Le Platary Vires en versant E

Le Platary Vires en versant E

  • Altitude départ : 1200
  • Altitude sommet : 1586
  • Dénivelé : 600
  • Distance : 3 km
  • Temps de montée : 4h
  • Temps de descente : 1h 00
  • Orientation : Est
  • Balisage : Vert-Jaune pour monter au sommet. Rien ensuite dans les vires.
  • Itinéraire :
    • en boucle

Itinéraire

Vires à tous les étages, au Platary


Depuis le col du Prayet, monter par les pistes forestières jusqu’à la sortie de la forêt. Tirer ensuite vers la droite pour rejoindre l’arête SO du Platary, et la suivre jusqu’au sommet.


Accès au balcon inférieur et à la strate supérieure :


Du sommet, descendre 50 m sur l’arête SE. Arriver sur un promontoire au bord de la falaise. Suivre à gauche la trace des bêtes, qui emprunte un passage aérien. Rentrer sous bois. Là se trouve le « carrefour » entre balcon inférieur et strate supérieure.


Balcon inférieur :


Depuis le « carrefour », aller tout droit (vers le nord) en suivant la bonne trace. Quelques passages aériens. Rejoindre la partie forestière, puis facilement la partie de végétation basse : « l’entonnoir ».


Balcon supérieur :


Depuis la fin du balcon inférieur, remonter 10-20 m et rejoindre le pied de la falaise finale, au-dessus de vous. Repartir vers le sud, le long d’un balcon assez étroit, mais quand même confortable, et plutôt ascendant. Traverser  un petit bois de conifères. Sortir du bois sur un épaulement arondi dominant un haut vide et sur lequel la trace devient ténue (grosse exposition). En ce point l’on se trouve 15 m sous le sommet du Platary. A la descente du sommet, cet accès est délicat à trouver : grosse hésitation à emprunter la-dite trace ténue, vraiment exposée…


Strate supérieure :


Depuis le « carrefour », tourner à droite et partir direction sud, à l’horizontale (10 m, attention au vide à gauche, que la végétation à tendance à masquer : danger !). Descendre un raide passage (15 m), pour arriver sur le sommet  de la strate qui forme promontoire en plein ciel. La strate paraît raide, mais cela se descend très bien, en zigzagant pour trouver les meilleurs passages. Belle ambiance sous l’énorme surplomb. Continuer sur la strate jusqu’à rejoindre la végétation d’arbres, puis un couloir terreux  qui interrompt le cheminement. Descendre ce couloir terreux sur 30 m (de nombreux arbustes bas) et, lorsqu’arrivé au pied de la falaise, aller de suite à gauche, à toucher le rocher : c’est le début de la vire du Platary (vire bien dégagée des buis, à raz le rocher).


Strate inférieure :


Non parcourue.


Débute, 50 m après le couloir terreux,  au niveau d’un gros hêtre avec de nombreux troncs.


Semble ne poser aucun problème, même si elle apparaît raide comme sa grande sœur. En haut, on rejoint la « Terrasse aérienne » (lieu dit), où l'on fait jonction avec la « Traversée basse ».


Traversée basse :


Depuis la « Terrasse aérienne », la sente est évidente, par un balcon de 10 m de long, et moins d’un mètre de large, mais très confortable (très aérien). Rentrer en sous-bois. La trace devient un peu délicate à bien suivre : continuer d’abord en légère diagonale montante. Puis traverser à l’horizontale, pour rejoindre le découvert de l’Entonnoir. Couper horizontalement le pierrier en son milieu. Continuer dans l’herbe en légère descente pour arriver en bordure de la falaise. A ce moment-là, suivre le long de la bordure (vers le nord) sur une trace qui s’améliore au fur et à mesure (20 m), et arriver (aérien) à « l’Ecaille à la corde » (corde fixée à des arbustes ; dia 7 mm, et un peu sèche…  Nous avons trouvé cette corde  en place : mise par des chasseurs ???). Descendre l’écaille, toutefois bien facilement. On rejoint ici la vire du Platary.


Vire du Platary :


Commençant en facette SE, au pied du couloir terreux, en 50 m cette vire atteint le pied de la « strate inférieure » (gros hêtre comme repère), puis tourne l’éperon SE du Platary 100 m plus loin, et continue en face ENE sur environ 1000 m. Le cheminement est globalement logique, facile à suivre. La trace est essentiellement confortable. Passage sous le bas de l’entonnoir (les bêtes montent là un ressaut rocheux, que nous n’avons pas tenté ne sachant comment se faisait la sortie dans les cailloutis et les herbes… !)   (à ce niveau aussi, il est possible de descendre un cône d’éboulis et de végétation pour rejoindre le forêt du versant donnant sur le Trièves). L’écaille à la corde se repère facilement : en haut d’une longue montée, au moment où le parcours redevient horizontal, la voir sur la gauche. De nombreux passages, au pied de la falaise, sont magnifiques même si, souvent, sous le couvert d’arbres (notamment un autre superbe hêtre, avec une longue branche horizontale qui vient lécher le rocher). La sortie se fait au-delà du point côté 1573 m, au petit col juste avant l’arche de Platary (nommée gouffre sur IGN). Aller visiter cette arche qui vaut le coup (100 m en restant proche du bord de la crête).


 


 


Précautions

Ne pas être sujet au vertige. Casque. Bâton rigide (pour complément d'équilibre). Eviter temps de pluie bien sûr.


