toujours parfaitement entretenus ou rénovés, qui surgissent au détour du chemin. Cela dit, à part un couple que je vais dépasser sur le sentier Odouard, je ne rencontrerai personne…

Mais une fois au Chirat Rochat, changement de décor, préparé il est vrai par les précédentes coulées de blocs, mais quand même moins impressionnantes, sur la piste du tour. Je commence à grimper dans les blocs en suivant le balisage, mais aussitôt je le perds de vue et n’en fais plus qu’à ma tête. Comme d’hab, un petit régal en soi ! Du sommet, une fois le tour d’horizon (tronqué par l’absence des Alpes) accompli, le retour au Collet n’est plus qu’une formalité.

Et c’est à partir de là que je me régalerai une fois encore. Le petit détour en toboggan que je me suis inventé s’est avéré des plus intéressants. Chaque ferme, groupe de maisons ou hameau rencontré au détour d’un chemin a été une nouvelle petite énigme : habité ou pas, superbement rénové ou resté intact ? Mystère… comme par ex. cette pimpante mini-forteresse apparemment (ou provisoirement ?) inhabitée de Luclas, sorte de décor magique de la belle au bois dormant dans lequel j’ai pénétré comme par effraction et dont je suis ressorti sur la pointe des pieds, sidéré, comme d’un rêve éveillé… Juste après, le petit chemin descendant vers la Bonnetanche m’a posé un tout autre problème, totalement bouché qu’il était par des tonnes de branchages, résultat d’abattages d’arbres en cours (le tracteur était encore sur place). J’ai donc dû ramper sous de redoutables barbelés (valait mieux pas être gros...) pour en sortir et pouvoir poursuivre mon chemin dans la bonne direction. Le final quant à lui a été parfaitement réjouissant avec sa superbe descente vers le fond de la vallée, comme suspendue au-dessus de Doizieux tout en bas, puis l’ultime remontée en face jusqu’à la jonction avec l’itinéraire de l’aller.

De retour à Doizieux, il était plus de 19h. Encore une (demi-) journée bien remplie, avec la découverte d’un coin du Pilat que je ne connaissais pas encore, alors que je croyais qu’il n’avait (presque) plus de secret pour moi... Et s’il en restait encore d’autres comme ça ?

Photos de la sortie


  • Horaire : 6h
  • Dénivelé : 725 m

Autres sorties

Date Titre Auteur
19-04

Chirat, bis repetita

5 Geoffroy Rémi

Identification

( ) bivouak.net

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