Le Gouffre d\'Enfer et le Pas du Riot : tour
des barrages

Le Gouffre d\'Enfer et le Pas du Riot : tour
des barrages

  • Altitude départ : 710
  • Altitude sommet : 880
  • Dénivelé : 270
  • Distance : 8 km
  • Temps de montée : 1h40
  • Temps de descente : 1h20
  • Orientation : Nord-Ouest
  • Balisage : Panneaux ; quelques marques blanc-jaune (et VTT marron notamment dans la hêtraie au retour, si on choisit cette voie)
  • Itinéraire :
    • possible avec des enfants
    • en boucle

Itinéraire

Tous les Stéphanois connaissent ce site exceptionnel, sauvage et grandiose, qui se trouve aux portes de leur ville, dans l’étroite vallée du Furan. Deux barrages successifs y ont été aménagés au 19e siècle, afin d’alimenter en eau potable et industrielle l’agglomération stéphanoise : en 1866, celui du Gouffre d’Enfer dans la partie la plus rocheuse et encaissée des gorges du Furan (c'était alors la plus haute digue du monde !), puis en 1878, environ 2km en amont, celui du Pas du Riot en complément du premier devenu rapidement insuffisant. Le premier, vidé de son eau depuis 2003, sert aujourd'hui de modérateur des crues. Le second, réhabilité et consolidé en 2018-2019, alimente toujours en eau l'agglomération de St Etienne, avec celui, beaucoup plus grand, de Lavalette près d'Yssingeaux.
En fonction du temps disponible, le tour de ces deux barrages sur le Furan pourra être complété à mi-parcours par la poursuite (en aller-retour) de la remontée de la vallée du Furan jusqu’au Pont Souvignet, escapade qu'on peut encore prolonger jusqu’au fameux "Sapin géant" un peu plus haut (cf. le "Circuit long" en annexe ci-dessous).


Aller : Du parking (710m), partir à droite le long du Furan, en légère descente puis remontée (cascade sur la gauche). Laisser à droite les départs vers les deux vias ferratas du site. Après quelques escaliers, suivre l’étroit chemin dallé (rampe métallique) taillé dans la roche au-dessus du fond des gorges, qu’on va traverser sur une petite passerelle. On débouche ensuite sur une allée encaissée bordée d’arbres, qui mène au pied du barrage  du Gouffre d'Enfer (ambiance…). La remontée des 52m de la digue se fait par un spectaculaire escalier sinueux de près de 250 marches astucieusement disposées sur son flanc gauche. Au sommet de la digue (787m), on découvre l’impressionnant piton rocheux du Belvédère, qu’on peut "escalader" à partir d’ici avant (ou après) le tour des deux barrages. C'est bref mais raide (merci les marches), et la rampe métallique n'est pas superflue. Mais il y a plus sportif encore : c'est d'y accéder depuis le village de Planfoy (sur le versant opposé) par une tyrolienne de 200m de long ; installée en 2014 et bien visible depuis la digue, elle traverse les gorges du Furan. Du haut du Belvédère (831m), superbes vues sur ce qui reste du lac du Gouffre d'Enfer en contrebas, et de l'autre côté sur Roche Corbière (LE rocher d'escalade des Stéphanois, avec plein de voies équipées de 15 à 90m, du 3a au 8+) et sur le village de Rochetaillée au fond.


Une fois redescendu du Belvédère, traverser la digue vers la droite et s’engager à gauche sur le chemin qui va longer le lac (ou plutôt le Furan, vu que ce barrage est désormais quasi vide) en rive gauche. D’abord en montée douce, ce chemin va s’éloigner un peu de l'ancien plan d’eau et se redresser jusqu’à la bifurcation (855m) avec le large sentier qui monte à Planfoy. Continuer alors à gauche sur la voie d’abord descendante. À la bifurcation suivante (880m, parking pour les voitures venant de Planfoy par la route à droite), poursuivre en face sur une route interdite à la circulation. Elle mène à la digue du barrage du Pas du Riot (864m).
Ne pas traverser la digue et poursuivre en face sur le chemin rive gauche. On va alors longer le lac au plus près sur ce bon chemin horizontal. Au bout, franchir la passerelle sur le Furan au lieu-dit "Lerque de Biez" (panneau, 855m).
Nous sommes ici à la moitié du tour des deux barrages : après en avoir longé la rive gauche, il reste à revenir rive droite jusqu’au point de départ de la rando.


