Lac Labarre et lac Gary par les crêtes en
traversée

Lac Labarre et lac Gary par les crêtes en
traversée

  • Altitude départ : 1200
  • Altitude sommet : 2644
  • Dénivelé : 1650
  • Distance : ** km
  • Temps de montée : 6 h 30
  • Temps de descente : 3 h
  • Orientation : Toutes
  • Balisage : Panneau au départ panneau à Roche Moutte panneau au croisement au Sud du Vèt
  • Itinéraire :
    • en boucle

Itinéraire

Reperer de l'autre coté de la route donc rive droite, un sentier muni d'un panneau pour le lac Labarre. Notre bon sentier remonte plein Nord puis biffurque à l'Ouest et contourne ainsi Lauze Blanche. Continuer ce cheminement, plus haut il domine la Fontaine Julliarde(1740),(elle donne l'impression avec son jet qu'elle jallie de terre). Virer à droite Est, on remonte sur une selle herbeuse point(1893) sur IGN, puis plein Nord, par une longue traversée à flanc, il gagne la cabane de Combe Guyon occupée. Dans le fond du vallon, notre sentier se dirige franchement au Sud Est, dominant la combe et sa cabane. Par une traversée ascendante au dessus d'une barre, il rejoint et remonte la rive gauche du ruisseau de la Fayolle pour atteindre le lac Labarre. Faite le tour du lac si le coeur vous en dit. Repérer à l'Ouest le col de la Roméiou, ou gagner la crête directement. Remonter là jusqu'au sommet cairné coté(2644) de la tête de Rame ou tête des Chétives. Poursuivre la large et évidente crête et gagner le col sans nom coté(2503). Remonter la tête de l'Ane(2585)puis enchaîner vers le Pic Vert(2603). A partir d'ici, notre crête descends, passe au dessus de la cabane du berger et atteint le point(2489) point le plus bas de la crête. Descendre à vue sur la cabane, par une bonne sente passer devant le lac Gary et remonter jusqu'à la brèche Gary(2487). Descendre sur Entraigues,
suivre l'itinéraire 2241 proposé par Itor
ou l'itinéraire 1741 proposé par Frédo.

Ou descendre par le Sue, pour cela, prenez donc mes topos n°4014 et n°4015,lac Gary par le Sue.



Précautions

Avoir la forme, et n'oublier pas de laisser un véhicule à Entraigues.


Commentaires difficultés

Long, la descente sur Entraigues, je confirme elle chauffe.
0.0/5 (0 votes)

Topo créé le :

Grenoble>la Mûre>Entraigues. De ce dernier, tourner à droite pour entrer dans la vallée de la Bonne. Avant la Chapelle en Valjouffrey, prenez à gauche la direction de Valsenestre. Se garer sur la droite de la route, 500 m aprés le pont de la Scie ou 500 m avant le pont du Moulin. Emplacement pour 3 véhicules environ.


Hébergement(s) associé

Situation




Sortie du 07-09-2009

Dpart.

