Pic de Pouy Usclat depuis Sost

Pic de Pouy Usclat depuis Sost

  • Altitude départ : 750
  • Altitude sommet : 1755
  • Dénivelé : 1000
  • Temps de montée : 3h00
  • Orientation : Est
  • Balisage : Rien
  • Itinéraire :
    • en boucle

Itinéraire

Garer la voiture au delà du cap de la lane. Sur la route de la carrière, au départ du chemin dans le grand virage à droite. Prendre le chemin qui monte à flanc puis revient sur l’arête au point coté 916, il faudra rester sur cette arête jusqu’à 1250, là il faut quitter l’arête pour prendre plein sud et monter sur une belle sente antédiluvienne. Elle aboutie sur une prairie où siègent des granges, elles subissent le poids des ans. Dans la première, un mur s’est effondré laissant apparaître l’intérieur qui semble avoir été abandonné la veille, le calendrier date de 1977 et il reste un chapeau sur la table et des vestes sur le portemanteau. D’après un paysan du coin, les gens de ces granges sont tous morts depuis longtemps et le site est totalement abandonné.

Le chemin disparaît un moment, il faut monter droit au dessus des granges jusqu'au plus haut de la prairie au milieu des fougères (décollage possible). A la lisière, prendre en traversée a droite pour retourner sur l’arête. On retrouve alors un chemin, ne suivez pas la piste forestière mais prenez la petite prairie qui monte droit sur l’arête, on retrouve le chemin qui de nouveau part à droite dans la forêt. On débouche alors sur la crête sommitale, il reste un quart d’heure à monter dans une forêt constituée de sapins millénaires et bien usés pour enfin atteindre le sommet débonnaire et tout rond.

Précautions

Que voila une bien belle balade, vous n’y verrez sans doute que des animaux, Nous sommes loin du tourisme à tout crin et des équipements excessifs. Bien sur, de nouvelles pistes forestières ont un peu dénaturé le coin mais on est loin du pilonnage pratiqué dans les Alpes.

0.0/5 (0 votes)

Topo créé le :

Toulouse > Saint Gaudens > Mauléon Barousse > Sost


Parcours


  • Nb points : 5
  • Donnée terrain : Oui
  • Distance (km): 9.788
  • Dénivelé - : 1000
  • Dénivelé + : 0
  • Taille fichier : 9 kB
  • Description : itinéraire simple mais noyé parmi les pistes forestières (vol en prime)
  • Téléchargement


Sortie du 05-08-2008

Bergerie sous le sommet

Quel plaisir de revenir sur ces traces là, c’est une balade absolument somptueuse avec des bestioles, des champignons, des fleurs, et curieusement personne avec qui les partager. Je n’ai jamais vu personne ici, pourtant la vie agricole est encore d’actualité, en témoigne la remise en état de la source non loin de la petite estive où paissent encore quelques belles vaches à 2 heures de marche de la vallée. Les ceps d’été sont nombreux et si j’ai la flemme de les cueillir ce n’est pas le cas de Jean-Pierre beaucoup plus proche de la nature que moi, en fin connaisseur il ne cueille que les matures et de la bonne variété.

Le temps est lourd et les perspectives de vol hypothétiques, mais qu’importe, ici le temps n’a pas prise et cette parenthèse enchantée mérite à elle seule que l’on s’y attarde ne serait-ce que pour le simple plaisir de la vue au sommet, le plaisir de marcher dans cette forêt figée dans le temps. A n’en pas douter, 500 ans en arrière, rien ne devait être différent. Les années passent sans que le climat n’apporte encore de notables changements. Mais au train où vont les choses, il est à craindre que cela ne dure pas. Alors je profite de chaque pas.

Aux abords des alpages (de l'estive comme on dit ici), sous le vent du sud, la brise se fait sentir, elle n’est pas forte mais elle vient de l’autre coté, nous sommes censés être à l’abri. Peu importe, nous irons au sommet ! Là-haut, bonne nouvelle, le vent n’est pas plus fort aussi nous nous préparons sans tarder. J’ai hâte d’être en l’air ! Comme toujours, je veux jouir du décor, me saouler de l’air qui nous entoure, en quelques minutes je suis prêt au décollage. Je sais que nous devons passer sous le vent du sommet et cela pourrait nous secouer un peu, mais le vent n’est pas si fort, je reste serein.

Une impulsion, et me voici en l’air, j’embrasse le paysage à plein poumon. Le passage de la crête s’effectue tranquillement, Jean-Pierre me suis bientôt dans l’air brûlant et je ris comme au premier jour de cette facétie : Voler avec quelques morceaux de tissus habilement assemblés.

Je renouvelle en quelque sorte ce rêve d’enfant qui me remplissait de bonheur : J’étais au sommet de la montagne et je courrais dans la pente, il me suffisais d’écarter les bras sans trop y croire pour quitter le sol et planer comme un corbak, en rase motte au dessus des herbes et je riais, je jubilais de ce tour incroyable. Souvent je me réveillais alors je fermais les yeux en plissant fortement les paupières pour forcer le rêve à reprendre son cours, sans trop de succès d’ailleurs.

Aujourd’hui je ne rêve plus (ou si peu), mais ces vols sont un prolongement de mes rêves d’enfant.



Photos de la sortie


  • Horaire : 3h00
  • Dénivelé : 1000 m
  • Altitude chaussage : 0 m
  • Altitude déchaussage : 0 m
  • Risque avalanche : 0/5
  • Participants :
    jean pierre andreu

Autres sorties

Date Titre Auteur
29-10-2016

Retour aux sources

Michel Pila
16-08-2010

Enfin du beau temps ! et quel beau temps, pas un nuage ce matin alors...

10 Michel Pila
15-08-2006

Ce n'est pas de la haute montagne, certes, néanmoins, la grande sér...

4 Michel Pila

Identification

( ) bivouak.net

Social Media