Col de Côte Belle versant sud, depuis le
Désert

Col de Côte Belle versant sud, depuis le
Désert

  • Altitude départ : 1260
  • Altitude sommet : 2290
  • Dénivelé : 1030
  • Temps de montée : 1h45
  • Orientation : Sud
  • Itinéraire :
    • possible avec des enfants
    • en boucle

Itinéraire accès

GR54, sans commentaires.
Enfin si, c'est droit dans le vallon qui monte plein nord vers le col. Quelques lacets en haut, dépasser une cabane de berger et finir par une grande traversée à Gauche
A voir sur le web

Itinéraire vol

Décollage pelouse Rejoindre l'arête sud de l'Aiguille des Marmes et laissez vous monter. Atterrissage les Charmettes à partager avec les moutons mais plat et très spacieux (le côté amont/est est entièrement dégagé)

Commentaires difficultés

évidemment, ça doit être un peu plus remuant en été

Topo créé le :

Entraigues --> La Chapelle-en_Valjouffrey -->


Parcours


  • Nb points : 251
  • Donnée terrain : Oui
  • Distance (km): 5.474
  • Dénivelé - : 139
  • Dénivelé + : 1186
  • Taille fichier : 7 kB
  • Téléchargement


Sortie du 02-09-2021

En face de l’Olan

En face de l?Olan

Hier c'étaient les vertes montagnes des Bauges, aujourd'hui ce sont les âpres reliefs des Ecrins qui vont être le cadre de notre escapade. A la première heure nous partons pour le Désert en Valjouffrey, splendide petit village niché au cœur même du massif. Nous aimons par dessus tout la sauvagerie de ses montagnes et la totale solitude de ses vallées, surtout en ce moment. Il faut d'abord remonter la rivière encaissée, où il est impossible d'atterrir en parapente, avant de trouver un vallon plus ouvert, ponctué de grands champs bien plats. C'est ici que nous plantons la flamme avant de laisser la voiture au Désert, deux bornes plus haut.

Le sentier grimpe en lacets serrés dans un vallon très raide pour trouver mille mètres plus haut un col d'où la vue sur la terrible face nord de l'Olan est impressionnante. A gauche du col s'élance vers le ciel l'Aiguille de Marme dont le versant ouest déverse sur nous une puissante brise descendante et glaciale. Heureusement, de l'autre côté du col se déroulent d'immenses alpages raides et ensoleillés, c'est là que nous passerons en vol. Pour l'heure nous jouissons d'une vue sur le massif des Ecrins unique, le vent est parfait, rien ne presse alors nous étalons les voiles sans stress pendant que passent les premières ascendances. Il n'est que 10h mais les signes d'une activité thermique sont flagrants. Pas besoin d'attendre midi.

Effectivement sitôt décollé ça monte, et ça monte bien ! Enrouler les ascendances en face de l'Olan, théâtre de tragédies homériques, est un luxe dont il faut savourer chaque seconde. D'autant plus que le cycle risque d'être interrompu par un voile de nuages d'altitude qui arrivent par le sud-ouest... La suite du vol est une gourmandise, nous volerons plume contre plume jusqu'au terrain d'atterrissage. Heureusement d'ailleurs qu'il est long car en l'absence d'agitation de la flamme, nous abordons le terrain par le haut... Cruelle erreur, en effet la brise est encore légèrement descendante, il nous faut cent mètres de plus avant de toucher le sol en courant. Ça passe sans problème.

Reste à remonter chercher la voiture deux bornes plus haut. La circulation étant nulle, je ne me fais pas d'illusion, le stop ne fonctionnera pas. Alors que nous plions les voiles, passe miraculeusement une bagnole, ce sont des hollandais, nous leur faisons des grands signes auxquels ils répondent sans s'arrêter... En voyant leur voiture disparaitre je les maudis tout en les traitant de bataves. Mais la chance reste de notre côté, pendant que je vocifère mes imprécations dignes du capitaine Haddock, une petite Polo toute déglinguée me dépasse et s'arrête pour proposer de me prendre en charge ! Ravi de cette rencontre inopinée, j'enfile un masque et m'engouffre dans la caisse sans coup férir.

Une fois au parking du Désert, je descends de la Polo tout en remerciant chaleureusement mon bon samaritain. C'est à côté de ma caisse que je vois une belle blonde aux allures nordiques flanquée de deux moufflets tout aussi blondinets... Elle me fait comprendre que son mari, lui-même parapentiste, est redescendu nous chercher après avoir déposé sa famille et démonté les sièges enfants de sa caisse ! Il ne me reste plus qu'à la remercier gentiment... et faire une demande aux cieux de bien vouloir annuler tous mes anathèmes si injustement lancés à l'encontre de cette famille si charmante !

Photos de la sortie


  • Horaire : 5h en tout
  • Dénivelé : 1030 m
  • Temps de vol : 35 m
  • Plafond max : 2400 m

Autres sorties

Date Titre Auteur
16-09-2017

Au coeur des Ecrins

5 Michel Pila
17-10-2015

Les Ecrins saupoudrés de blanc

10 Michel Pila
19-10-2008

merci Michel pour le topo du Col des Marmes (versant nord). C'est en f...

Philippe Belleudy

Identification

( ) bivouak.net

Social Media