Crêt de la Perdrix par la Scie du Bost et
le Saut du Gier

Situation

Saut du Gier
  • Altitude départ : 800
  • Altitude sommet : 1432
  • Dénivelé : 630
  • Distance : 8 km
  • Temps de montée : 1h45
  • Temps de descente : 1h15
  • Orientation : Ouest
  • Balisage : marron/blanc
  • Itinéraire :
    • en boucle
  • Accès : De Saint-Chamond, il faut prendre la direction du village de la Valla-en-Gier. La route, longe en rive gauche le Barrage de Soulages, construit sur le Gier. Puis, elle passe sur la digue du Barrage de la Rive. 500m plus loin, on laisse partir à droite, la route de La Valla-en-Gier, pour prendre la direction de La Croix du Planil, col à 846 m d’altitude, qui permet de rejoindre la vallée du Dorlay .On longe la rive gauche du Gier. La route passe en rive droite de la rivière. 600m plus loin environ, dans une épingle, on prend une petite route en direction de La Scie du Bost, point de départ de la randonnée. Le parking est gratuit, mais si j’ose dire, les places sont chères. Ce qui s’explique par un parking petit, un paysage magnifique et la proximité de la cascade.


Proposé le Alain Bellon

Itinéraire

Dans le hameau de la Scie du Bost, un panneau indique le Saut du Gier. Le chemin, d’abord plat, devient très raide en forêt. Il coupe de nombreuses pistes d’exploitations forestières et le balisage blanc/marron, a un peu vieilli.

On s’approche d’un Chirat , l’un des plus grands du Pilat.

Les Chirats sont des coulées d’éboulis rocheux, qui peuvent parfois atteindre plus d’un kilomètre de longueur. Ils se sont formés lors de la dernière grande glaciation.

Après quelques raides lacets en forêt, on revient près d’un autre Chirat et on atteint le Saut du Gier.

Le Gier, qui prend sa source à la Jasserie, s’encaisse dans une gorge, atteint une zone de gneiss gris-rose clair qu’il franchit par une cascade de 120m en plusieurs ressauts. En hiver, avec son orientation nord-ouest, la cascade gèle en partie, rarement totalement. Le site est magnifique et d’une grande sauvagerie.

Du pied de la cascade, on revient de 100m sur ses pas, pour suivre le panneau qui indique la direction de la Jasserie.

Après avoir gagné 150m de dénivelée, le sentier devient plus humain. Dans ce versant nord-ouest, la montée en forêt, en cette saison, se fait toujours à l’ombre et la randonnée est une course vers la lumière.

On sort de la forêt en arrivant à la Jasserie, baignée de lumière, ce qui la rend encore plus sympathique.

Il suffit de traverser les prairies et de monter au Crêt de la Perdrix, doté d’une table d’orientation.

Plusieurs variantes d’itinéraires sont possibles pour le retour. Le plus simple est de reprendre l'itinéraire de l'aller, ce qui permet d'admirer le Saut du Gier avec une lumière différente.

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Attention : Début 2018, cet itinéraire a été débalisé par le PNR du Pilat entre le Saut du Gier et la Jasserie !   Lire à ce sujet les mises à jour et les variantes ajoutées ci-dessous par Geoffroy Rémi.


Précautions

Difficile en période d'enneigement.



Commentaires itinéraire

Geoffroy Rémi
04-02-2022 22:08:39

1. MISE A JOUR SUITE AU DEBALISAGE DE L'ITINERAIRE ENTRE LE SAUT DU GIER ET LA JASSERIE :

a. Précisions concernant la montée du Saut du Gier jusqu'à la Jasserie :

Juste avant d'arriver au Saut du Gier, à la fin de la traversée du chirat, bien repérer à droite vers 970m le début de la raide montée dans les blocs (le panneau correspondant a été enlevé). Grimper droit dans la pente dans ces blocs (très raide) sur env. 80m. Puis la pente s'adoucit progressivement. Continuer à monter toujours dans la même direction en suivant la trace entre les arbres (quelques cairns). Attention toutefois : vers 1110m., avant d'accéder à une première piste qu'il faudra traverser (très gros cairn à 1125m au débouché sur la piste !), il y a une fourche pas très visible mais cairnée où il faut bien prendre à droite (si jamais on loupe cette sente, il faudra, au débouché sur la piste, prendre cette dernière brièvement à droite jusqu'au gros cairn). Poursuivre ensuite la montée de l'autre côté de la piste. Plus haut, à 1200m, on traversera une seconde piste. La suite et la fin sont bien marqués (bon sentier) jusqu'au débouché sous la Jasserie.

