Benjamin Dollet
31-08-2013 15:55:21

Il existe un plus long tour de la Bessanèse, avec un jour de plus. Au lieu d'aller au col d'Arnès depuis le refuge Gastaldi, aller au refuge Cibrario (4 h, courte étape de toute beauté) en passant par le lago della Rossa et le colle Altare. Dormir à Cibrario. On peut faire en plus, ce jour, l'aller-retour au col de la Valette, à la pointe éponyme, ou à Croix Rousse/Croce Rossa (voir topo associé). De Cibrario, une assez longue étape (6h30, R3) ramène à Vincendières (tout balisé en blanc/rouge) : aller au fond du plan de Pera Ciaval, et monter à gauche une pente d'éboulis ou de névé assez raide jusqu'au Pian Sule (2910 m), zone plus plate que l'on remonte jusqu'au colle Sule (3063 m). Descendre côté ouest jusque vers 2830 m, puis remonter en face une courte pente pour atteindre un premier lac (2880 m). Continuer à gauche jusqu'à un bâtiment militaire desaffecté avec un petit lac (2950 m). Monter par un chemin bien aménagé au-dessus des lacs de l'Autaret. Descendre au déversoir du dernier lac (2980 m), remonter en lacets et traverser jusqu'au large col de l'Autaret (3072 m). Par une traversée descendante, le sentier passe au-dessus du fond glaciaire puis rejoint en franche descente le vallon de la Lombarde vers 2600 m. Descendre ce long vallon, en passant en rive gauche vers 2520 m (bien repérer le petit pont avec des buses). Continuer presque à plat jusqu'à la "cabane" des Bergers (je n'ai pas vu de cabane). Continuer rive gauche, en alternant descentes et traversées à plat ou remontant légèrement, jusqu'au-dessus d'Avérole. Soit redescendre traverser pour rejoindre Avérole, soit poursuivre sur cette rive pour rejoindre Vincendières (4-5 km de plus), en passant sous le Charbonnel. Dernier point, qui fait couler de l'encre sur le livre d'or du refuge Cibrario, la cotation du Tour de la Bessanèse, et notamment le passage du Collerin. Cela semble dépendre du ressenti et de l'expérience alpine de chacun. Personnellement, R5 me paraît surcoté pour un tel passage, je mettrais plutôt un bon R3. Le couloir côté italien est raide, mais peu exposé et peut se dévaler en glissant et en s'aidant des bâtons. Des cordes fixes en rive gauche peuvent aider les moins à l'aise. Enfin, les passages "glaciaires" du tour sont plutôt de bons névés, il n'y a pas de crevasses ni même de glace. Certes, cela reste de la rando itinérante de bon niveau technique, et à mon avis il vaut partir avec une paire de crampons au cas où...

 

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