Quelle belle journée qui aurait pue se terminer plus mal, mais la chance en a décidé autrement. Partis ce matin avec l'intention de rentrer ce topo en circuit. Normalement il aurait du s'appeler . Du lac Gary, aprés avoir parcourus ces magnifiques crêtes on se dirige Sud jusqu'au point coté(2432) bosse herbeuse à l'Est de l'Arcanier. On poursuit hors sentier sur une large arête herbeuse pour gagner en contre bas le col sans nom coté(2367). Vers le Nord Est, la pente est raide et herbeuse également. Au bas de celle ci, un cour couloir permet de gagner le vallon. Hors sentier à travers myrtilles rhododendrons et génipérus, on franchis en désescalade quelques barres rocheuses au lieu dit la Groumaud. Vers 1900 m, on traverse une forêt de sapins on domine maintenant le Sue(1764).
Aprés quelques photos, on revient un instant sur nos pas jusqu'au col qui précède le sommet. On descends dans la combe Sud, je repère un cairn puis un deuxième qui nous dirigent à l'orée du bois. Un cairn y est justement là, une sente puis un cairn dans le bois, puis plus rien. Le sentier pas fréquenté et couvert d'une épaisse couche de feuilles, qu'on finis par le perdre. On poursuit en forêt au plus facile, on tombe sur un ruisseau dans une combe raide mais presque à sec. De l'autre coté, on remonte jusqu'à une vire dégarnie et exposée. On revient sur nos pas, des barres infranchissable nous empêche de poursuivre. On continus la recherche de l'itinéraire pour descendre jusqu'à la route. De barres rocheuses en combes raides, sans jamais trouver de passage pour gagner notre véhicule, tous ces efforts cumulés toutes la journée. La faim la soif la fatigue se font sentir, et surtout la nuit qui commence ses menaces. 20 h, il faut se rendre à l'évidence, nous sommes obligés de bivouaquer sur place. Nous préparons dans la hâte notre couche pour la nuit un matelas de feuilles nous suffira. Ayant pratiquement le ventre vide, mon repas du soir, une demi tranche de pain de mie avec un peu de paté. J'avais épuisé toute mes victuailles pendant le repas au lac Gary, heureusement Christian mon cooéquipier et fidèle ami avait dans son sac une petite réserve(une demi tablette de chocolat, 2 tranches de pain de mie un bout de saucisson de 8 cm) et c'est tous pour la soirée et la journée de demain. Et l'eau il nous reste deux verres d'eau qu'il faut soigner comme la prunelle de nos yeux. La nuit a été trés longue et surtout trés fraîche, éclairée par le clair de lune, on aperçevait au loin les lumières de Valsenestre. Aprés cette nuit glaciale, on remonte derrière nous jusqu'à la base de la falaise. Nous sommes au pied du Sue versant Est(alt 1550). On le contourne par la gauche, 2/3 pas d'escalade facile puis on prend pied sur un grand pierrier. Pierrier que l'on apercevais la veille du sommet, on le remonte et retrouve les cairns qui nous guident au col du Sue. C'est à partir d'ici que je manque d'eau, plus une goutte dans mon Camel Bak. On traverse la forêt dans le sens inverse de la veille jusqu'à la combe raide. Le ruisseau de Gary passe plus loin dans une gorge profonde, impossible de l'atteindre. Obligé de remonter sa rive droite jusqu'à la base de la falaise 300 m de dénivelée plus haut. C'est à travers myrtilles rhododendrons et génipérus que l'on remonte cette combe raide. Nous voilà au bout, j'aperçois et surtout entend en contre bas le petit ruisseau. On y descends sans trop de difficulté, accrochés au arbustes présent sur place. On longe un instant la base des rochers pour atteindre le lit de ce ruisseau issu du lac Gary. Quel bonheur de découvrir plus haut une petite cascade, à ce moment là vous pouvez pas vous imaginez le bonheur ressenti. Nous aurions donnés tous ce que nous avons pour remplir notre poche à EAU. Nous remplissons nos gourdes, puis une petite toilette. Ainsi en traversée sous une barre puis on remonte la combe. Des chamois, des moutons, par des bonnes traces on gagne la cabane du berger. On remonte jusqu'à la brèche, et là, quelle bonheur encore, le téléphone de Christian capte enfin. Christian appelle ses parents, je devine au bout du fil son père en pleures, je vous dit pas ce que je ressentais sur le moment. Je laisse un message sur le portable de mon fils, il faut savoir que depuis hier nous ne captons pas. On descends sur Entraigues, on cherche un bar, des fois qu'une bonne âme veuille bien nous ramener jusque Valsenestre ou nous rapprocher au moins. Pas de chance, c'est tous fermé, c'est le pouce pointé le long de la route. quelques voitures passent sans s'arrêter. A la sortie de Granolet, voilà notre bonne âme qui s'arrête, une 205 société fera l'affaire. C'est à l'arrière de la voiture que ce brave MONSIEUR nous ramène au véhicule. Ce brave MONSIEUR en question, placarde des affiches dans toutes la région pour retrouver la dépouille certaine d'un randonneur disparu l'année dernière. On monte ensemble au gîte d'étape à Valsenestre, pour téléphoner au PGHM pour stopper les recherches.

Quelle aventure, une histoire qui aurait pue finir tragiquement.
Si des membres de biv' connaissent le Sue, nous aurions bien aimés connaitre le cheminement aprés les cairns en début de forêt.
Je voudrais faire au passage des excuses à toutes les personnes inquiétées, et remercier le MONSIEUR à la 205, également le PGHM.