=> c'est donc ici, à mi-parcours de notre topo, qu'on peut continuer à remonter le vallon du Furan jusqu’au Pont Souvignet, et poursuivre  encore dans la même direction jusqu’au "Sapin Géant" (avant de revenir en aller/retour à la passerelle sur le Furan). Mais cela rallonge notre rando de deux bonnes heures et d'un peu plus de 7km. Voir ci-après notre "Circuit long".


Retour : La passerelle sur le Furan franchie, notre circuit "normal" du tour des barrages se poursuit donc en obliquant à gauche sur le bon sentier qui va longer le barrage du Pas du Riot en rive droite. Parvenu à proximité de la digue, ce sentier fait un crochet vers la droite jusqu’au pont de la Barbarie (qui franchit le ruisseau éponyme, affluent du Furan) avant de revenir vers la digue. À ce point, le sentier en lacets qui permettait jusqu’en 2017 de descendre en rive droite du haut de la digue jusqu’à son pied n’existe plus.
Pour poursuivre notre tour des barrages, on pourrait certes traverser la digue et s'engager juste après à droite sur le sentier en épingle qui descend vers l'aval en nombreux lacets (il va rejoindre un peu plus bas le pont de l'aqueduc évoqué ci-après). Mais depuis la fin des travaux en 2019 le plus simple est à présent de continuer rive droite sur le large chemin en face. Puis à la première bifurcation prendre à gauche en descente (lacets). On débouche ainsi tout en bas à un pont sur le Furan par lequel l'aqueduc dit "des Sources et des Fontaines" passe de la rive gauche à la rive droite (panneau au bout du pont - l'aqueduc de 17km de long reliait le Bessat à la ville de Saint-Etienne !).
Puis, à partir de là, deux possiblités :

- 1 : rester rive droite et suivre le beau sentier en balcon, quasi horizontal, qui évolue dans une superbe hêtraie. Il surplombe le Furan (et le sentier qui le longe en bas, parallèle au nôtre mais une trentaine de m. en-dessous), puis les méandres de l'ex-plan d’eau du Gouffre d’Enfer : belles vues plongeantes, particulièrement en automne et en hiver. Il redescend enfin vers la digue. Ne pas reprendre pied sur celle-ci (sauf si vous n’êtes pas monté au Belvédère à l’aller !) et prendre aussitôt à droite le large chemin qui redescend vers le parking ; laisser un point de vue à gauche, passer devant la maison du garde, suivre le bout de route goudronné bien pentu, puis laisser à droite le rocher de Roche Corbière (superbes et immenses séquoias au passage).


-2 : franchir le pont (panneau explicatif au bout) puis s'engager à droite sur le sentier qui va d'abord suivre le Furan rive gauche, au fond du vallon. On arrive bientôt à un étonnant vestige appelé "La Ventellerie" (panneaux explicatifs) : ce pont à 10 arches avec 10 vannes surmontées de treuils a permis au 19e siècle de gérer l'eau du site et d'écréter les crues. Toujours acompagné désormais du canal de dérivation et d'une conduite forcée, on va repasser ensuite rive droite du Furan... qui ne se jette plus dans le lac, mais qu'on retrouvera à la digue et en-dessous (finies les superbes vues à gauche sur les eaux du lac toutes proches !). Laisser à droite un pont métallique. Puis, une fois qu'on a rejoint ainsi la digue et le belvédère du Gouffre d'Enfer, il reste à retrouver, comme indiqué ci-dessus, le parking de départ.


