Rocher Tourte et Roche du Bachat depuis Freycenet-la-Cuche


Rocher Tourte et Roche du Bachat depuis Freycenet-la-Cuche

  • Altitude départ : 1189
  • Altitude sommet : 1535
  • Dénivelé : 570
  • Distance : 15 km
  • Temps de montée : 4h30
  • Temps de descente : 1h45
  • Orientation : Toutes
  • Balisage : v. topo : marques jaunes fréquentes, sauf dans l'ascension et la descente des 2 sommets (cairns pour le Rocher Tourte, rien pour la Roche du Bachat).
  • Itinéraire :
    • en boucle

Itinéraire

Face au Mézenc, voici deux volcans bien moins connus et peu fréquentés – surtout le second - mais aussi moins faciles d’accès : l’un exige de surmonter une superbe falaise équipée pour l’escalade, moyennant une belle boucle dans les blocs de lauzes et les landes ; l’autre est encore plus sauvage, vu qu’il ne présente aucun accès et que son ascension en mode "bartassage intégral" est une petite aventure en soi… Vue superbe garantie à chacun des sommets.


Montée au Rocher Tourte : Au croisement proche du parking, prendre à gauche de la D634 (derrière le panneau Les Eygaux) la route goudronnée qui monte fortement (Est, non marquée) et va passer à gauche du cimetière. À la bifurcation peu après, poursuivre la montée à gauche, et passer à côté d’un mini-golf. Laisser à gauche la maison de Beauregard et prendre le chemin à droite (SE). Après deux virages il rejoint à la lisière de la forêt le chemin balisé (m.j.) du Tour du Rocher Tourte, qu’on suit à droite (ignorer celui qui pénètre en sous-bois).


Suivre ce chemin du Tour (S>SE>E). Il passe derrière la maison de Bellevue. Plus loin, au panneau "Rocher Tourte" (qui ne semble pas bien correspondre au point 1337 indiqué sur IGN), obliquer à gauche sur le chemin qui monte en lacets dans le bois (m.j.). Vers 1400m il traverse une piste (panneau Rocher Tourte en face). Vers 1445m laisser une voie à gauche (X j.). Mais dès que notre chemin commence à redescendre, repérer sur la gauche (panneaux Chasse gardée) le départ d’une sente qui se faufile entre des myrtilliers et des genêts (j’ai rebâti là un cairn qui a visiblement été démoli – pas sûr qu’il y reste !). La haute falaise apparaît presque aussitôt en face. On accède ainsi à de gros blocs de phonolites au pied de la falaise. Des cairns y indiquent la marche à suivre pour contourner la falaise par la gauche : monter vers la gauche dans les blocs, puis par un mouvement tournant vers la droite (sente puis nouvelle série de blocs) accéder à la lande au-dessus de la falaise (sentier puis franchissement facile d’une barre par son point faible). Après un vaste replat, une bonne sente dans la lande mène très aisément au sommet arrondi, parsemé de quelques pins : vue magnifique sur les Estables, le Mézenc et tous les sucs environnants, jusqu’au Gerbier de Jonc et au-delà.


Montée à la Roche du Bachat : Du sommet du Rocher Tourte, revenir sur ses pas et peu après, à la fourche de sentiers dans la lande, on peut soit reprendre celui de droite (redescente par la voie de montée), soit s’engager dans celui de gauche (plein E). Dans ce cas, on va contourner la falaise par la gauche, ce qui va permettre de faire une petite boucle facile autour de cette falaise sans repasser par les coulées de blocs. Une fois en bas, suivre la sente dans les genêts et retrouver ainsi le chemin balisé du tour au point 1453 (2 cairns). Poursuivre à gauche sur ce chemin descendant (m.j.) jusqu’au croisement 1371, où on suivra la piste à gauche (X j.). Lorsqu’elle sort de la forêt (pt 1375), elle est rejointe par le GR40 qui vient de gauche et qu’on suit donc désormais en face à découvert (NW, Roche de Bachat visible en face).


