Chamousset Par les Blandis

Chamousset Par les Blandis

  • Altitude départ : 1270
  • Altitude sommet : 2089
  • Dénivelé : 800
  • Distance : 3 km
  • Temps de montée : 2h 30
  • Temps de descente : 2h
  • Orientation : Nord-Est
  • Balisage : Aucun

Itinéraire

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Passer le hameau de la Jarjatte (tout en haut, face au départ de téléski, se trouve la gite de la Jarjatte). Remonter la route sur 1.5 km pour arriver au terminus goudron (stationnement  voiture). La piste forestière prend la suite, et l’emprunter jusqu’à la première épingle à cheveux (500 m). Quitter alors la piste forestière et suivre, à droite, la piste de bûcheronnage. Au bout de 300 m, elle longe une ligne électrique (celle qui descend du col de Corps). 100 m plus loin, quitter cette piste et traverser à droite horizontalement, hors piste.


Traverser le lit du torrent de Corps (terrain complètement bouleversé par les eaux furieuses des orages). Rejoindre le déboucher du torrent venant du Chamousset, pour en remonter le commode fond de lit le plus à gauche (à sec). En une vingtaine de minutes, atteindre le grand pierrier qui forme un « S », d’abord sur la gauche, puis sur la droite. Monter au mieux dans ce secteur, rejoindre les premières pentes herbeuses, à la corde du deuxième virage.


Remonter cette partie herbeuse, droit vers le haut, et arriver à un petit bois de sapins. Incliner la trajectoire vers la droite. Traverser le bois, puis un premier lit de torrent à sec : vous arrivez dans le « pré médian ». Un ensemble de nombreuses falaises bloquent le passage direct vers la crête. En diagonale à droite, remonter le « Pré médian » (deuxième lit de ruisseau à sec). Rejoindre une zone où quelques sapins sont dispersés.


Redresser la trajectoire vers le haut (ne pas traverser à droite dans un couloir raide) pour atteindre le point faible des falaises supérieures (viser à droite d’une falaise surmontée par un arbre caduque qui se découpe en plein ciel). Arrivée au « goulot resserré ».


Ce passage doit être abordé de droite vers la gauche, sur la seule trace de bête du parcours (30 m). Sortir à droite pour éviter de rester dans l’axe d’éventuelle chute de pierres. Monter le long d’une échine vaguement pierreuse. On débouche dans la dernière partie du versant, toute végétale, où l’on choisit son cheminement selon son goût (partie la plus raide du parcours ; piolet rassurant).


Tout en haut, viser le sapin ramassé en boule, sur la crête, pour arriver pile à l’antécime nord du Chamousset (cairn + piquet bois). Suivre la crête facile jusqu’au sommet principal du Chamousset.


 


 Descente :


Un choix se présente :



  1. Descendre le parcours de la montée (il est commode d’avoir alors un piolet + un bâton rigide de ski pour aborder les pentes raides du final). En dessous de l’échine pierreuse, tout est simple.

  2. Descendre en versant  ouest, pour rejoindre la bergerie du Roc de Rimat, puis le chemin (entre 1200 et 1400 m d’altitude) qui contourne le Petit Chamousset par l’ouest puis le Grand Chamousset par le nord. On revient alors aux environs de l’épingle à cheveux de la piste forestière. (je n’ai pas fait ce parcours, mais il m’aurait servi en cas de difficulté sur le parcours de la montée, ou en cas de changement du climat.


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Précautions

Comme la majeure partie du cheminement se déroule sur fond d’herbe, ou de végétation rase, la rosée du matin peut être désagréable ; et par ailleurs, toute atmosphère humide est à éviter, notamment pour le final, à cause de glissades à éviter.


Commentaires difficultés

Parcours complètement hors trace (sauf 30 m au niveau du « goulot resserré »). Partie finale raide pouvant nécessiter le « réconfort » du piolet.
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Topo créé le :

D 1075 de Grenoble à Veynes, par le col de la Croix haute


Hébergement(s) associé

Situation




Sortie du 24-06

Du rêve à la réalisation

Vue d'ensemble de l'itinéraire

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La première fois que je suis venu dans ce secteur, c’était il y a presque 12 ans, en octobre 2008. Je venais de monter par le passage de l’Encoche.