Topo mis à jour le 4.5.2021


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Annexe : Circuit long vers le Pont Souvignet et le Sapin géant


Pour ce supplément, compter donc 2h et 7 km de plus, et rajouter 155m de dénivelée, soit un total de 5h, 15km et 425m de D+.
Comme dit, on peut éventuellement prolonger le plaisir du topo ci-dessus à mi-parcours. Pour ce faire il suffit, une fois la passerelle sur le Furan franchie au lieu-dit Lerque de Biez (854m), d’obliquer à droite et de remonter (sud-est) la vallée du Furan (rive droite au début), en direction du Pont Souvignet (panneau). Le chemin en pente douce est paisible, et change parfois de rive (à noter vers le milieu, sur la gauche du chemin (panneau) 2 vieux pins Douglas en référence à l'écrivain local Charles Exbrayat). Un peu plus de 3 km plus loin, on arrive au Pont Souvignet (955m) sur le Furan, que l’on quitte ici.
Traverser alors la D37 et prendre à droite, puis à gauche le chemin qui se dirige vers le "Sapin géant" (panneau). Plus haut, à un carrefour de 3 pistes, prendre celle qui monte en face légèrement vers la droite (marques bleues), puis ensuite franchement à droite (pont ; marques blanc-marron du PNR). Poursuivre ensuite sur cette piste jusqu'à atteindre le Sapin géant, à droite du chemin en contrebas (1010m env., sente, panneaux) : né au début du règne de Louis XV, il fait plus de 43m et sa circonférence à 1,3m du sol est de 4,3 m. Pas mal, l’ancêtre…
Reste à faire demi-tour et à redescendre par le chemin de la montée, jusqu’au Pont Souvignet d’abord, puis le long du Furan jusqu’à Lerque de Biez. De là, suivre l'itinéraire du retour indiqué dans le topo ci-dessus, rive droite de nos deux lacs.


Commentaires difficultés

Deux brèves montées raides mais protégées par des barrières métalliques (digue et belvédère du Gouffre d'Enfer) demandent un peu d'attention.
5.0/5 (1 vote)

Topo créé le :

Saint-Etienne > D8 jusqu'à Rochetaillée, où on prend à droite la petite route qui descend au Gouffre d'Enfer (panneau). Parking tout en bas à la fin de la route. Autre accès plus direct par la N88, sortie la Rivière ; poursuivre sur la petite route qui longe le Furan (SE>E>S) en suivant les panneaux Gouffre d'Enfer.


Situation




Sortie du 03-05

Les cerbères du Pilat

Biquettes acte I

À la recherche d’une petite rando facile adaptée à mon état de santé encore précaire, je repense au tour des barrages du Gouffre d’Enfer et du Pas du Riot, grande classique des Stéphanois à deux pas de la ville. D’ailleurs le topo que j’en avais fait il y a deux ans demande à être réécrit. En effet, les gros travaux entrepris en 2017 à la digue du Pas du Riot, et encore en cours au moment de la rédaction de mon topo et de ma sortie correspondante, sont aujourd’hui forcément achevés. Et pas mal de choses ont dû changer depuis !