b. Précisions concernant la descente de la Jasserie jusqu'au Saut du Gier :

Descendre (raide) en contrebas de la Jasserie, à gauche quand on lui fait face, au niveau de la fontaine (le panneau a été enlevé). Suivre ce bon sentier, bien visible d'en haut, qui va pénétrer en sous-bois. Il est d'abord quasi horizontal, puis descendant, d'abord W, puis NW (garder ensuite cette dernière direction). La trace, parfois un peu moins évidente, n'en reste pas moins toujours visible, vu que cet itinéraire reste heureusement toujours bien fréquenté.
Quand on croise la première piste (1200m), poursuivre la descente en face sur un chemin très caillouteux ; mais après 80m env., il faudra quitter ce chemin pour prendre à droite (cairn) une petite sente d'abord horizontale puis descendante. Plus bas (1125m), on va croiser une seconde piste : là aussi, continuer en face (au gros cairn) et suivre la trace entre les arbres.
A une fourche à 1035m, prendre le sentier à droite (la voie de gauche constituera une variante nettement plus facile - voir ci-dessous). De plus en plus raide, ce passage d'une petite centaine de m de dénivelé dans les blocs demande de l'attention, surtout si le rocher n'est pas entièrement sec - c'est sans doute à cause de ce passage (que j'appelle parfois "le mur") que cette partie de l'itinéraire a été débalisée.
En bas, on arrive ainsi au niveau du Saut du Gier (970m, à droite). A gauche, on poursuit la descente, désormais balisée, jusqu'à la Scie du Bost.

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 2. COURTE VARIANTE DE MONTEE :

Cette variante permet d'éviter le "mur"... mais elle est peut-être encore plus "sportive" (et ludique) ! Pour cela, il faut avancer jusqu'au pied de la cascade du Saut du Gier, et là remonter, au mieux, le gros éboulis de blocs (chirat) qui se dresse devant vous. C'est assez exigeant (faut aimer), mais pas vraiment difficile (bien sûr les blocs doivent être bien secs). Vers le haut de l'éboulis, juste avant le sous-bois, tirer à droite et rejoindre ainsi, en sous-bois, le sentier de l'ex-voie normale qui passe justement par là... et qu'on suit jusqu'à la Jasserie.

3. DEUX VARIANTES DE DESCENTE :

1) à partir de la piste 1125m, au niveau du gros cairn : un peu plus longue que l'ancienne voie normale, cette variante très facile emprunte de confortables chemins forestiers. Elle permet d'éviter à la fois les passages caillouteux les plus casse-pattes, et, plus bas, à hauteur de la cascade, le raide "mur" de 80m., qui par terrain humide, neigeux ou, pire, verglacé, peut s’avérer particulièrement glissant et donc casse-gueule à la descente.
Arrivé à la piste 1125, la suivre à gauche (Sud) en descente d'abord douce, puis plus prononcée (ignorer les départs à gauche et à droite). Quand elle oblique à droite, à la fourche (1070m), prendre la voie descendante de droite. A la fourche suivante (990m), prendre la voie descendante de gauche. Celle-ci va rejoindre plus bas le petit ruisseau du Grand Creux, qu'on suit sur quelques mètres, avant de poursuivre la descente (NW) jusqu'au parking de la Scie du Bost.

2) à partir de la fourche 1035m : cette petite variante permet juste d’éviter le passage le plus raide et parfois bien délicat de la descente, à savoir notre "mur" de 80m.
A la fourche vers 1035m (vue à droite sur les hautes parois du site d’escalade du Saut du Gier), quitter l'ex sentier "classique" (qui va plonger en face vers le "mur") et s’engager à gauche (cairn) sur un plus large et bien plus confortable chemin descendant. On va alors traverser un chirat (quelques blocs moussus), puis laisser un vieux chemin empierré qui descend à droite. Continuer en face en sous-bois, et après un cairn, obliquer à droite et descendre en pleine pente.
À partir de là, il suffit de suivre les cairns qui jalonnent cette très agréable trace sur son épais tapis d’aiguilles de pins, toujours dans la même direction. Elle longe grosso modo un vieux chemin creux à gauche, pierreux et très inconfortable  (mais elle va y revenir brièvement). Les deux finissent par rejoindre, vers 900m, le chemin de la voie balisée classique, peu avant son virage en épingle au niveau du grand chirat. Il reste à la suivre jusqu'au parking un peu plus bas.