Mais quel beau secteur Valsenestre

Photos de la sortie

Commentaires

patrice.v
20-09-2009 10:47:25

Goupil
Intéressant ! ce secteur va devenir le nouveau terrain de jeu d'un certain nombre de bivouakeurs. A propos j'ai remarqué sur les anciennes cartes(DR ou IGN série violette) la présence d'un enclos ruiné (coté 2008m) sur le replat situé juste au dessus du G du "ruisseau de Gary" et à proximité immédiate d'une source. Etes vous passés par là ou à défaut l'avez vous remarqué ? Ceci expliquerait sans doute les sentes de moutons que vous avez empruntées pour rejoindre la cabane du lac.
:cry: Salut et désolé Goupil, je suis passé juste au dessus de ce point aprés mon ravitaillement en eau, mais je n'ai pas vu d'enclos. J'ai regardé mes photos du secteur pas mises sur Biv', on devine bien un replat plus bas, moi en tous cas je vais y retourner avec Christian, peut être vendredi. Pour le moment notre famille est en deuil, je perds une nièce, jeune maman qui s'est tuée dans un accident de voiture dans la région de Voiron le 15 septembre au soir :cry: :cry: :cry:

Goupil
20-09-2009 10:27:11

Intéressant ! ce secteur va devenir le nouveau terrain de jeu d'un certain nombre de bivouakeurs. A propos j'ai remarqué sur les anciennes cartes(DR ou IGN série violette) la présence d'un enclos ruiné (coté 2008m) sur le replat situé juste au dessus du G du "ruisseau de Gary" et à proximité immédiate d'une source. Etes vous passés par là ou à défaut l'avez vous remarqué ? Ceci expliquerait sans doute les sentes de moutons que vous avez empruntées pour rejoindre la cabane du lac.


patrice.v
20-09-2009 08:48:46

BM
Goupil
Je pense que la jonction avec ton itinéraire direct doit être située dans un pierrier juste avant la vire rocheuse. Confirmes tu ?
Bingo ! Quant à la suite des événements, pour rejoindre le lac Gary du sommet du Sue, avec Pascal nous avons traversé assez bas (1780 m environ) dans la forêt pour rejoindre le ruisseau des Verts. Pas génial. Si c'était à refaire, je monterai jusqu'à l'épaule cotée 1903 m, avant de traverser. Le terrain doit être plus dégagé, donc meilleur.
Bonjour à tous, nous c'est exactement ce qu'on a fait. Nous sommes remontés jusqu'à l'épaule cotée 1903, nous avons remontés ensuite la rive droite du ruisseau de Gary jusqu'à buter sur une barre, de là nous avons pus le traverser et rejoindre la rive droite du ruisseau des Verts. Finalement, en tirant à gauche au dessus d'une barre en suivant des sentes à moutons, nous avons aboutis derrière la cabane du lac Gary :wink:


Bernard MAZAS
19-09-2009 19:55:13

Goupil
Je pense que la jonction avec ton itinéraire direct doit être située dans un pierrier juste avant la vire rocheuse. Confirmes tu ?
Bingo ! Quant à la suite des événements, pour rejoindre le lac Gary du sommet du Sue, avec Pascal nous avons traversé assez bas (1780 m environ) dans la forêt pour rejoindre le ruisseau des Verts. Pas génial. Si c'était à refaire, je monterai jusqu'à l'épaule cotée 1903 m, avant de traverser. Le terrain doit être plus dégagé, donc meilleur.


Goupil
19-09-2009 08:59:33

Je confirme, j'étais en réalité parti du point 1072 pour rallier sans souci le pt 1249 et avait suivi le même cheminement que tu cites et qui en effet se perd inexorablement vers 1400m peu après un virage serré sur la gauche. De retour au pt 1249 j'ai pris à gauche et peu après la traversée d'un ruisselet on arrive à la "bifurcation clé" de la sente balisée en bleu(je crois) très discrètement du moins au départ. Je pense que la jonction avec ton itinéraire direct doit être située dans un pierrier juste avant la vire rocheuse. Confirmes tu ? Pour le Sue, OK mais alors IGN se plante sur les éditions récentes car anciennement (par exemple DR au 50000°) c'était bien mentionné le Sue. En tout cas merci pour ces infos.