Commentaires difficultés

Parcours empruntant les traces des bêtes. Donc plusieurs passages aériens (vide de 10 à 30 m) sur des traces correctement marquées au sol.
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Topo créé le :

D 1075 jusqu'à Clelles, puis D7 vers Chichilianne, et parking au col du Prayet


Situation




Sortie du 26-05

Reconnaissances en versant est

Tracés d'ensemble

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Suite à ma première approche, la semaine dernière, je reviens ce mardi au Platary. Il faut compléter la reconnaissance de ces lieux – le versant est du sommet – et tâcher d’en faire un parcours logique et attrayant. Cette fois, Benoit Fayou est également de la sortie.

 

Qui aurait pu penser en voyant ce sommet du Platary, somme toute plutôt secondaire sur le flanc du Vercors, mais secondaire  y compris dans cette ligne latérale de plis tithoniques qui compte des noms bien plus marquants comme Goutarou, Aubeyron, Baconnet ou Serpaton, qui aurait bien  pu penser, donc, qu’il y aurait là un surprenant ensemble de parcours de vires ??

Et puis, pas de petites vires anodines et sans saveur…

 

Et bien oui !

Là, mesdames et messieurs, vous avez, dans un périmètre qui semble tout réduit, une série de 6 parcours de vire qui vous rempliront d’aise et de plaisirs.

 

Les traces faites par les bêtes qui vivent ici sont bien marquées, et particulièrement dans les passages étroits. La marche y est donc facile. Par contre, nombreux sont les passages aériens – voire très aériens et donc dangereux - qui demandent  application et sang-froid, et peut-être même l’aide d’un bâton rigide pour compléter l’équilibre.

 

La seule difficulté des lieux réside dans le choix à faire pour enchainer ces parcours les uns à la suite des autres sans repasser deux fois au même endroit. Cela me fait penser à ce problème de logique qui consiste à vouloir relier des points d’un seul trait de crayon, sans jamais relever la pointe du papier. Sauf que dans le cas qui nous intéresse ici, moi, je n’ai pas trouvé la solution. Et donc, avec Benoit, nous sommes repassés plusieurs fois en certains points…

 

Mais rassurez-vous : ici, repasser aux mêmes endroits est non une contrainte, mais un vrai plaisir. Et même, l’on voudrait presque recommencer un tour, comme sur un manège de fête foraine !

 

Alors faites votre choix, mesdames et messieurs, et composez votre menu individualisé à partir de la photo- schéma multicolore jointe qui décrit tous ces passages possibles. Et revenez ensuite nous en parler sur Biv.

 

Mais pour terminer cette présentation, un mot sur celle qui était à l’origine de l’envie de venir : la vire du Platary.

Elle emprunte l’étage entre falaises sur plus d’un kilomètre de long  - ce qui est finalement une longueur remarquable – et elle offre une grande variété d’ambiances différentes,  ce qui en fait son charme vraiment particulier.

Vous avez, côté sud, des passages à ambiance large où les beautés du Trièves se dévoilent à vos pieds, et où les lointains du Dévoluy vous font lever la tête.

Vous avez aussi des secteurs où vous pouvez risquer une acrobatie d’escalade en marchant sur une mince tranche de calcaire sous les pieds.

Vous avez ensuite beaucoup de passages au pied de piliers calcaire joufflus, dont même un qui vous surplombera.

Vous déambulerez, au frais, sous les frondaisons de gros hêtres ou de conifères, et ce malgré les fortes chaleurs de l’été.

Et vous terminerez, côté nord, sur un minuscule balcon à herbes denses (sans risque quant à la chute en dessous) où il vous faudra tester votre souplesse de jambes et de dos.

Bref vous devriez avoir tous les plaisirs d’une randonnée ludique, sympathique, et tranquille.

Peut-on trouver cela si souvent, de nos jours ???

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Photos de la sortie

Commentaires

François LANNES
13-06-2020 17:56:05

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J'insère ce  commentaire pour mettre l'intervention de DavidL en lien avec le topo :

https://www.bivouak.net/forum/topic.php?id=12005&id_forum=12&id_sport=2

...et aussi pour faire la réponse.

Oui DavidL, les bêtes remontent ce passage rocheux. Mais il faut quand même faire une petite dizaine de mètres en escalade (je dirais du III, cotation escalade, d'après ce que j'ai pu en juger). Cette première partie-là  est encore accessible. Par contre, et c'est ce qui m'a bloqué, c'est qu'on ne peut rien voir de ce qu'il y a au-delà de ces 10 premiers mètres. Et j'ai crains que cela soit une partie mélangée d'herbe et de cailloutis, le tout sur fond de dalle calcaire manquant de prise de mains. Je n'ai donc pas pris le risque de monter, car alors la descente m'aurait posé un problème plus sérieux encore. Il faudrait aller vérifier tout ça depuis le haut, et redescendre dans  l'entonnoir.

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Un grand "Coucou" à Ced !     Et c'est quand tu veux...

ced
10-06-2020 21:58:15

Bonjour François,

Désolé pour un message sur une sortie de quelque temps déjà, c'est mon petit côté Rantanplan...  ;)

Merci pour ce récit et les infos sur le Platary, ce sera peut-être l'occasion d'y passer un jour pour moi !



  • Horaire : 6h
  • Dénivelé : 600 m
  • Participants : Benoit Fayou

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( ) bivouak.net

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