Lacs des barrages de la Rive et de Soulages
le tour depuis Luzernod (observatoire), retour par le barrage du Piney

Situation

Lac de la Rive
  • Altitude départ : 810
  • Altitude sommet : 810
  • Dénivelé : 550
  • Temps de montée : 4H45 en tout
  • Orientation : Nord
  • Balisage : blanc-jaune autour des deux barrages
  • Itinéraire :
    • possible avec des enfants
    • en boucle
  • Accès : De Saint-Etienne, N88 vers St-Chamond, sortie Izieux. Après l’église d’Izieux, suivre Le Creux (sud) puis la Valla-en-Gier et la D2 jusqu’au barrage de la Rive qu’on traverse ; poursuivre sur la D2 jusqu’à la Valla-en-Gier puis Luzernod ; avant l’entrée dans Luzernod, tourner en épingle à gauche vers l’observatoire astronomique (panneau puis chemin). Se garer juste avant cet observatoire (et la vierge) le long du terrain de foot. De Lyon, sortir à St-Chamond, qu’on traverse vers le sud, dir. Izieux, puis D2 comme ci-dessus vers la Valla-en-Gier etc.


Proposé le Geoffroy Rémi

Itinéraire

Cette sortie facile se déroule dans le cadre magnifique de deux lacs de barrage consécutifs dédiés à la production d’eau potable, et où tout est calme et volupté... Ce "classique" tour des deux lacs fait d'ailleurs écho à celui, encore plus connu des Stéphanois, des deux lacs du Gouffre d’Enfer et du Pas du Riot au sud de Rochetaillée. Il est ici agrémenté d’un final original autour d’un impressionnant troisième barrage, mais désaffecté, lui, où la nature a donc repris ses droits. Et le départ se fait à partir d’un étonnant point haut – le minuscule observatoire de Luzernod derrière une vierge sur son piédestal – ce qui offre de belles vues plongeantes sur les lacs et permet de réaliser un petit dénivelé positif tonifiant en fin de circuit…

De la vierge, retrouver à droite le chemin qui passe derrière l’observatoire (et sous la ligne électrique) et va plonger tout droit, nord puis nord-ouest, vers les barrages (superbes vues tout du long sur celui de Soulages). Il traverse des pâturages, enclos en saison, rejoint une route au niveau d’une chapelle, continue en face à gauche du cimetière (mais là il est envahi de végétation), traverse la D2 et se poursuit en sous-bois à droite de la maison-poterie (nord-ouest). Il débouche enfin, après quelques escaliers, sur le barrage de la Rive (527m, à gauche du restaurant de la Cascade).

On peut alors commencer par faire le tour du barrage de la Rive. Mis en service en 1870, il est alimenté par le Ban, un affluent du Gier. Si l’on choisit de commencer par sa rive gauche, il va falloir traverser vers la gauche la digue du barrage, prendre ensuite brièvement la D37 à gauche, puis presque aussitôt encore à gauche le chemin du tour du lac (panneau, balise). Ce très beau chemin va désormais surplomber en permanence le lac de quelques mètres. Quasi horizontal, il ménage toutefois, surtout rive gauche, de fréquentes possibilités d’aller-retour au bord de l’eau (le paradis des pêcheurs !). Au bout, le lac se rétrécit et laisse place au ruisseau du Ban qui l’alimente. On franchit ce dernier sur une passerelle (ou à gué si le débit le permet). Suit une seconde passerelle sur un affluent du Ban ; ne pas prendre les sentiers qui montent à droite avant et après cette passerelle, mais "tenir la gauche", rester sur le sentier le plus proche du lac (une règle générale qui vaudra pour le tour des deux lacs…). La balade, toujours aussi paisible et bucolique, se poursuit donc rive droite, sans histoire, jusqu’au retour à la digue de départ (petite montée/descente à la fin).

