Croix du Planil et Croix de Paraqueue depuis
St Martin en Coailleux, retour par vallée du Gier

Croix du Planil et Croix de Paraqueue depuis
St Martin en Coailleux, retour par vallée du Gier

  • Altitude départ : 484
  • Altitude sommet : 846
  • Dénivelé : 715
  • Distance : 18,6 km
  • Temps de montée : 2h30
  • Temps de descente : 3h30
  • Orientation : Nord
  • Balisage : A la montée, rien pour l'itinéraire vers la Croix de Paraqueue et le sommet 886. Ensuite très bon balisage du GR7. A la descente, quelques passages marqués blanc-marron (m.b.m.) ou blanc-jaune (m.b.j.), surtout à partir de la digue du barrage de la Rive
  • Itinéraire :
    • possible avec des enfants
    • en boucle

Itinéraire

C'est là sans doute un des plus beaux itinéraires du Pilat : il permet de survoler en quelque sorte d'abord la vallée du Gier au-dessus de St-Chamond et l'ensemble des Monts du Lyonnais au Nord, puis de dominer la superbe haute vallée du même Gier à l'Ouest, avant de s'y plonger avec la boucle de la descente - sans parler des belles échappées vers l'Est - les Crêts du Pilat et au-delà - qu'offre l'accès au Col de la Croix du Planil...


MONTÉE : Notez le départ du GR7 vers le S au croisement au-dessus du parking (croix, panneau d’info). Ne pas le prendre, mais revenir au parking et quelques mètres en-dessous, suivre à droite la rue JB Rivory en direction de la Ravacholière (E, panneau). Un peu plus loin, après les maisons, repérer et suivre une sente qui monte à droite (S, vieille croix en fer forgé) entre deux « murs » végétaux. Quand elle traverse la D36-2 (alt. 517), poursuivre en face dans la même direction. À la fourche 560, prendre le sentier toujours en montée à gauche (N>NE>S). On débouche ainsi au très beau belvédère de la Croix de Paraqueue (632m), avec sa croix, ses rochers (dont certains à cupules, en contrebas côté NE de la colline – ce serait là un des sites mégalithiques du Pilat…),  sa vue à 360° notamment sur St-Chamond, la vallée du Gier et la totalité des Monts du Lyonnais, les Crêts du Pilat, etc. Remarquer, tout proche au SSW, un petit sommet arrondi et innommé, qui culmine à 698m.

Poursuivre ensuite en descente sur la bonne trace qui fait suite (toujours S), et qui va un peu plus bas longer une clôture en bordure d’une prairie. En bas, franchir cette clôture et continuer sur le chemin à droite.
Au croisement tout proche (615m), on pourrait certes poursuivre plein S jusqu’à une petite route qu’on prendrait à droite (maisons de Trémolet) ; puis toujours S (chemin puis petite route) jusqu’au croisement (655m) où on poursuivrait tout droit jusqu’au GR7 tout proche.

Mais il me semble bien plus intéressant de profiter de l’occasion pour aller gravir le petit sommet 698m qu’on a pu voir depuis la Croix de Paraqueue. Pour cela, il faut au croisement 615 faire quelques pas à droite puis obliquer à gauche sur le chemin montant qui part (SW puis W) rejoindre le pied du sommet 698 avant de le contourner (clôtures à franchir). Pour cela, il va falloir remonter, dès la sortie du bois, la pente à votre gauche. Longer alors à gauche le bord de la très vaste prairie qui mène au sommet. De là-haut, la vue est encore plus plongeante et plus belle (pas de pylône haute tension !) qu’à la Croix de Paraqueue, notamment sur cette dernière !

Pour la descente, revenir en arrière en se tenant bien à gauche de manière à apercevoir le bas du versant W où passe le GR7. Et dès que vous avez repéré une zône bien dégagée jusqu'en bas (à droite d'un épouvantable maquis qui a colonisé toute une partie de ce versant W), entamez la descente, hors trace évidemment. La pente est un peu raide, mais très facile : au bas d'une zone herbo-broussailleuse, on distingue un pâturage bien entretenu suivi plus bas encore d'une prairie bien verte : c'est au pied de cette prairie que passe le GR7, de gauche à droite (N-S).