Il va rerentrer en forêt (pt 1369, ignorer le chemin de gauche, rester sur le GR). Lorsqu’il en ressort, la piste devient une petite route (ferme de Peyrot à droite). Au croisement suivant (1301, panneau Poupoulèche), quitter la route et prendre la piste à droite (NW, pas de marquage). Au suivant encore (1262, panneau La Roche du Bachat), traverser la route et continuer en face. Peu après, nouvelle bifurcation (1271m) : là, au pied du volcan, obliquer à droite sur le chemin montant qui va en faire le tour.


D’abord orienté NW, ce chemin va obliquer à droite (NE puis N). Il monte encore un peu puis redescend doucement. Repérer vers 1300m, à droite, une "fenêtre" dans la ligne des arbres, avec un accès à un pâturage (maisons des Eygaux en bas, rochers des Boutières au-dessus, Alambre et pointe du Mézenc à gauche, Rocher Tourte à droite) : je conseille alors de monter à ce niveau à gauche dans la forêt (aucune trace, mais quelques marques blanches – ce ne sont pas des balises ! – sur des troncs), puis de bien garder cette même direction (SW) pour grimper au mieux jusqu’au sommet du volcan. Dépasser quelques gros blocs moussus épars, puis repérer les coulées de blocs qui peuvent se présenter à droite ou à gauche, plus agréables à remonter que les entrelacs de branchages bien plus redoutables... Vers 1375m, tirer un peu à gauche pour trouver la dernière et la plus vaste coulée de blocs. Au sommet, dans les genêts touffus, très belle vue sur le plateau du Mézenc avec tous ses monts et ses sucs, et les immenses espaces au Sud du Puy-en-Velay et du Meygal…


 Descente : Du sommet, redescendre "au mieux" en suivant cette fois-ci la direction du NE, et en privilégiant encore une fois les coulées de blocs et les passages les moins encombrés (plus faciles à repérer d’en haut). Une fois de retour sur le chemin du tour (immanquable !), le suivre vers la gauche (NW puis SW). Lorsqu’il sort du bois, vers 1220m, ne pas prendre à gauche la voie qui longe la lisière vers le S, mais poursuivre en face (W). Peu après, au panneau 1213, prendre à gauche (m.j.) à découvert puis garder cette direction (plein S). À la route (hameau la Roche Haute), la suivre à droite (toujours S) et sortir du hameau. Au virage à droite, on peut quitter brièvement la route pour prendre le raccourci herbeux en face (S, bien encombré de végétation mais encore praticable). Il retrouve la route qu’on suit à gauche. Elle va ensuite virer à gauche (les Raches) puis à droite et rejoindre Freycenet-la-Cuche, bien visible sur la colline en face.


Précautions

Boussole ou GPS très utiles notamment dans l'ascension et la descente de la Roche du Bachat. Carte 2836 OT conseillée.


Commentaires difficultés

R2 pour le Rocher Tourte (montée dans les blocs), petit R3 pour la Roche du Bachat (aucun accès ni repère, montée raide en pleine pente dans un sous-bois souvent encombré avec des coulées de gros blocs à remonter, idem pour la descente).
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Topo créé le :

De St-Etienne, N88 dir. le Puy-en-Velay > Yssingeaux > Le Pertuis > St-Julien-Chapteuil par D28 > Laussonne par D49 > Le Monastier-sur-Gazeille > Freyssenet-la-Cuche par D535. Dans ce village, se garer soit à droite après la mairie, soit à gauche juste après le carrefour qui suit (4 places). Du Puy-en-Velay, rejoindre St-Julien-Chapteuil par D15, puis id.