On poursuit la virée du jour par le tour, légèrement plus long, du barrage de Soulages en aval du précédent. Mis en service en 1972, il est alimenté par le Gier, qui dévale depuis la Jasserie, à 1300m, où il prend sa source… Première étape donc : rejoindre le débouché du Gier. Pour cela, traverser la route et repérer à gauche du restaurant le départ d’un sentier (panneau "L’Hermitage") : il descend, rejoint une route, qu’on traverse. Si l’on veut commencer le tour par la rive droite du lac, ne pas prendre à gauche la direction "Barrage de Soulages 1,6km", qui fait le choix de la rive gauche, mais à droite le chemin de "Lardière". Il descend jusqu’au pont sur le Gier (485m), qu’on franchit, avant de remonter au-dessus du lac qui se forme. Ce dernier n’est pas toujours bien visible, car on est d’abord en sous-bois. Rester toujours à gauche, donc au plus près du lac (ne pas prendre les chemins à droite). A une intersection vers 515m, emprunter le sentier descendant à gauche du chemin malgré la croix jaune et blanche : il mène à une première "plage" (env. 485m) au bord du lac. De là, on peut soit remonter en arrière sur le chemin, soit (nettement plus sportif !) poursuivre sur une sente en bout de plage à droite qui va surmonter les falaises qui suivent : passages très pentus, franchissement d’un petit ressaut rocheux… Possibilité, lorsqu'elle redescend, d'une échappatoire en prenant une trace qui fait un coude vers la droite et s'en va rejoindre le chemin au-dessus. Sinon, continuer sur la sente descendante parfois très raide (on peut s'aider des troncs d'arbres...). Elle débouche un peu plus loin sur une autre longue et belle "plage". Puis on rejoint le chemin, qui passe juste derrière et va franchir un épisode rocheux, avec deux passages câblés pour rassurer les personnes peu familières de ce type de terrain (pour les autres, le câble est superflu !). La suite est plus calme, on évolue quelques mètres au-dessus de l’eau. On rejoint ainsi facilement la digue du barrage, curieusement et joliment festonnée, avant de la traverser. Le retour rive gauche est paisible, et contrairement aux montées-descentes de la rive opposée, quasi horizontale. Vers le milieu du parcours, prendre le sentier qui descend à gauche, et qui poursuit au plus près du lac. À proximité de la Rive, on butte sur un affluent surmonté d'une arche : ne pas y descendre (délicat !), mais prendre l’escalier qui remonte à droite sur la route : la boucle est bouclée (on retrouve le panneau "La Rive, 500m"). Il suffit de remonter à droite sur le chemin jusqu’à la digue du barrage de la Rive.

Reste enfin à retourner – remonter ! – au parking de départ… Pour faire une belle boucle (petite marotte…), on va donc se payer un troisième barrage, mais désaffecté celui-là : celui du Piney, qui était lui aussi alimenté par le Gier, en amont du précédent (mis en service en 1956, il fut abandonné en 2000). Il faut d’abord s’engager pour cela sur un bout de la D2 qui monte à gauche (devant le restaurant de la Cascade) vers la Valla-en-Gier. Au carrefour suivant, laisser la D2 monter à droite vers la Valla et continuer en face sur la D76, direction la Croix du Planil (non indiquée). Prendre peu après un chemin herbeux qui descend à gauche (sens interdit) : il mène au pied (515m) du barrage du Piney qui barre tout le vallon (impressionnant). A partir de là, deux possibilités : la plus sportive consiste à remonter à droite (rive gauche donc) en pleine pente (herbo-caillouteuse, très raide mais sans danger) jusqu’au sommet de la digue (se tenir plutôt sur la droite). Sinon, faire demi-tour jusqu’à la route, qu’on reprend vers la gauche ; on y trouve presque aussitôt un second chemin qui descend lui aussi à gauche (pas de panneau), et qui mène, plus aisément, au sommet de la digue du barrage (565m)… La traverser (à droite, à la place du lac, une forêt touffue s’est développée !), puis s’engager au bout sur le bon sentier qui monte à droite. Le suivre longuement (est puis sud). Ici, pas ou peu de parcours horizontal, les montées et descentes se succèdent… Une fois parvenu au ruisseau d’alimentation (le Gier), le franchir sur un petit pont (565m) et continuer en face (nord, rive gauche). On aboutit à une route (poteau, 587m). La suivre à droite sur quelques mètres jusqu’au croisement, où il faut prendre le chemin herbeux qui monte en épingle tout à gauche. Un peu plus haut, ne pas prendre à gauche le sentier qui mène à des ruches, mais continuer à monter tout droit sur un sentier à l’abandon, peu visible dans les herbes. Il monte plein sud, puis en lacets (faut deviner...) vers l’ouest (dans la pente à droite ; clôture à franchir). Au débouché en bas d’une prairie, repérer au-dessus à droite la ferme des Cottes (672m). Le sommet de l’Observatoire qu’il faut rejoindre, non visible d’ici, est tout en haut au-dessus de la ferme. Pour s’y rendre, ne surtout pas monter droit dans la pente derrière la ferme (un épouvantable maquis de ronces occupe le terrain là-haut !). Le mieux est de contourner la ferme par la droite moyennant un arc de cercle. On atteint alors (barbelés...) la route d'accès à la ferme ; la prendre à gauche et, juste après la ferme, s'engager à droite sur le chemin qui monte en pente douce (nord). Dès que la pente à votre gauche est bien dégagée, la remonter hors trace pour rejoindre le bon chemin de crête qui relie le hameau du Piney à l’Observatoire et à la Vierge. Il suffit de le remonter à gauche jusqu’en haut, le parking est tout près...