A noter que ces deux variantes peuvant aussi se prendre, bien sûr, à la montée, mais là ce serait vraiment dommage de se priver du plaisir exceptionnel de cette superbe voie ex-normale, une des plus emblématiques du Pilat ! La seconde variante, peu tracée, est d'ailleurs difficile à trouver à la montée, et beauoup plus facile à découvrir dans le sens descendant - elle a d’ailleurs sans doute été tracée pour ça, je pense, par des vététistes ou des trialistes pour lesquels le "mur" ci-dessus est évidemment infranchissable...

Geoffroy Rémi
30-04-2018 20:42:39

Je viens de constater (voir ma sortie du 18/04/2018, Crêt de la Perdrix par la Scie du Bost et le Saut du Gier) que le balisage blanc-marron du PNR du Pilat vient d'être soigneusement effacé entre le Saut du Gier et la Jasserie. Cette initiative compliquera singulièrement la tâche des randonneurs, notamment pour celles et ceux qui viendront dorénavant effectuer pour la première fois le superbe et traditionnel itinéraire décrit dans ce topo. Si on suit la nouvelle "logique" des responsables du Parc, il faudrait donc désormais :

  • soit faire le trajet encore balisé Scie du Bost - Saut du Gier en aller-retour ("obligatoire", est-il écrit !!!) ;
  • soit prendre le long trajet de substitution (n° 4) proposé à présent et balisé par le Parc pour se rendre de la Scie du Bost à la Jasserie, et qui ne passe évidemment plus par le Saut du Gier ;
  • ou alors faire les deux successivement (?!) ... sans parler du retour à la Scie du Bost !

 Ou alors attendre que notre itinéraire mythique ci-dessus, désormais débalisé après le Saut du Gier, soit cairné par nos (vos) soins ?

Ahlala !

Sortie : But, mais...

À la faveur d’une éclaircie, je retente aujourd’hui mon emblématique Scie du Bost-La Perdrix, un poil plus exigeante et plus en altitude que ma dernière rando vers Salvaris. À tout hasard je pense à emporter mes petits crampons à neige, mais impossible de les retrouver… Tant pis, ça fait un moment qu’il n’a pas neigé, je m’en passerai.
D’ailleurs, depuis ma route d’accès j’aperçois juste un peu de neige qui saupoudre les crêtes sommitales. Me voilà rassuré.
Quand je pars du parking (vide) de la Scie du Bost vers 14h30, le ciel est bleu-blanc-gris, il fait doux, avec juste une petite brise caressante, ça me va.
À la montée je compte bien reprendre l’ancienne VN débalisée, dont je ne suis toujours pas lassé. Quant à la descente, je verrai : j’ai repéré ce matin à tout hasard une nouvelle variante possible sur IGN, que je pourrais inaugurer le cas échéant, si l’horaire le permet vu qu’elle parait sensiblement plus longue.

Arrivé au Saut du Gier, petite déception : je trouve la cascade moins fournie que prévu (celle, pourtant bien plus modeste, de Chorsin le 31 décembre dernier, l’était bien davantage). Mais en revanche, elle s’est parée ici ou là de délicats filets de glace du plus bel effet, tout scintillants quand le soleil les touche. Mais il est bien loin le temps où, au coeur de l’hiver, elle se transformait parfois en une immense cascade de glace que des grimpeurs aguerris escaladaient allègrement…

Puis je pars à l’attaque de mon "mur", comme je me plais à nommer la raide grimpette dans des blocs du chirat qui jouxte ici le Saut du Gier. Je le surmonte avec plaisir, me voilà rassuré sur ma forme du jour. J’avale ensuite sans problème la longue montée en sous-bois qui s’ensuit, traverse la première piste (en fait un chemin forestier) avec son énorme cairn. C’est un peu plus haut, vers 1160m, que je trouve les premières traces de neige. Rien d’inquiétant a priori, mais très vite ça se densifie, et arrivé au raide et très caillouteux chemin creux qui mène à la seconde piste, me voici en difficulté : il est tout verglacé, seuls les quelques cailloux qui dépassent sont praticables ! L’exercice se révèle vite pénible et risqué, si bien que je finis par sortir du chemin pour monter dans les bois attenants. Mais là non plus ce n’est pas la joie : plus de verglas certes, mais une épuisante course d’obstacles dans la neige, les buissons, les ronces, les troncs et les branchages tombés au sol…
Quand j’arrive enfin déjà bien énervé à la piste 1200, toute verglacée elle aussi (mais il suffit de la traverser), je me pose la question : renoncer ou continuer ? Finalement  je traverse la piste et je continue. Mais là ça rien ne s’arrange, le sentier est impraticable et ses abords aussi, pour les mêmes raisons que précédemment. Alors, vers 1220m, exaspéré, la mort dans l’âme comme on dit, je me résous à faire demi-tour.
 