Depuis le promontoire où je casse-croûtais, au pied des grandes pentes herbeuses supérieures, je restais « baba » devant ce spectacle du grand versant NE de Chamousset, mêlant et les herbes encore vertes malgré l’automne et les falaises aux multiples gris. Dans cet ensemble majestueux, il semblait toutefois possible à un randonneur - à condition qu’il soit un peu téméraire - d’y venir faire une escapade.

J’en faisais ainsi quelques photos.

 

Au gîte de la Jarjatte, chaleureusement tenu par Catherine et Jean-Marc Jacquet, je parlais de tout cela avec eux. Jean-Marc m’expliquait qu’il connaissait ce versant du Chamousset, et qu’il y montait en ski, l’hiver. Mais qu’il ne le l’avait pas pratiqué en été. Il me traça l’itinéraire emprunté sur une photo, m’expliquant que ce cheminement lui paraissait envisageable à la belle saison.

Depuis toutes ces années, j’en étais resté là. Mais chaque fois que ladite photo me passait sous les yeux, l’envie titillait d’y aller voir.

 

Ce fut seulement lors d’une sortie en septembre 2018 que la flamme se ralluma. Michel et moi étions allés au pied des flancs de Vachères NO, juste en face du Chamousset donc. Une telle vue, avec tous les détails de l’imbroglio de ce versant, ne pouvait que pousser à la préparation active. Malgré cela, l’année 2019 passa encore, occupé par d’autres projets. Mais dès l’hiver venu, l’analyse des images permit de prendre toute confiance dans la possibilité de remonter ce versant. Ne restait plus qu’à attendre les belles journées.

 

C’est ainsi, qu’en cette fin juin 2020, l’heure fut venue !

Jean-Marc n’était pas libre, compte tenu de son emploi du temps d’accompagnateur. Alors j’y allais tout seul.

 

Cette sortie fut une réussite.

Une belle, une grande réussite !

Le projet avait tenu ses promesses, car l’ambiance, la beauté des lieux, étaient bien au rendez-vous.

Et la sérénité d’esprit aussi, grâce à la bonne  - et longue ! - préparation.

 

Au bas, la partie est d’abord forestière ; puis pierreuse ensuite. Or, si les sous-bois sont comme toujours bien sympathiques, le pierrier à remonter est lui d’une toute autre teneur : il est lugubre.

Placé qu’il est dans l’ombre du jour encore naissant, enfoui au fond d’un vallon encaissé, dominé surtout par une paroi ressemblant trop à un empilement de blocs, tout pousse à passer sur ce pierrier le moins de temps possible. L’échappatoire, sur la droite, dans les premières herbes, est alors un vrai soulagement, et je m’y engouffre aussi vite que le souffle me le permet.

 

Ces premières pentes d’herbes sont d’abord raides, puis plus tranquilles.

De plus le soleil qui descend, face à moi, rend l’atmosphère de plus en plus gaie. C’est ici le « pré médian », et je m’y trouve drôlement bien. Au-dessus du pré, des falaises calcaires pointues semblent empêcher toute sortie directe. Il faut alors entamer une assez longue diagonale, visant à esquiver la difficulté. Cette trajectoire se redresse ensuite pour aller au « goulot resserré », passage étroit qui se faufile entre deux pointes, et qui donne accès aux pentes finales.

 

Dans ce dernier tiers du versant, il n’y a plus d’arbre, ou presque plus. Seuls se trouvent ces parterres herbeux, parfois très épais, avec par endroits de grandes zones d’une lande dense qui ressemble au tapis des myrtilliers : ce sont les raisins d’ours.

Les lignes de fuite du secteur se redressent d’un cran supplémentaire. Alors je préfère remplacer le bâton rigide – très commode en terrain normal - par le piolet qui offre un meilleur sentiment de sécurité.

Ici, dans cette ambiance très pentue, je retrouve les sensations des courses glacières d’antan, dont les longues pentes de neige dure donnaient des frisons avec leurs perspectives vers le bas semblant infinies… 

 

Je vise LE petit sapin trapu, maintenu raz du sol par les vents de la crête. C’est lui qui donne l’objectif final de cette magnifique balade dans le Chamousset-versant NE !

C’était une vraiment belle, et bonne, intuition que celle de vouloir venir là.

Et je suis « heureux comme pas-deux », tout seul que je suis, ici, au sommet.

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Photos de la sortie


  • Horaire : 5h
  • Dénivelé : 800 m

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