A voir sur le web

Précautions

carte IGN !

Difficultés

R1 pour le tour des deux barrages (en restant sur les chemins !), R2 pour la descente du pt 810 aux barrages et la remontée correspondante (sentiers parfois effacés ou recouverts de végétation, passages hors trace, petite recherche d'itinéraire).

Commentaires itinéraire

Sortie : Bref retour au Piney

…pour faire découvrir à Sylviane cet étonnant barrage à la vie bien courte, mais aussi par curiosité personnelle. En effet, j’avais lu que le couple de "street-artists" stéphanois Ella & Pitr en avaient peinturluré la digue en 2017 !?

Nous laissons la voiture au parking jouxtant le carrefour vers La Valla-en-Gier, nous remontons brièvement la D76 vers l'est et nous prenons  le premier chemin qui descend à gauche dans le vallon. Première surprise par rapport à ma découverte des 3 barrages (la Rive, Soulages et le Piney) en octobre 2016 : ce chemin qui permettait d’accéder facilement au pied de l’immense digue (percée) du Piney parait aujourd'hui abandonné (d’ailleurs le panneau Sens interdit a disparu), envahi qu’il est maintenant par les hautes herbes et les ronces. Mais, têtus, nous insistons et finissons quand même par arriver au pied du fameux trou. Il y a même du monde de l’autre côté du trou : tiens, comment donc sont-ils arrivés là ? En tout cas, pas trace du chef-d’œuvre de nos deux artistes de rues, juste quelques vieux gribouillages insignifiants à droite du trou. Ce qui est sûr c’est que le Gier a pris un sacré débit, c’est un vrai torrent qui déboule aujourd’hui du trou, suite sans doute aux pluies persistantes de ces derniers jours. Nous ne risquons pas d’y mettre les pieds.
Allez, on remonte jusqu’à la route, on y fait quelques pas sur la gauche, jusqu’au prochain chemin qui descend à gauche et qui mène, lui, au sommet de la digue.
Cette fois, la voie est nickel, il y a même une bagnole qui stationne à mi-chemin. Et comme prévu nous traversons la digue et remontons la rive droite de l’ex-lac du Piney, devenu étroit vallon aux pentes densément boisées, sur le très agréable sentier en balcon qui le remonte. Toujours fréquenté, c’est un petit régal aves ses ondulations et ses montées-descentes successives, tantôt à découvert, tantôt bien ombragées.
Une fois arrivés à la passerelle sur le Gier, nous faisons demi-tour. Et assez vite nous allons entrevoir de loin en loin, à travers les feuillages touffus, des taches de couleur de ce qui semble bien être la fameuse fresque – elle est donc peinte sur la digue côté amont ! Cette dernière une fois franchie, je ne peux m’empêcher de fouiner vers l'amont justement, rive gauche. Et là je trouve presque aussitôt une sente qui descend assez sec au fond du vallon. Bonne idée, la fresque est bien là, qui couvre une énorme surface sur toute la hauteur de la digue, jusqu’au trou sur lequel parait assise la personne affalée représentée ici. Je suis perplexe : en principe j’ai horreur de ces "artistes" qui se croient obligés d’embellir la nature (qui n’a vraiment pas besoin de ça pour être belle !) en y déposant  leurs "œuvres", et je plains leurs commanditaires. Mais ici, dans ce cadre de toute façon délaissé, sur cette digue percée et donc totalement saugrenue, poser une fresque monumentale tout aussi saugrenue, dans le genre "géants avachis abimés par la vie" qui semble être la marque de fabrique de notre duo d'artistes… ma foi, pourquoi pas ?
En tout cas je me demande comment ils ont réalisé ça concrètement, sans doute accrochés dans le vide  à des cordes ou des câbles fixés au sommet de la digue, tels les cordistes que j’ai parfois rencontrés, occupés à vérifier ou réparer un endroit précis d’une digue ? Rien que pour ça, ça mérite un coup de chapeau, non ?


Traversée de la digue percée
La fresque sur la digue, côté amont
Le Gier dans le trou de la digue côté aval
  • Date : 19-07-2021
  • Durée : 2h
  • Dénivelé : 180 m
  • Distance : 4 km
  • Participants : Sylviane


Autres sorties

Date Titre Auteur
22-10-2016

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Geoffroy Rémi
07-10-2016

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Geoffroy Rémi
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