Dès que vous tombez (c’est inévitable !) sur le sentier du GR (après avoir franchi une clôture), le suivre à gauche… jusqu’à la Croix du Planil (il suffit de suivre le balisage). Au passage, très beaux points de vue bien dégagés vers l’W puis vers l’E.  À noter qu’on va monter jusqu’à un point haut (885m) à gauche du sommet du Châtelard, avant de redescendre jusqu’au vaste carrefour du col de la Croix du Planil (846m).

Et là, s’il vous reste du temps, rien ne vous interdit de poursuivre encore sur le GR… et pourquoi pas jusqu’au Crêt de la Perdrix ( https://www.bivouak.net/topos/topo-4835-cret-de-la-perdrix-depuis-la-croix-du-planil-sport-2.html ) ?!



DESCENTE
 : Deux possibilités :

1. Par l’intégralité du GR7 : cette option n’est pas à négliger, car cette partie du GR7 entre St-Martin-en-Coailleux et la Croix du Planil, par les vues dégagées qu'elle offre tout du long sur plusieurs vallées et crêtes du Pilat, est vraiment très belle.

2. Par la haute vallée du Gier : un peu plus long, cet itinéraire est à lui seul un petit régal, parfaitement complémentaire de celui de la montée. On y découvre en effet encore un autre visage du Pilat, celui, magnifique, de la haute vallée du Gier "vue d'en haut" en quelque sorte.


Et ça commence fort, avec le « Chemin du bas Planil », première petite route à droite au débouché du GR 7 (plein W). Très vite, on bénéficie d’une incroyable vue plongeante  sur Luzernod tout au fond (sa vierge surélevée, son dôme-observatoire) et la Valla-en-Gier un peu plus à gauche ! Au virage en épingle à gauche (823m), quitter cette route et prendre le chemin de terre qui monte à droite. À la fourche peu après, suivre la branche descendante à gauche (NW), toute bordée de genêts : magnifique ! Elle vire W puis N : remarquer alors sur la gauche tout en bas la digue de l’ex-barrage du Piney, avec sa monumentale fresque d’Ella & Pitr (on la reverra plusieurs fois encore !).


Quand on débouche au hameau de la Grenarie (696m), ne pas y entrer mais prendre la route à gauche. Après 40m env., s’engager sur le chemin à gauche. Superbe chemin en balcon (W>S) ! À la fourche 685, virer en épingle à droite (NW). Vers 650m on franchit une route, on continue (N) après une maison et on traverse le hameau de la Cours.


À la dernière maison en bas à gauche (n°259), descendre en épingle à gauche et poursuivre la descente sur un petit sentier (SSW). Tout en bas on revoit la digue du Piney et on entend le clapotis du Gier en contrebas. On accède ainsi à la passerelle sur le Gier (560m).


Ici, ne pas traverser cette passerelle, mais s’engager aussitôt sur le sentier rive droite du Gier (remarquer juste après, à votre droite, les ruines de deux profondes excavations qui peuvent servir d’abri…). Notre sentier va alors évoluer en véritable toboggan (nombreuses montées/descentes parfois raides) au-dessus de l’ancien lac du barrage, devenu aujourd’hui une véritable forêt, jusqu’à sa fameuse digue percée et maintenant ornée de la non moins fameuse fresque !


Traverser ensuite la digue et remonter jusqu’à la D76. Suivre brièvement cette dernière à droite jusqu’au carrefour la Valla/St Chamond, où on poursuit à droite (D2, dir. St-Chamond) sur quelques centaines de mètres jusqu’à la digue du barrage de la Rive.


Ne pas traverser cette digue, mais s’engager juste après le restaurant de la Cascade sur le sentier qui descend à gauche (527m, panneaux Sentier du Pouay et L’Hermitage par Pouay). À la route (panneaux), suivre à droite le Sentier du Parc (panneau Lardière par Pouay, 3km, m.b.m.), puis continuer désormais tout droit (en ignorant une montée en épingle à droite) sur ce sentier en balcon au-dessus du lac du barrage de Soulages.