Bernard MAZAS
19-09-2009 08:27:03

Goupil
Bizarre bizarre ! je lis bien le Suc sur IGN ainsi que sur Géoportail; de plus ce mot se rapporte à un terme connu en montagne (on en a déjà discuté dans un fil précédent).
Pascal m'a récemment dit qu'il en avait parlé à JP Nicollet, responsable de ce secteur au parc national des Ecrins, qui lui a confirmé qu'il s'agissait du Sue et non du Suc. Pour le sentier de départ, je me souviens en effet avoir croisé un sentier venant de la gauche peu apès le départ. Il se trouve que, ayant comme tu le sais des raisons personnelles d'aller voir le cairn au sommet du Sue, j'avais fait une première tentative auparavant. J'étais parti comme toi du point 1088, mais j'avais bifurqué à gauche, rejoint l'autre sentier au carrefour coté 1249, puis continué encore un moment. Mais le sentier se perd dans la forêt vers 1400 m.


Goupil
15-09-2009 19:02:43

Bizarre bizarre ! je lis bien le Suc sur IGN ainsi que sur Géoportail; de plus ce mot se rapporte à un terme connu en montagne (on en a déjà discuté dans un fil précédent). Merci pour l'info concernant la cotation. Si je fais la balade ce sera dans le sens montée par le Sue ou Suc, lac Gary...ensuite plus de problème d'itinéraire c'est mieux ainsi. A propos félicitations pour avoir eu le bon réflexe de ne pas insister quand la nuit tombait, j'aurai fait de même.


patrice.v
15-09-2009 18:47:10

[quote="Goupil"]

BM
Quelle cotation pour la suite au delà du Suc (jusque là R3) vers le lac Gary ? Goupil
Salut Goupil, la cotation R3 lui convient bien. Par contre le tenancier du Gîte d'étape le Béranger à Valsenestre a bien prononcé le Sue et pas Suc. D'autant plus que sur IGN, c'est le Sue à moins qu'il me faille des lunettes. :wink: En tout cas merci de tes précisions que je note ce coup çi :wink:


Goupil
15-09-2009 18:31:44

BM
Départ de la D117a un peu en aval du pont de Paillet, au niveau du point coté 1122 m [il ne s'agit donc pas des sentiers marqués plus en aval sur IGN, et qui n'aboutissent pas à la Sue] :
Pas tout à fait Bernard, car pour ma part je suis parti (novembre 2008) du point 1088m où démarre une bonne sente, plus loin après un virage en S raide on arrive à une bifurcation où l'on prend à droite en montant. Une bonne sente se dirige nord pour rejoindre une petite vire rocheuse facile, traverse un torrent et là seulement doit faire jonction avec ton itinéraire que je n'ai pas vu. Ensuite l'itinéraire remonte une pente raide avec nombreux cairns, finit par partir à droite pour franchir effectivement vers 1400m le ruisseau des Taillas (passage exposé juste avant) on remonte la rive gauche en suivant la croupe qui démarre au point 1451m toujours raide pour finir dans le haut du bois vers 1700m où on tire à droite horizontalement sur une sente très feuillue pour déboucher hors de la forêt (cairn) au pied du Suc (et non pas Sue) que l'on rejoint à vue en diagonale vers la droite. Si j'ai bien compris Patrice a bien suivi l'itinéraire relativement horizontal mais est allé trop loin jusqu'au ruisseau des Taillas alors qu'il fallait dégringoler en très courts lacets la pente boisée 5 à 6mn(de mémoire) après l'entrée dans la forêt . Je dois reconnaître que malgré l'abondance de cairns la trace n'est vraiment pas facile à suivre et l'on a vite fait de se planter. Je comprends d'autant mieux l'erreur de Patrice qui arrivait du haut sans avoir au préalable reconnu l'itinéraire du Mt Suc. Quelle cotation pour la suite au delà du Suc (jusque là R3) vers le lac Gary ? Goupil


ced
15-09-2009 17:38:28

Bonjour, Bon à mon avis une fois que tu es bien paumé en forêt la nuit en montagne (donc avec éventuellement des endroits scabreux par ci par là), une frontale ne suffit pas forcément pour faire demi tour et s'y retrouver... Avec une pleine lune, en zone dégagée ce serait déjà plus jouable.


