Mail de la Pique Depuis Baren

Mail de la Pique Depuis Baren

  • Altitude départ : 890
  • Altitude sommet : 1754
  • Dénivelé : 900
  • Distance : 5 km
  • Temps de montée : 3h
  • Temps de descente : 15 mn de vol
  • Orientation : Ouest
  • Balisage : Pas de balisage

Itinéraire accès

Laisser une voiture à Cier de Luchon pour la rotation.


 


Le sentier démarre au bout de la route vers la jolie chapelle. remonter le vallon qui lui fait suite, il faut bifurquer à gauche à 1050 m d'altitude. On arrive après un large lacet à la charmante cabane de la Plagnette, on trouvera ici un décollage intermédiaire exposé ouest pour ceux qui couleraient une bielle.


 


Monter ensuite au fond du vallon jusqu'à la source Hont Herède, encore une fois c'est à droite pour arriver à la crête et son étrange cabane de Planet. la suite est evidente, il faut suivre la large crête jusqu'au sommet reconaissable à ses quatre sapins. 


Itinéraire vol

Décollage facile de Ouest à Sud, Nord c'est pas possible, une possibilité en face Est mais attention, c'est étroit et raide, il n'est pas garanti de retourner à Cier de Luchon

Vol RAS

Attérrissage en fond de vallée à Cier de Luchon rive gauche. Attention au vent de vallée souvent fort à partir de midi, il est en plus turbulent à cet endroit en raison d'un ancien verrou glaciaire qui fait obstacle en aval de l'atterrissage. 


Commentaires difficultés

A ne pas confondre avec le Cap de la Pique dans la vallée de la Garonne.

Topo créé le :

Saint Gaudens direction Luchon, tourner à gauche vers Baren, Parking de Baren


Situation




Sortie du 10-07-2021

Mésaventure aérologique

Msaventure arologique

On le savait qu'il y aurait du vent aujourd'hui, mais à ce point là, on ne l'imaginait pas. Pourtant tout a bien commencé, notre rendez-vous avec Jean Pierre le pyrénéen frais débarqué de Toulouse ce matin et puis ce petit sentier magnifique dans la campagne luchonnaise qui nous conduit au Mail de la Pique. Nous montons tous les trois d'un bon pas, surpris ici et là par les traces d'une vie pastorale qui fut jadis florissante. L'air est particulièrement calme et apaisé, nous sommes confiants sur la suite des événements. En passant au décollage intermédiaire un agriculteur fort sympathique nous parle de la difficulté de vivre en montagne, notamment quand je lui dis que la montagne est belle, il me rétorque qu'en tant que touriste c'est sûr qu'elle peut être belle !

Nous le laissons a ses tâches harassantes et poursuivons notre balade entre fougères épaisses et forêt de boulots immenses. C'est en contrebas de la crête sommitale que les conditions ont brusquement évolué. Un puissant vent de sud pas du tout prévu souffle fort, bousculant les arbres en tout sens, nous restons dubitatifs quant à l'opportunité d'un décollage. Les sacs sont posés et une cellule de crise est mise en place. Peu à peu nous nous habituons à ce vent laminaire et bientôt JP part se préparer au décollage, nous le suivons et sortons les parapentes du sac.

Ce que nous n'avons pas vu, c'est qu'en arrière du décollage, sur le Piémont pyrénéen, de lourds nuages froids bas et humides ont envahi les basses couches, signe de l'arrivée d'un front d'advection... Phénomène redouté de tout homme volant normalement constitué et très bien documenté, notamment dans un article complet sur le net, mais toutefois un peu sibyllin. Nous décollons tous les trois et commençons le vol dans une atmosphère encore calme. C'est au dessus de la vallée que c'est devenu moins drôle, nous voilà pris dans le flux turbulent, comme trois fétus de paille emportés par le torrent. J'aperçois en contrebas les deux Ultralights qui ont décollé avant moi, ils sont comme épinglés dans le ciel face au vent du nord froid et capricieux, sous mes pieds les arbres sont secoués de spasmes désorganisés annonciateurs d'un passage en mode essoreuse... Si je n'avais pas à tenir ma voile avec mes freins, j'aurais bien joint les mains et commencé une prière du genre Plus près de toi mon dieu.

Alors que je m'apprête à me dérouter vers des champs plus vastes et dégagés au sud en amont de la vallée, j'observe JP, téméraire, qui prépare son approche sur le terrain prévu quand bien même ce dernier n'est pas si grand et surtout sous le vent d'un monticule désorganisant encore plus la masse d'air près du sol. Il se pose à la perfection, tout comme Hélène quelques minutes plus tard. Ne voulant pas faire pâle figure, j'abandonne mon idée de repli et remonte péniblement le vent pour atterrir avec eux. Vous m'auriez mis une olive dans les fesses que je vous produisais un litre d'huile tant je les serrais fort.

Photos de la sortie


  • Horaire : 3h
  • Dénivelé : 900 m
  • Temps de vol : 15 m
  • Plafond max : 1700 m

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Date Titre Auteur
26-05-2021

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16 Michel Pila

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