Vers 510m, suivre le Sentier du Parc à droite (N). Arrivé au hameau de Pouay (566m), on entame la toute dernière partie, un peu moins intéressante, de notre itinéraire. Poursuivre dans la même direction (N>NW, m.b.m. et m.b.j.), et à la fourche, s’engager sur la petite route de droite (NW>N). Après un grand virage à gauche, elle va passer au Devey 560m), puis au croisement de Lardière (540m). Là, quitter cette route et prendre celle de droite dite « Chemin de Lardière » (plein E). Quelques mètres plus loin (2 panneaux), on peut soit rejoindre à droite (S>E) le GR7, qu’on suit ensuite au N jusqu’à St-Martin-en-Coailleux, soit (plus direct)  suivre en face (>E) la direction « Saint-Martin-en-Coailleux par le Vernat ». Dans ce cas, après les maisons, un bon chemin (NE>E>N) mène comme indiqué à la ferme du Vernat, d’où une dernière petite route file au N et rejoint notre point de départ.

A voir sur le web

Précautions

Carte IGN du Pilat 2933 ET ou GPS indispensables !


Commentaires difficultés

Orientation sur les passages non balisés (fréquents départs de sentiers ou chemins en tous sens, souvent absents de la carte). Passages caillouteux et grosses dalles rocheuses sur certaines portions du trajet.

Topo créé le :

De l'A47, prendre la sortie 16 St-Chamond Centre / Parc du Pilat. Puis suivre Centre Ville et poursuivre dans cette direction jusqu'au panneau à droite "St Martin-en-Coailleux". Suivre alors cette indication jusqu'au village, passer le cimetière et se garer dans le petit parking à gauche juste après l'église.


Situation




Sortie du 08-09-2021

Piégé dans le maquis !

Saint-Martin-en-Coailleux dans le rétro

Lors de ma sortie du 17 août dernier à Salvaris, j’avais croisé un habitant d’Izieux qui m’avait vanté la beauté du parcours du GR7 au départ de St-Martin-en-Coailleux. Or je ne connaissais ce GR que dans son trajet, agréable mais pas exceptionnel, entre la Croix du Planil et le Crêt de la Perdrix. Stimulé par la perspective de découvrir un tout nouveau parcours, je m’étais promis de le réaliser dès que possible. Et donc me voici parti ce beau matin pour aller explorer ce circuit, agrémenté d’un retour à ma façon par la haute vallée du Gier.

Et tout a très bien commencé, puisque dès mon départ de St-Martin à 9h30, je fais la connaissance d’une jeune et charmante habitante de St-Chamond, elle aussi partie pour randonner, mais comme d’hab « sans but précis au départ, au petit bonheur la chance… ». On fait un  bout de chemin ensemble, en devisant comme si on se connaissait depuis toujours, mais hélas nos chemins vont diverger au pied du sentier qui monte vers la Croix de Paraqueue… Et une fois à la Croix, force est de constater que c’est en effet un magnifique promontoire en tous sens. Sous un ciel tout bleu, c’est un tour d’horizon extraordinaire qui s’offre à moi.

C’est ensuite que les choses vont commencer à se gâter… En effet je me suis mis dans la tête de chercher les roches à cupules dont il est fait mention dans « Regards du Pilat ». Reparti du sommet à 10h50, mais ne me souvenant plus bien où elles se trouvent, je fais fausse route et cherche à m’approcher des rochers juste sous le sommet. Pas évident vu le nombre de buissons et de ronces qui les entourent. Je finis par renoncer et refranchir la clôture. C’est alors que je m’aperçois que je n’ai plus ma carte IGN (ça m’apprendra à m’obstiner à me passer de GPS !). Donc retour dans les ronces, hors trace évidemment. C’est un miracle que je la retrouve enfin, tombée dans les épais buissons au pied des barbelés.

Mais ce n’était rien en comparaison de ce qui m’attendait.  Reparti d’un bon pied vers 11h20, et bien décidé à monter sur le sommet 698, j’y arrive sans problème en passant par une vague trace à gauche dans le petit bois (final raide, il faut s’accrocher aux branches pour prendre pied sur le pâturage !). Une fois là-haut, et après avoir apprécié comme il se doit la nouvelle vue panoramique, je vais jusqu’au bout du plateau, franchis les barbelés et commence vers midi ma descente dans le versant W. Plein W, en principe, mais j’ai déjà commencé à dériver, et donc je rectifie.