patrice.v
15-09-2009 15:40:57

Olivier C.
Dans ce cas et comme le préconise Glag, il aurait fallu une frontale dans le sac, ce qui aurait permis de refaire le parcours inverse et éviter cette nuit froide. (la lune n'était pas suffisante ?) Mais c'est vrai que je n'emmène jamais de frontale en rando, donc à réfléchir ! :)
Salut Olivier C, dans mon message du haut(11 sept)je cites que j'ai toujours frontale. Mais là, avec le dénivelé, le temps de recherche de l'itinéraire, le manque d'eau et de nourritures la fatigue cumulée toutes la journée nous avons choisis la solution de rester sur place. Comme on dit demain il fera jour, à notre âge nous nous voyons mal refaire dans l'autre sens cette traversée dans la nuit, sur un bon sentier je veux bien mais là, même pas on y a pensés. Les frontales nous ont servies pour préparer notre couche, il est vrai que la lune éclairée bien. Le mieux était de rester sur place c'est plus sage :wink:


Olivier C.
15-09-2009 10:07:37

Dans ce cas et comme le préconise Glag, il aurait fallu une frontale dans le sac, ce qui aurait permis de refaire le parcours inverse et éviter cette nuit froide. (la lune n'était pas suffisante ?) Mais c'est vrai que je n'emmène jamais de frontale en rando, donc à réfléchir ! :)


patrice.v
14-09-2009 21:09:26

:wink: Merci Bernard pour tes précisions, je pense que j'y retournerai bientôt. Nous avons traversés le torrent des Taillas, à un endroit ou il faisait un S et se jeter dans la gorge plus bas. Il y avait même à cet endroit sur une dalle inclinée, je sais pas comment vous appelez ça en escalade. Un piton ou un anneau pour passer une corde. Nous avons traversés ce torrent presque à sec, remontez sur l'autre versant, puis plus loin on tombait sur des barres. C'est la raison pour laquelle nous avons fait demi tour pour finalement nous retrouvés sous le Sue dans la combe du ruisseau des Verts. Bref, il faudra qu'on y retourne avec Christian, merci encore, je note et relève tes conseils, mais il me semblait bien que je devais aboutir dans le secteur du Pont du Paillet :wink:


Bernard MAZAS
14-09-2009 18:11:57

Je suis allé avec Pascal en juin dernier à la Sue, puis au lac Gary, traversée au lac Labarre et redescente par Combe Guyon, c'est-à-dire qu'on a fait le circuit que vous aviez initialement projeté dans l'autre sens. Je vais donc décrire la montée à la Sue : Départ de la D117a un peu en aval du pont de Paillet, au niveau du point coté 1122 m [il ne s'agit donc pas des sentiers marqués plus en aval sur IGN, et qui n'aboutissent pas à la Sue] : le sentier est étroit mais visible à un endroit où le talus est peu pentu. Il remonte d'abord à travers une zone déboisée (pylône) puis s'enfonce et monte raide dans le bois au-dessus (nombreux cairns). Ce faisant, il se rapproche du torrent des Taillas qu'il traverse par une vire étroite (vers 1400 m, si ma mémoire est bonne). Puis il remonte (toujours raide, et toujours des cairns) la rive gauche du torrent et sort de la forêt en vue des pentes supérieures herbeuses. On voit très bien le sommet, qu'on atteint par une traversée à droite. A la descente, si je comprends bien, vous avez dû louper la traversée du torrent des Taillas (qui est à droite en descendant). Vous avez dû franchir un autre torrent à gauche, ce qui fait que vous vous êtes retrouvés à l'est du sommet. Ca vaut peut être le coup d'y retourner à partir du bas... 8)


