Crêt de l'Oeillon depuis Doizieux par le
Collet de Doizieux et la Chaux de Toureyre

Situation

L'antenne-relais de l'Oeillon et la Croix
  • Altitude départ : 570
  • Altitude sommet : 1364
  • Dénivelé : 950
  • Distance : 15,5 km
  • Temps de montée : 3h
  • Temps de descente : 2h40
  • Orientation : Nord
  • Balisage : Alternance de tronçons non balisés (notamment le raide sentier à partir du Collet) et de tronçons balisés - marques blanc-marron du Parc du Pilat (m.b.m.) et/ou marques blanc-jaune (m.b.j.).
  • Itinéraire :
    • possible avec des enfants
    • en boucle
  • Accès : Depuis l'A47 (vallée du Gier), sortie 13 : La Grand Croix > Saint-Paul-en-Jarez > La Terrasse-en-Dorlay > Doizieux. Se garer de préférence sur le parking à l'entrée du village à gauche.


Proposé le Geoffroy Rémi

Itinéraire

LE must du Pilat ? En tout cas, sans conteste l'un des plus superbes itinéraires de ce massif ! Pour faire durer le plaisir je le fais partir ici de Doizieux. Ce village à lui seul, accroché aux très raides versants rocheux de la vallée encaissée du Dorlay, mérite le déplacement. Mais il est évidemment possible de raccourcir cette rando en partant du Collet de Doizieux (v. la variante à la fin du topo).

MONTEE : Sur la place centrale de Doizieux, s’engager rive droite du Dorlay dans la montée soutenue de la rue de la Chenée (NW), qui passe sous l’école communale. Tout en haut de la rue, aller à droite (m.b.j. et b.m.). Plus loin, traverser la route et poursuivre en face, puis rester sur ce chemin principal (E). Au croisement suivant (panneaux), prendre le chemin de droite (mêmes balisages, sentier du Parc n°1) dir. "Collet de Doizieux". À la route (750m, panneau), la suivre brièvement à gauche ("Collet de Doizieux à 2,2 km"), et après une minute env., la quitter (pt 761m) pour prendre en épingle à droite le bon chemin qui va mener en pente douce (E) jusqu’au Collet de Doizieux (946m).

Au Collet (belle vue plongeante sur la vallée du Rhône), repérer sur la route à droite (qui se dirige vers Doizieux), entre deux panneaux routiers, le chemin qui grimpe en sous-bois plein S – direction qu’il faudra suivre dorénavant jusqu’au Crêt de l’Oeillon ! C’est là qu’il faut monter. Au "Y" peu après, prendre la branche de  droite (marquée XX), puis peu après celle de gauche (la voie devient plus étroite et raide). Il s’agit de l’ancien sentier d’avant la tempête de décembre 1999, et qui est bien plus pittoresque et sauvage que le morne et  zigzaguant itinéraire balisé (m.b.m.) qui lui a été substitué par le PNR sur le versant E. Ce superbe sentier qui grimpe droit dans la pente était jusqu'à la fin des années 2010  bien encombré de genêts et autres branchages (un bon sécateur était utile…), mais il est maintenant bien dégagé.

Il traverse plus haut une large piste, puis un chemin herbeux : la pente s’adoucit, continuer toujours en face. Vers 1200m, ne pas obliquer à gauche, continuer en face plein S. A 1240m, on traverse un large chemin, et notre sentier s'élargit et devient confortable. Peu après, à 1255m, on récupère un chemin balisé (m.b.m.) venant de gauche. Puis on sort du bois et notre chemin devient presque horizontal : le paysage s’ouvre alors progressivement de chaque côté (merci la tempête de 1999 !), c’est superbe. Enfin surgissent en face les Crêts de l’Oeillon et de Botte : vous êtes alors au sommet de la Chaux de Toureyre (1292m) ; complètement rasée en1999, elle a été réarborée depuis (mélèzes).

On redescend ensuite jusqu’au lieu-dit la Trève du Loup (1219m, croisement de chemins ; sur un panneau on distingue à peine une vieille inscription "Croix de Louis 1214m"). Puis notre toboggan remonte en face, jusqu’à un vaste replat à 1260m : c’est la Chaux d’Égallet, où s’élevait autrefois le luxueux Grand Hôtel des Monts du Pilat (construit fin 19e et entièrement détruit lors d’un incendie inexpliqué en 1931 - panneau explicatif un peu plus loin).  Ensuite, l’itinéraire rentre en sous-bois et va se redresser à nouveau. Au passage, remarquer un énorme et superbe bloc rocheux, posé là à gauche du sentier : c'est le "Rocher de la Chèvre", au sommet duquel de riches pensionnaires du Grand Hôtel se faisaient prendre en photo. Un peu plus loin encore, on passe au départ du déco de l'Oeillon Est, qui m'a paru bien court (faut pas se louper...), et d'où la vue plongeante sur la vallée du Rhône est extraordinaire !

