Sortie : Émotions dans l’Ondenon

Au fond du valllon

Données de la sortie

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  • Date : 12-03-2023
  • Durée : 3h40
  • Dénivelé : 275 m
  • Distance : 6.63 km
  • Participants : Sylviane

Données de l'itinéraire


En juin 2018, j’étais allé m’aventurer, par pure curiosité, dans la partie finale du lit de l’Ondenon. Parti du bas du chemin qui descend dans le Bois de l'Ondenon jusqu’au fond du vallon, vers 725m), j'avais suivi le lit du ruisseau jusqu’à la digue. J’ai gardé un excellent souvenir de cette brève et libre déambulation. D’ailleurs ce parcours peu banal est même signalé en traitillés sur la carte IGN !

 Depuis, je rêvais d’y revenir, et même d’en accroitre la longueur – et le plaisir que j’y avais pris ? – en démarrant nettement plus en amont encore, au gué à 810m. Certes, sur l’IGN il n’y a plus de traitillés dans cette partie supérieure du vallon… mais ça, ça ne pouvait que stimuler davantage encore ma curiosité. Et pour couronner le tout, j’ai voulu partager le plaisir de cette découverte avec Sylviane…

Temps idéal ce dimanche 12 mars : hop c’est parti en début d’après-midi. Il fait beau et frais, c’est parfait pour nous. De la digue du barrage, nous remontons vers le Guizay par le capricieux sentier en balcon, petit régal préliminaire où nous sommes tout seuls. Puis, hélas, changement radical de décor, comme attendu, dès que nous arrivons sur la route piétonne qui rejoint la crête vers le Guizay. Non seulement nous ne sommes plus seuls, mais surtout il faut se farcir ces hideux pylônes et antennes qui défigurent toute cette colline. On passe vite, mais on s’attardera quand même un peu au fameux belvédère, panorama imprenable sur tout Sainté oblige (on a beau l’avoir déjà vu x fois, ça reste toujours surprenant), et évidemment là on n’est plus seuls du tout !

Puis vite on fuit la foule, d’ailleurs le parking est bondé, et on n’est pas venus là pour ça ! L’objectif, bien plus stimulant, est à présent de trouver le départ du sentier de descente vers l’Ondenon. On finit par le trouver sans trop de mal, mais est-ce bien le bon ? Justement, on croise trois jeunes qui le remontent (ils viennent de la Chomette). Ils nous le confirment, mais croient bon de nous prévenir : "Attention, il y a des passages scabreux !". Scabreux ? Notre âge n’a pas dû leur échapper ! Je les rassure : "On a un peu l’habitude…". En fait, c’est juste un vrai sentier du Pilat, avec comme souvent de gros cailloux et des marches rocheuses ici ou là…

Une fois en bas, y a plus qu’à… Le petit ruisseau est là qui nous attend, et je ne suis pas déçu : dans cet étroit fond de vallon, il y a un peu de tout, des troncs cassés, des caillasses, des rochers, des broussailles en tous genres, bref, c’est à nous de faire notre trace. Je me lance donc, et Sylviane suit. On restera presque tout le temps rive gauche, vu qu’à droite du ruisseau la pente est souvent rocheuse et ultra raide. La progression est rarement évidente, vu que c’est en effet plus ou moins encombré tout du long, et qu’il n’y a jamais de trace identifiable et continue (des bribes, parfois ? même pas sûr…). Je dois souvent aider Sylviane (qui a depuis longtemps une prothèse de hanche) à franchir les obstacles, passer sur (ou sous !) un tronc tombé au fond, monter ou descendre un bout de pente raide, etc. Bref, on n’avance pas vite dans ce fond de vallée humide et chaotique…

Je sens bientôt qu’à ce petit jeu Sylviane se lasse. Elle qui est toujours sereine, je la sens de plus en plus inquiète, voire angoissée. Et lorsque, bloqués sur la pente gauche par un entrelacs inextricable de troncs et de branches, nous devons redescendre au bord du ruisseau, nous voilà soudain entrain de glisser tous les deux sur la terre argileuse sans parvenir à nous retenir à une branche ou un tronc. Sylviane chute, et glissant moi-même je n’ai pas pu la retenir ! Finalement, plus de peur que de mal. Mais du coup, nous voilà tous les deux, pour diverses raisons, désireux de nous sortir de là au plus vite… mais bien obligés, en attendant, de poursuivre cahin-caha notre parcours du combattant, au gré des caprices du ruisseau !

Notre salut viendra enfin, plus bas, du débouché à gauche du seul chemin qui descend ici jusqu’à l’Ondenon (voir topo). Certes, c’est justement à partir d’ici (comme j'avais pu le constater en 2018...) que le parcours au fond du vallon devient plutôt aisé, voire ludique. Mais c’est sans bien y réfléchir que je m’engage aussitôt sur notre excellent chemin salvateur… ce qui malgré sa pente assez forte tranquillise aussitôt Sylviane !

Notre retour sur ce chemin jusqu’au parking – longue montée puis courte redescente – n’est plus alors qu’une simple formalité. Sylviane en est tellement ragaillardie qu’elle me remercie même de lui avoir fait connaître ce nouveau parcours certes assez "sportif" et surprenant, mais somme toute très original. Me voilà comblé !

Cela dit, salut et bon vent à tous les bivouakeurs !

 

Creative Commons licence
Belvédère du Guizay
Sentier de descente au fond du vallon
Gué
Au fond du valllon
Au fond du valllon
Au fond du valllon
Chemin de sortie

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