patrice.v
11-09-2009 16:18:03

:wink: Salut Greg salut GlaG et salut à toutes celles et ceux qui laisserons des messages. Pour le froid, nous avons tous simplement mis des affaires sèches(tee sheert manches longues et vestes polaire) comme on était en short, nous avons enfilés nos pantalons, j'avais un sweet polaire, je m'en suis servi pour recouvrir mes jambes et j'ai mis mes mains à l'intèrieur des manches. Pour le feu, interdit, nous étions en forêt à ce moment là. Pour la couche, nous avons réunis un amas de feuilles mortes que nous avons étalées et directement dessus, mais les feuilles mortes dans les bois ont des petites bestioles, mais je ne me rappelle plus du nom. Les chasseurs connaissent bien, des sortes de petites araignées qui donnent pleins de petits boutons(c'est le cas de Christian mon pote). Dans la nuit, nous avions trés soif, et impossible de fermer l'oeil. C'est sûre qu'une histoire pareil peut arriver à tous le monde, même au meilleur d'entre nous. D'habitude, je laisse un mot sur la table de la cuisine avec le départ et l'itinéraire complet. Mais il est vrai qu'une fois sur cinq j'oubli, ce coup ci j'ai oublié, je me suis levé en retard il m'est complètement sorti de la tête. Je savais que Christian n'allait pas tarder à passer me prendre et j'aime pas faire attendre l'heure c'est l'heure. Dans mon sac, j'ai touhours un briquet, frontale et affaires de rechanges + coupe vent ou poncho. Egalement quelques victuailles supplémentaires, pour l'eau, en général on part avec 3 litres dans le Camel-Bak. C'est assez peu je le reconnais, vu les circuits ou les traversées que l'on fait, mais on rencontre souvent des torrents. Beaucoup de personnes se son inquiétées, le PGHM recherche de partout même au boulot au Dauphiné Libéré. Il téléphone à des collègues à minuit chez eux même à mon chef. Bon l'important c'est que cette histoire se termine bien. Une fois finie, je dois dire que cette histoire restera un bon souvenir quand même, au moins nous en aurons quelques une a raconter à nos petits enfants quand on sera vieux dans nos pantoufles au coin du feu. Au sujet du Sue, je sais que parmi les collègues de Biv', un petit nombre d'entre vous connaissent cette itinéraire. Nous aurions bien aimés avec Christian le connaitre, pourquoi pas pour aller chercher les cornes d'un jeune bouquetin. J'ai du louper quelques choses en rentrant dans la forêt, des cairns jusque là puis plus rien, une épaisseur de feuilles cache le sentier, mais tous cela je le raconte dans mon compte rendu. Que la montagne est belle, même dans ces conditions, aucun regret mis à part l'inquiétude causée. :wink:


Greg_
11-09-2009 16:05:27

K-lys
Greg_
2 briquets + coton vaseliné
le coton vaseliné est facilement inflammable?
Oui, c'est très inflammable :wink:


K-lys
11-09-2009 15:41:10

Greg_
2 briquets + coton vaseliné
le coton vaseliné est facilement inflammable?


GLaG
11-09-2009 14:04:28

Pour le fond de sac, j'ai toujours au moins deux polaires, une frontale + une lampe à dynamo, de quoi faire du feu, des barres de céréales, et en hiver un sursac, même si je pars pour une heure..mais (comme d'ailleurs le montre le récit) c'est souvent l'eau qui est le facteur critique..et il est difficile de prévoir les besoins, qui dépendent beaucoup de l'effort et de la température... En tout cas félicitations à l'auteur du topo et son compagnon de rando pour vous être bien sortis de cette affaire...


Greg_
11-09-2009 13:41:17

Salut Patrice, content que tout cela ce soit bien terminé ! J'imagine le soulagement de vos proches. En tous cas, félicitations pour votre présence d'esprit : vous poser alors que la nuit tombait, c'était LA chose à faire. Certains se seraient entêtés je pense... Concernant le froid durant la nuit, comment l'avez vous géré ? Aviez-vous de quoi faire un feu ? Tu parles d'un matelas de feuille, vous êtes vous recouvert ou juste posé dessus ? L'hypothermie est la priorité à gérer dans ce genre de situation. Être contraint à un bivouac improvisé, c'est une situation qui peut potentiellement nous arriver à tous. Suite à une erreur d'itinéraire comme ce fût votre cas ou tout simplement suite à une immobilisation forcée (blessure, etc...) Depuis un petit moment, j'essaie d'intégrer ce paramètre en essayant d'avoir sur moi de quoi passer une nuit sans trop de casse (grosse polaire voir petit sac de couchage au printemps et à l'automne, coupe vent, poncho pour faire un abri, de quoi faire un feu facilement : 2 briquets + coton vaseliné, bougie, 1L d'eau en supplément en fond de sac, etc..). Et vous les bivouakeurs ? Greg ps : je vous renvoie à l'excellent site de David Manise pour la gestion des situations dites de survie.



  • Horaire : 6 h 30
  • Dénivelé : 1650 m
  • Participants : Christian.

Autres sorties

Date Titre Auteur
11-10-2009

Alors moi c'est "du lac Gary au lac Labarre par les crêtes"ce qui por...

10 Véronique

© 2020 bivouak.net, ainsi que tous ses membres, ne sauraient etre tenus responsables en cas d'incident. Sachez faire preuve de discernement et de prudence en toutes circonstances. Soyez responsables..

Identification

( ) bivouak.net

Social Media