Mais je connais ma première surprise du jour avant même de commencer ma rando, alors que je me rends en voiture au parking du Gouffre d’Enfer. Pour une fois en effet, je ne passe pas par Rochetaillée, mais par le quartier de la Rivière et une petite route plus directe mais que je connais moins bien. À une bifurcation je prends instinctivement la voie de droite, et tombe aussitôt sur deux biquettes, dont une assise en plein milieu du chemin. Impossible de passer ! Je freine aussitôt bien sûr, mais comme elle ne bouge toujours pas, je m’arrête… je m’approche au plus près, je klaxonne… Rien, aucune réaction. Je sors de la voiture, je lui demande gentiment de se pousser… elle reste inerte. Serait-elle sourde ? ou malade ? Je la touche, rien. Je la pousse doucement… et voilà qu’elle bouge enfin, et finit par se lever et faire deux ou trois pas, très lentement, comme dans un film au ralenti. Ouf me dis-je, la voie est enfin libre, et je passe en la frôlant de près.
Mais c’est pour constater presque aussitôt que cette voie est en réalité une impasse qui ne mène qu’à une ferme quelques dizaines de mètres plus loin. Bon, il ne me reste qu’à faire demi-tour. J’y arrive non sans peine car le chemin n’est pas large. Mais que vois-je aussitôt après ? Mes deux biquettes occupent à nouveau le chemin, mais cette fois elles ont interverti les rôles ! Celle qui se tenait sur le côté est maintenant vautrée de tout son long au milieu de la chaussée. Et ce n’est qu’après être à nouveau sorti de ma voiture et avoir à nouveau dû interrompre la sieste de la biquette en la poussant de la main droite qu’elle daigne elle aussi se lever, toujours très mollement bien sûr, et me laisser passer …
En poursuivant ma route vers le parking, je me dis que tout compte fait ces deux petites chèvres n’ont fait que leur devoir, et que c’est moi le balourd qui n’ai rien compris à leur attitude vigilante de gardiennes du temple !

Au parking, il fait beau mais très frais, c’est parfait pour moi. J’y trouve tout un groupe de jeunes grimpeurs équipés et harnachés qui s’apprêtent visiblement à aller escalader Roche Corbière. Souvenirs souvenirs ! J’entame aussitôt mon bien plus modeste programme à moi, en passant sous la via ferrata adultes (autres souvenirs intenses…), puis en constatant une fois de plus à l’approche de la digue du Gouffre d’Enfer que ce dernier mérite bien son nom ! Cette fois le barrage éponyme est bien vide, définitivement hélas. Il reste juste derrière la digue, tout au fond, une grosse mare dans laquelle un bout du ciel aujourd’hui si lumineux parvient encore à se refléter Le tour de ce barrage y perd pas mal de son charme, mais qu’y faire ?

À l’inverse, celui du Pas du Riot est, lui, bien en eau comme prévu mais loin d’être complètement rempli. J’admire dans un premier temps son nouveau  look, avec les énormes quantités de remblais rapportés devant la digue pour la consolider.
 Pour ce tour de chauffe de la matinée, je me contenterai aujourd’hui de contourner les deux barrages. Donc pas de montée au Belvédère au premier, ni de détour vers le Grand Sapin au bout du second… Là, la passerelle sur le Furan est vite atteinte, et la rive droite rapidement parcourue. Il y a deux ans je m’étais enchanté de pouvoir me promener au fond de ce second barrage en compagnie du « Furan libre ». Je me demande si aujourd’hui je ne regrette pas un petit peu de ne plus pouvoir le faire...
De retour à la digue du Pas du Riot, je tente cette fois-ci de poursuivre en face, rive droite du vallon du Furan, ce qui était impossible en 2019 en plein travaux. Pas de problème, j’arrive rapidement en bas, pile poil au pont de « l’aqueduc des Sources et des Fontaines ». Et cette fois-ci je choisis, bien sûr, l’itinéraire du bas, tout au fond du vallon, rive gauche du Furan, au plus près du ruisseau.  Ce sera ma découverte du jour ! En aval du pont de l'aqueduc, les étonnants vestiges de l’ancienne « Ventellerie » avec son pont à dix arches et autant de vannes et de treuils, son canal de dérivation… Superbe !

Parti à 9h30, je serai de retour au parking 3h plus tard. Marche tranquille, adaptée à mes capacités encore réduites, prudence oblige. On verra pour la suite...

Photos de la sortie


  • Horaire : 3h
  • Dénivelé : 230 m

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( ) bivouak.net

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