L’arrivée au Crêt de l’Oeillon, à travers un magnifique chirat (suivre les poteaux), est le clou du spectacle : vue grandiose sur les Trois Dents toutes proches, les sommets du Massif Central, les Monts du Lyonnais et ceux du Forez, l’immense ruban de la vallée du Rhône, les Alpes au loin… Table d’orientation très détaillée, monumentale croix en pierre, et bien sûr la fameuse "fusée" dressée du relais de télévision.

DESCENTE : pour une fois, je n'hésite pas à recommander le retour par l'itinéraire de l'aller. C'est l'occasion de redécouvrir cette superbe trajectoire sous un tout autre angle.

Toutefois, pour celles et ceux qui préfèreraient éviter la dernière partie, la plus rude et raide, du sentier caillouteux qui plonge après la Chaux de Toureyre sur le Collet de Doizieux, voici une proposition alternative, bien plus cool mais donc aussi un peu plus longue.
Poursuivre la descente vers le Sud (itinéraire de montée) jusqu'au croisement 1117m, où on traverse une piste : prendre alors cette piste à droite, et repérer presque aussitôt, à gauche (panneau) la direction "Collet de Doizieux, 1,7km". Il suffit de suivre ce bon chemin en descente douce (balisage m.b.m.). Attention toutefois, vers 1035m, bien repérer le départ en épingle à gauche d'un petit sentier (panneau, m.b.j). Il va rejoindre plus bas un large chemin qu'il suffit de suivre à gauche (N) jusqu'au Collet.

-----------------------------------------

Je rappelle in fine comme annoncé en introduction la possibilité d'une variante courte : il s'agit de partir du Collet de Doizieux, qu'on atteint aisément en voiture depuis Doizieux et où il est facile de se garer. A partir de là, il suffit de suivre le même itinéraire. Ce sera nettement plus bref bien sûr : compter alors 3h à 3h30 au total, et un dénivelé + d'env. 500m.


A voir sur le web

Précautions

Bonnes chaussures de rando, GPS ou carte+boussole ; bâtons de marche utiles.



Difficultés

Surtout la raideur du sentier caillouteux qui mène à la Chaux de Toureyre. Attention à l\'orientation, nombreux départs de chemins un peu partout.

Commentaires itinéraire

Sortie : Les ruses de l'inconscient

Ça fait un moment que j’avais envie de me re-tester, mais sans aller trop loin, avec un projet de rando à la journée joignant l’utile (bon dénivelé) à l’agréable (bel itinéraire). Pour cela je ne vois alors pas meilleur choix que de remonter au Crêt de l’Oeillon depuis Doizieux, une rando qui m’avait enchanté fin mars dernier... avec peut-être, qui sait, un ou deux petits plus si l’horaire le permet ?

Me voici donc reparti ce vendredi pour Doizieux. Je suis très content, car cette fois je pars à 9h, ce qui va me laisser du temps…

Mais c’était compter sans mon inconscient ! Car à peine arrivé à Doizieux, 25’ après mon départ de Sainté, je ne trouve plus mon portable ! J’ai beau le chercher fébrilement partout, plusieurs fois, dans mes poches, dans mon sac à dos, rien ! Ce qui veut dire zéro photo, mais aussi aucun contact avec Sylviane avant mon retour ce soir, ce qui ne pourra que l’inquiéter fortement vu nos habitudes… Donc pas le choix : retour à Sainté, soit une bonne heure de perdue ! La journée commence mal...

De retour chez moi, nous cherchons tous les deux. Et c’est Sylviane qui trouve presque aussitôt mon téléphone… dans une des poches de mon nouveau pantalon de rando ! Il faut dire qu’il en a 7, de poches ! C’est parfait pour un randonneur, à condition de n’en oublier aucune en cas de recherche… Ah c’est malin !

Bref, me voilà reparti tout perturbé. La voix de la raison me dit de choisir une autre rando, plus courte. Mais ce serait céder à mon inconscient ! Donc je persiste et signe – quitte à renoncer aux « petits plus ». Si j’arrivais à 1000m de D+, me dis-je, ce serait déjà une petite victoire symbolique sur la voie de mon en retour en forme…

De retour à Doizieux à 10h, je ne traine pas. Je cherche un bon rythme de marche, mais sans forcer car il me faudra tenir la distance et le dénivelé. Très vite je me sens à l’aise sur cette belle et raide montée au-dessus du village, puis sur la voie tranquille qui mène au Collet. Et là, j’enchaine aussitôt avec la sauvage et rude montée en sous-bois sur l’ancien sentier débalisé qui va me hisser droit dans la pente jusqu’à la royale voie de crête en toboggan entre la Chaux de Toureyre et l’Oeillon.