Tout va bien jusqu’au moment où je me trouve soudain devant un mur de végétation foisonnante… C’est pourtant bien la bonne direction, donc j’insiste, j’écarte les branches, les lianes, les buissons, et je m’y enfonce. Mais ça ne va pas s’arranger, si bien que très vite je vais me retrouver enfoui et encerclé dans un épouvantable maquis, dense, touffu, absolument inextricable, et d’autant plus pénible qu’il est truffé de ronces et autres épineux qui finissent par me clouer littéralement sur place. Je m’obstine. En vain ! Me voilà beau ! Soudain conscient de mon erreur, je tente de rebrousser chemin. Impossible, c’est du pareil au même, il ne reste aucune trace de mon passage derrière moi, évidemment. Impossible d’avancer, impossible de reculer… Petit moment de panique… Je ne vais quand même pas appeler les secours, de quoi aurais-je l’air ? Je respire un bon coup, bon, pas le choix, il faut A-VAN-CER !

Je passe sur toutes les émotions qui m’ont traversé dans ce chemin de croix : c’était horrible !  Bien pire en tout cas que le seul maquis que j’aie eu à traverser de ma vie, c’était en Corse pourtant, un véritable maquis pas piqué des vers, lorsque dans ma redescente du Cinto j’avais tenté un petit « raccourci » après être sorti de la trace. Là, dans l’inoffensif Pilat, j’ai mis plus d’une heure pour avancer, reculer, re-avancer, centimètre par centimètre, sur les quelques dizaines de mètres de ce putain de maquis bourré d’épineux jusqu’à la gueule. J’essayais à chaque seconde de trouver un passage un peu moins dense, moins effrayant, le plus souvent peine perdue... Mais parfois j’en trouvais un, par exemple un petit carré dense de fougères géantes (plus de 2m de haut !) dans lequel j’étais noyé, sans visibilité aucune, mais avec un peu moins d’épineux…

Ce qui m’a permis de tenir le coup, c’est que je savais qu’un peu plus bas, il y avait forcément le GR, c’est-à-dire la délivrance, la fin du cauchemar. Et j’y suis enfin arrivé à mon GR… vers 13h30 ! Epuisé, j’avise une souche et je m’y affale : mon pantalon est en lambeaux, bon pour la poubelle, par chance il me reste le short, à peu près intact, lui ! Quant à mes jambes, elles sont griffées de partout et piquetées de haut en bas d’une myriade de petites étoiles rouges… Pas grave, je m’en tire bien, finalement…

Le reste n’a plus beaucoup d’importance : je sors mes petites provisions du sac, un vrai festin pour le coup ! Et je reprends peu à peu mes esprits …. Puis, d’abord tenté de rebrousser chemin vu l’heure (je n’ai pas encore beaucoup avancé par rapport à mon point de départ !), je finis par me décider à faire quand même un bout de chemin supplémentaire sur le GR7, histoire de me changer les idées.  Si bien que, reparti rassasié et ragaillardi à 14h, je finis même par arriver comme une fleur au col de  la Croix du Planil (je n’y croyais plus) vers 15h40 !

Ensuite, bien sûr, pas question de revenir par la boucle (nettement plus longue et  de surcroit presque entièrement à découvrir) de la « haute vallée du Gier » que je m’étais concoctée. Je me réserve cette gourmandise pour un autre jour…Déjà très heureux d’être parvenu au terme prévu de ma rando, chose totalement inespérée après les événements du jour, je ne songe qu’à revenir sur mes pas par le même GR7, mais cette fois de bout en bout. Ce sera chose faite moins de deux heures plus tard, encore tout ébahi par la beauté des paysages que j’ai pu voir au passage

Une journée mémorable, mais qui demande un nouveau et rapide retour sur les lieux...

Photos de la sortie


  • Horaire : 6h30
  • Dénivelé : 570 m

Autres sorties

Date Titre Auteur
18-09-2021

Splendeur du Pilat mais...

15 Geoffroy Rémi

Identification

( ) bivouak.net

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