Mont Revard par la face ouest

Situation

La gare de Mouxy jadis
  • Altitude départ : 780
  • Altitude sommet : 1410
  • Dénivelé : 740
  • Distance : 3.5 km
  • Temps de montée : 1h10
  • Orientation : Ouest
  • Balisage : Pour aller au plus court, il est utile de prendre les petits chemins en pointillés sur la carte IGN...donc pas de balisage !
  • Itinéraire :
    • en boucle
  • Accès : Depuis l'attero de Veniper (en montant sur la route de la Féclaz) à 780 m


Proposé le cmp

Itinéraire

Véniper>Pré curtet>point IGN 1082 m>Jardin d'altitude>Le Revard.

Itinéraire vol

Champs assez large en herbe mais avec une falaise au bout de celle-ci

Difficultés

En sud ouest l'attero est sous le vent de la colline et des arbres...j'en ai fais les frais à l'attero ;-))

Commentaires itinéraire

Sortie : Faut pas mollir !

Puisqu'ils annoncent du vent au sud, il faut aller au nord. Il existe là-bas une balade qui ne me réussit pas, j'y suis déjà allé deux fois sans pouvoir redescendre en parapente... C'est le Mont Revard, il réclame le soleil de l'après-midi pour pouvoir y décoller sereinement alors moi qui suis du matin... Monter là-haut par le sentier de la crémaillère est un plaisir teinté de nostalgie puisque de multiples indices ici et là rappellent la glorieuse époque où les voitures n'existaient pas. Un petit train montait jadis les touristes épris de grand air et de sport d'hiver, il y avait même un téléphérique. Tout a malheureusement disparu au profit d'un immense parking puant le gazoil et brûlant sous le soleil de midi. Monter au Revard n'a plus aucun charme, reste toutefois le plaisir de suivre à pied le tracé de la crémaillère à la recherche du passé et de l'insouciance. Comme à Luchon, ce petit train permettait de gagner les sommets 1200 m plus haut, ce qui n'est pas anodin. Cerise sur le gâteau, la plateforme des rails passe par un grand pont et deux tunnels, ce qui est assez ludique. Quatre heures de marche sont nécessaires pour s'affranchir du tracé intégral.
 
Aujourd'hui, pour changer j'emprunte le raccourci qui passe astucieusement à travers une grande falaise. La raideur du parcours demande pas mal d'énergie en même temps qu'une certaine adresse dans les parties rocheuses et câblées, je me fais un point d'honneur à ne pas toucher la main courante. J'arrive au sommet pour constater encore une fois que le vent n'est pas bon. Alors je pose le sac et faute de mieux commence à jouir du panorama grandiose. L'immense lac du Bourget scintille de mille feux avec ici et là de petites virgules blanches que laissent les bateaux de plaisance. Les ducs de Savoie ont bon goût à venir ici profiter de leur dernière demeure au bord du rivage.
 
C'est à ce moment que débarque un parapentiste. Il porte une banane en guise de sac dont il sort sans plus attendre un minuscule bout de chiffon léger, en dépit des mauvaises conditions. C'est la Dudek Run & Fly, la voile la plus légère du marché, 986 g ! Il est venu à pied comme moi et me dit être monté en 1h30... moi qui pensais avoir fait un chrono en 2h30, je ne la ramène pas.
 
Sa préparation est vite faite et je me demande vraiment comment il va s'y prendre avec ce vent fort 3/4 arrière. Un première essai foire complètement sans que cela ne l'affecte le moins du monde, il jette sa voile un peu plus loin et gonfle face voile avec maestria avant de se jeter dans le trou avec son chiffon froissé au dessus de la tête... Incroyable !
 
Cette démonstration me galvanise, puisqu'il y est arrivé, je devrais y arriver aussi ! J'étale très mollement ma grande voile double face et me mets en attente d'une bouffe moins pourrie que les autres. Pendant ce temps, tout un tas de spectateurs venus en caisse s'amassent autour de moi. N'étant pas sûr de mon coup j'annonce à la cantonade que les conditions sont mauvaises afin de justifier mon probable échec à mon décollage. Au moment où l'air me fouette le visage j'entame ma course d'envol. Maîtrise où miracle je n'en sais rien mais je me retrouve en l'air du premier coup ! Commence alors un joli vol devant les falaises qui ne donnent rien, avant de planer jusqu'au dessus du monastère de Bethléem où un thermique me permet de faire durer le plaisir. L'atterrissage à côté de l'usine Aixam est vaste et garni d'une belle manche à air, je me pose comme une fleur avant de tout remballer. Non vraiment il faut pas mollir !


Verte campagne
Dernier vestige : les toilettes de la gare intermédiaire
le sentier raccourci passe par des barres
Vue depuis le ressaut
j'étale la voile
le Mont Revard
Le Monastère de Bethléem
Grand angle
l'attérro de Aixam
dernier thermique sur le monastère
Et voila
Tournesol dans les champs du départ
  • Date : 29-08-2022
  • Durée : 02:30
  • Dénivelé : 1150 m
  • Distance : 7 km
  • Temps de vol : 15' m
  • Plafond max : 1550 m

Commentaires

Michel Pila
30-08-2022 17:33:39

Salut Jean-Lou

Un beau site du soir en effet, et une pensée pour tes amis ! 

Régale-nous encore de tes vidéos

Bons vols ! 

Fanto-LC73
30-08-2022 10:16:26

Hello, super ! de bons souvenirs pour moi, le Revard après le boulot, le soir en cross jusqu'à La Ravoire Challes les Eaux avec toute l'équipe du Delta Club de Savoie, Mario, Merco et Bernard bien sur, bcp sont morts sur le circuit, l'occasion d'une pensée pour eux...



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