Situation




Sortie du 12-09

La tourte et le bachat

Sentier d'accès à la falaise du Rocher Tourte

Depuis que j’avais dû renoncer au Rocher Tourte à la nuit tombante (ma sortie au Mont d’Alambre et au Rechausseyre), j’attendais l’occasion de revenir sur ces lieux magiques pour le rajouter à mon tableau de chasse en l’associant, pour faire bonne mesure, à un autre volcan proche.

Me voici donc parti ce matin de Freycenet-la-Cuche, que je découvre pour l’occasion, afin de réaliser mon projet mûri la veille. Il est déjà bien tard - 10h30 – mais une route coupée m’a obligé à un long détour peu évident. Je presse donc un peu le pas à la montée : ça réchauffe !

À l’entrée en forêt, je croise deux randonneurs joviaux : oui ils descendent bien du sommet du Rocher Tourte (eux au moins, ils sont partis de bon matin !), et ils vont m’indiquer avec précision l’endroit stratégique du départ peu visible du fameux sentier, merci à eux. Je n’aurai donc aucun mal à le trouver : quel superbe rocher d’escalade (on se calme !). Je pensais y trouver du monde (c’est dimanche et il fait un temps superbe). Mais non, pas un chat dans les voies. La montée par les éboulis de blocs à gauche de la falaise est un petit régal. Au sommet, autre petit régal, je me sens presque chez moi avec tous ces sucs alentour que j’ai déjà gravis. Pour moi, chacun a une histoire particulière, et chacun d’eux fait donc un peu partie de ma vie.

Comme il est à peine midi et demi, je remets mon casse-croûte à un peu plus tard. La redescente par le facile sentier de gauche est presque un peu frustrante par comparaison avec celui de la montée, tellement plus ludique. C’est finalement en rejoignant le GR40 (une connaissance de fraiche date) sur l’itinéraire de la Roche du Bachat que je me décide à y pique-niquer sur une souche en sous-bois, face à mon prochain objectif bien visible d’ici. Ensuite, rejoindre le pied de ce dernier sur un large chemin presque tout droit et quasi de niveau (en fait en légère descente) n’est pas l’épisode le plus passionnant du jour.

Mais ce qui va suivre va le devenir ! C’est une fois sur place que, n’ayant trouvé aucune trace même minime, je choisis un peu au hasard mon endroit d’attaque pour l’ascension de la Roche du Bachat. Je cale ma boussole, et c’est parti dans ma petite jungle. Je repère surtout les coulées de blocs et à chaque fois je m’y précipite, car en-dehors de ça le terrain est souvent très encombré. C’est lors d’un de ces délicieux petits supplices dans des branches entrelacées que je bute sur la merveille du jour : un fabuleux hêtre (enfin, il me semble, je ne suis pas un fin connaisseur en la matière) qui doit avoir plusieurs siècles avec son tronc très court quasiment aussi haut que large et ses énormes branches qu’il envoie en tous sens, y compris au sol, si bien que j’ai du mal à les enjamber ou à me glisser dessous… Quel beau monstre !

Arrivé enfin au sommet (la montée n’est pas bien longue mais elle se gagne…), j’y retrouve mes sucs et mes hauts plateaux sous un angle un peu différent. Le temps de reprendre mon souffle, il va falloir songer à redescendre. Mais à ma grande surprise, je vais faire cette descente les doigts dans le nez ! D’éboulis en éboulis, en repérant très facilement les zones intermédiaires les plus dégagées, je retombe comme par miracle sur ma rangée d’arbres aux marques blanches par laquelle j’avais commencé la montée. Seul petit bémol : je n’ai pas recroisé mon vénérable hêtre. Rien n’est parfait.

Le retour à Freycenet-la-Cuche sera une agréable formalité, le trajet est varié mais évident, et la petite montée finale au village clôt plaisamment cette nouvelle et stimulante incursion sur le vaste et fascinant plateau des volcans du roi Mézenc.

Photos de la sortie


  • Horaire : 7h15
  • Dénivelé : 570 m

Identification

( ) bivouak.net

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