Quand je retrouve ma piste verglacée, 20 m plus bas, je m’affale, dépité, sur un petit rocher : que faire maintenant ? Soit redescendre par mon itinéraire de montée (plus court, et en prenant plus bas à gauche ma variante bien connue qui évite le "mur") – ça me parait le plus sage. Soit tenter quand même  ma variante découverte hier sur IGN (plus long, et avec le risque de me planter alors que le jour commence déjà à décliner) – c’est évidemment moins raisonnable mais tellement plus excitant !
Je n’hésite pas bien longtemps: impossible de résister à l’appel de la découverte d’un nouvel itinéraire (je me connais…). Donc je m’engage résolument à gauche sur ladite piste toute verglacée, mais dont les bas-côtés herbeux (sous la neige…) paraissent praticables. Ils le sont en effet, et j’avance rapidement. Mais au bout d’un certain temps je suis pris d’un doute : pourquoi la piste, qui devrait descendre,  reste-t-elle obstinément horizontale ? Et même, voici qu’elle commence à monter ?!? Cette fois c’en est trop, je jette un coup d’œil sur la carte et je comprends aussitôt : je me suis trompé de piste !!!
Et merde !
Evidemment la "piste" qu’il fallait prendre, parallèle à celle-ci, se trouve 75m plus bas (1125m au lieu de 1200).
Y a plus qu’à faire (encore une fois !) demi-tour. Et vite !
C’est à l’exact instant du demi-tour que j’aperçois une soixantaine de m. plus loin, sur la gauche de ma piste toujours verglacée, un objet blanchâtre non identifié et qui m’intrigue : c’est quoi ce truc ? Malgré l’horaire de plus en plus tardif je ne résiste pas à l’envie d’y aller voir. Et c’est une magnifique et bien épaisse petite cascade de glace qui m’attend, un vrai petit bijou dont la vue me ravit et me console de mes déboires.
Et c’est tout revigoré par ma découverte que je fais pour de bon cette fois-ci mon second demi-tour, et je presse le pas dans la neige sur le bas-côté. Et je le presse si bien que je me prends le pied dans le lacet traitre et invisible d’une ronce et me retrouve à terre. Heureusement, plus de peur que de mal, tout va bien.
La suite est facile à deviner : l’assez long retour sur la piste jusqu’au fameux gros cairn, d’où je redescends aussitôt par la voie de montée (passage à nouveau bien pénible) jusqu’à la "piste" 1125. Et là, je respire un bon coup : finis la neige et le verglas, à gauche toute sur mon beau chemin forestier, bien sec et surtout… descendant ! Il est 17h10, j’ai encore un peu de temps avant la tombée de la nuit, et à condition de ne pas me tromper je me dis que ça devrait le faire. D’ailleurs au cas où, ma frontale est prête à l’emploi dans mon sac à dos. Et à partir de là ce n’est que du bonheur. Je suis sur mon petit nuage, l’itinéraire est plaisant, c’est un bon chemin forestier en descente régulière, parfaitement tracé et pratiquement sans caillasses. Et il est facile à suivre avec ses trois fourches évidentes aux altitudes attendues.
Enfin, en guise de récompense pour mon audace, j’aurai droit à encore deux petits bonheurs peu avant mon retour au parking : d’abord une vingtaine de mètres en compagnie du charmant petit ruisseau du Grand Creux ; puis, à proximité immédiate de la Scie du Bost, et tout comme lors de mes deux précédentes randos, un magnifique embrasement de l’horizon en face de moi, annonciateur d’une belle et imminente nuit d’hiver.
J'arrive au parking à 18h pile poil.
De toute l’après-midi, je n’ai rencontré personne...


Piste supérieure verglacée
Fenêtre sur les Monts du Forez
Un bout de chemin en compagnie du ruisseau
Derrière le rideau d'arbres, le crépuscule
Retour à la Scie du Bost
De retour au parking
Mini-cascade de glace
  • Date : 03-02-2022
  • Durée : 3h25
  • Dénivelé : 415 m


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