Plateau de Sornin Depuis Engins

Plateau de Sornin Depuis Engins

  • Altitude départ : 900
  • Altitude sommet : 1596
  • Dénivelé : 700
  • Temps de montée : 2h30
  • Temps de descente : 1h
  • Orientation : Est
  • Itinéraire :
    • possible avec des enfants
    • en boucle

Itinéraire

Depuis Engins c'est assez simple, prendre la large piste qui monte au dessus du parking, une première épingle vous met dans la bonne direction, il suffit de suivre la piste principale jusqu'au hameau du Sornin (une petite descente avant l'orée du bois. Dés que vous avez le hameau à vu, prendre à gauche la grande pente débonnaire, remonter cette pente et contourner largement le sommet par l'ouest. il est facile de rejoindre le sommet à travers une belle forêt d’épicéa.
Pour la descente vous pouvez couper directement par le versant est avec une belle combe bien skiante (attention par gros risque d'avalanche) sinon retour par les traces de montée

Topo créé le :

Grenoble > Sassenage > route de Lans en Vercors > à l'entrée des gorges tourner à droite > puis à gauche et se gare au dessus de l'Eglise


Situation




Sortie du 01-12-2021

Changement de neige !

Changement de neige !

Dégradation du temps
Ce matin nous sommes seuls au parking d’Engins. Ce qu’il y a de bien ici, c’est que la montagne du Sornin n’est pas du tout à la mode, on est assurés d’avoir une tranquillité propice à la méditation.
 
Marcher au cœur de cette nature figée par le froid, dans le silence feutré de la neige seulement troublé par le passage d’un rapace qui siffle ou par la chute d’un sorbet blanc du haut d’une branche d’arbre, est une expérience d’introspection agréable, nous avançons tous les deux perdus dans nos réflexions intérieures. Hélène et moi poursuivons notre marche sans trop parler sinon pour partager l’émotion d’une perspective sur la vallée ressemblant à s’y méprendre à un paysage hivernal tel que l’aurait peint Brueghel l’ancien ou sur le passage d’un sanglier aux oreilles velues juste devant nos spatules, absorbé qu’il est par la recherche de quelques glands, récolte rendue délicate par l’épaisse couche de neige qui camoufle tout.
 
Le soleil jusque-là généreux disparaît progressivement derrière une couverture nuageuse venue de l’ouest. Alors que nous arrivons sur le plateau, se dessine dans le ciel ce qui semble bien être une averse. Par ailleurs si le chemin tracé la veille nous permettait d’avancer rapidement, nous faisons maintenant la trace dans une neige infâme qui colle terriblement sous nos skis, à chaque pas ce sont plusieurs kilos de neige lourde qu’il faut traîner péniblement. Tout cela pour dire que notre motivation en prend un sérieux coup et rapidement nous renonçons à notre objectif qui n’est pourtant plus bien loin. Au milieu de rien nous enlevons les peaux de phoque, partageons deux trois cochonneries sucrées salées avant d’entamer une retraite sous les premières gouttes de pluie. Le beau champ de neige vierge est devenu une étendue de colle blanche, impossible d'y signer un virage correct sans s’immobiliser immédiatement, il faut rester dans la trace de montée. Toute la descente s’apparente à un parcours ferroviaire, il faut absolument suivre les rails pour descendre sans faire le moindre virage, et si ça va trop vite, il suffit de sortir quelques secondes de la trace pour se voir immobiliser comme on le ferait sur les bretelles de freinage d’urgence que l’ont voit sur le bord des grandes descentes d’autoroute. Notez bien que c’est finalement assez ludique. Nous déchausserons à la voiture malgré le passage du chasse-neige sur les cent derniers mètres de descente, il suffit de skier sur l’étroit bas-côté non déneigé.

Photos de la sortie


  • Horaire : 4h
  • Dénivelé : 700 m
  • Altitude chaussage : 900 m
  • Altitude déchaussage : 900 m
  • Risque avalanche : 1/5

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Date Titre Auteur
18-01-2015

Comment ne pas résister à l'appel de la neige ? Bien que la facu...

10 Michel Pila

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( ) bivouak.net

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