Une fois là-haut, vers midi, me voilà rassuré. J’y retrouve avec plaisir mes landes sauvages, mes arbres torturés, mes mélèzes en habits d’automne, mes fenêtres vers les Monts du Lyonnais ou ceux du Forez, ou bien encore Lyon ou la plaine du Rhône… Mais une fois de plus les Alpes demeurent noyées dans la brume. Et, chose étrange, pas un seul chant d’oiseau, silence total…

Puis je prends le temps d’examiner pour une fois attentivement les rares vestiges (quelques pans de murs entre les arbres) de la ferme de l’Hôtel brûlé. Cela fait, arrivé peu après au pied du Rocher de la Chèvre, j’en fais le tour puis je décide enfin d’y monter, comme je me l’étais promis la dernière fois. Et en quelques enjambées, malgré des prises pas terribles et quelques réticences manifestées par ma hanche gauche, me voici facilement au sommet du rocher, avec là encore des arbustes aux branches tordues qui dessinent d’étranges graffitis sur le bleu ou le gris du ciel.

 Cela dit, c’est bien beau de faire des pieds de nez à son inconscient, mais je vois qu’il est déjà 13h30 et qu’il est donc plus que temps de sortir mes provisions du sac, ce que je vais donc faire tranquillement au pied de mon rocher.

C’est ensuite un peu avant 15h que j’arriverai enfin au Sommet du Crêt de l’Oeillon, après un petit détour par son chirat du versant Sud, histoire de faire durer un peu plus le plaisir de jouer les équilibristes dans les blocs… J’y rencontrerai enfin quelques rares congénères venus admirer comme moi, mais à deux pas de leur voiture garée juste en dessous, le magnifique panorama en tous sens qu’offre ce promontoire majeur du Pilat, même en l’absence, comme aujourd’hui, de toute la chaine des Alpes.

C’est alors que, non content de m’être octroyé déjà plusieurs petits extras par rapport à mon projet initial, je décide (dernier pied de nez !) de rajouter le Crêt de Botte à mon tableau de chasse du jour. Je descends donc au Col de l’Oeillon, remonte vers le Crêt de Botte, le contourne par la droite dans un nouveau chirat, redescends au col via le déco (qu’occupe un groupe de pique-niqueurs à défaut de parapentistes) puis remonte à l’Oeillon.

Il est 15h45 : pas de temps à perdre si je veux être de retour à Doizieux avant la nuit ! Pas de boucle donc (c’était prévu), mais un retour cool mais sans trainer (ni courir !) et sans pauses par le même itinéraire. Seule entorse : j’éviterai la partie la plus raide et chaotique qui plonge vers le Collet de Doizieux et risque de bien me retarder en prenant à la place le petit sentier beaucoup plus cool de ma « proposition alternative » du topo.

Moyennant quoi ma descente sera un dernier et constant petit plaisir, à la seule exception du chemin quasi horizontal entre le Collet et l’épingle 761 au-dessus de Doizieux, qui me parait cette fois bien longuet et un peu monotone je dois dire…

J’arriverai à Doizieux à 18h40, la nuit est sur le point de tomber. Mission accomplie, mon plaisir est sans mélange. Il ne me reste plus qu’à remercier les dieux (et mon inconscient !) de m’avoir permis de réaliser ce petit exploit à ma mesure, dans les temps et sans jamais forcer, finalement.


Tronc d'arbre humanoïde...
sentier raide
Reste de mur de la ferme de l'Hotel brûlé
Rocher de la Chèvre (vue arrière)
Rocher de la Chèvre (depuis le sentier)
Du sommet du Rocher de la Chèvre
Crêt de l'Oeillon en vue
Au sommet, Croix de l'Oeillon et vue vers Lyon et la vallée du Rhône
Crêt de Botte depuis le Crêt de l'Oeillon
Au Crêt de Botte
Du Crêt de Botte, les 3 Dents, le Col du Gratteau et la vallée du Rhône
L'Oeillon depuis la Botte
De l'Oeillon vers la crête d'accès et la Chaux de Toureyre (au fond)
Du sommet du Rocher de la Chèvre, un oiseau s'envole...
  • Date : 28-10-2022
  • Durée : 8h
  • Dénivelé : 1050 m
  • Distance : 18 km

Commentaires

Geoffroy Rémi
07-12-2022 11:42:27

Merci Luc. Quant à la balise, je l'attends de pied ferme. J'ai en effet largement de quoi la caser...

Luc
05-12-2022 21:50:54

Hé bien respect pour cette bambée !!!

Quant au matériel.... bientôt il faudra penser à la balise (qu'on pourra laisser 4 mois dans son sac) mais avec sept poches à ton arc .....  :-)

 



Autres sorties

Date Titre Auteur
28-03-2022

Redécouvertes

Geoffroy Rémi
Identification

Social Media