Crêt de la Perdrix depuis Doizieux par la
voie normale du PNR

Crêt de la Perdrix depuis Doizieux par la
voie normale du PNR

  • Altitude départ : 570
  • Altitude sommet : 1432
  • Dénivelé : 865
  • Distance : 16 km
  • Temps de montée : 2h
  • Temps de descente : 1h40
  • Orientation : Nord
  • Balisage : Voir le topo. Marques blanc-marron (m.b.m.) de bout en bout si on suit l'actuel itinéraire balisé du PNR. Balisage b.m. intermittent si on choisit l'ancienne voie du PNR, ledit sentier J.J.Rousseau.
  • Itinéraire :
    • possible avec des enfants
    • intéressant en raquettes
    • en boucle

Itinéraire

Un grand classique du Pilat, que ce soit par l'ancienne voie balisée du PNR appelée alors "Sentier Jean-Jacques Rousseau", ou par l'actuelle, quelque peu « réajustée » donc par rapport à JJR… Cela dit, une boucle est aussi possible en redescendant par le plus raide vallon du Bois du Bœuf.


MONTÉE :
Cet itinéraire JJR du PNR, balisé en effet de bout en bout (m.b.m.) jusque dans les années 2010, a en effet ensuite été à la fois débaptisé et (partiellement) débalisé (tout comme le superbe sentier un peu (trop ?) sportif qui va du Saut du Gier à la Jasserie). Trop cahoteux ? Trop « pilatique » aux goûts de certains ? Je propose ici de le suivre à nouveau. Mais on peut bien sûr aussi choisir de suivre de bout en bout l’actuel balisage du PNR, qui remplace une portion médiane de l’ancien itinéraire (encore signalée en partie par des cairns) par une voie parallèle plus « confortable » (?).

Du parking, revenir sur la route et la suivre à gauche jusqu’au centre de Doizieux tout proche. Repérer à droite, un peu avant la fontaine, l’assez pentue Rue de la Tour (panneaux La Jasserie / la Roche, m.b.m.) et suivre ce balisage. Après plusieurs raides lacets (on passe au pied de la tour, puis à gauche de l’église), on débouche au-dessus du village sur  une route peu fréquentée. À partir d’ici et malgré le balisage, l’itinéraire devient un peu plus complexe et demande un peu d’attention.

 Donc, suivre cette route à droite, puis repérer presque aussitôt à gauche entre 2 maisons un chemin encaissé et souvent caillouteux, qu’on va emprunter. Plus haut, après le réservoir, on recroise cette route : la suivre brièvement à droite (NW>SW) jusqu’à la reprise de notre chemin sur la droite. Plus haut encore, vers 755m, ce chemin rejoint une autre route qui continue dans la même direction (SW). La suivre jusqu’à ce qu’elle vire à gauche vers 780m (belle ferme) : la quitter ici et poursuivre à droite de la ferme sur le large chemin qui monte en face (SW toujours). Ignorer les voies à droite et à la bifurcation (826m), prendre la voie de droite qui vire à l’W puis au S (celle d'en face mène au vallon du Bois du Boeuf). Lorsqu’elle rejoint une autre route, suivre celle-ci, qui mène aux quelques maisons de La Roche (panneau) puis à une bifurcation (942m), où il faut tourner à gauche. Peu après, repérer sur votre droite le départ d’un chemin caillouteux qui grimpe raide en sous-bois.


 À partir d’ici, on a le chois entre 2 options :
- soit suivre l’ex-Sentier J.J. Rousseau. Il faut alors continuer à monter toujours tout droit, plein S, jusqu’à la Jasserie, en ignorant toutes les sorties à droite ou à gauche, y compris celles balisées blanc-marron par le PNR.
- soit suivre l'actuel itinéraire balisé du PNR. Dans ce cas, il suffit de suivre de bout en bout le balisage blanc-marron.
 
À 1283m, notre itinéraire (devenu commun aux 2 options) est rejoint à sa droite par le GR7, et mène peu après à la fameuse Jasserie du Pilat (1308m) avec sa source du Gier et sa fontaine, son restaurant (très fréquenté !), ses anciens dortoirs, sa chapelle, etc. Il ne reste plus alors qu’à continuer dans la même direction en traversant le large terre-plein, puis les pâturages, en restant bien sur la trace. Celle-ci aboutit à la route d’accès, qu’il faut traverser, puis continue jusqu’au sommet du Crêt de la Perdrix, qui était d’ailleurs bien visible dès l’arrivée de notre chemin sur le vaste terre-plein de la Jasserie.
La vue y est magnifique… par temps clair (si vous voyez le Mont Blanc derrière le Crêt de Botte, c’est que vous avez tout bon !). Heureusement une belle table d’orientation permet d’identifier notamment les innombrables et prestigieux sommets lointains des Alpes et d’Auvergne visibles d’ici.


 DESCENTE :


Deux possibilités :
1 : Par l’itinéraire de montée (de l’ex-sentier JJ Rousseau ou de l'actuelle voie balisée du PNR, au choix !)


2 : Par le vallon du Bois du Bœuf (plus varié et plus agréable) :
Redescendre alors à la Jasserie puis poursuivre en face dans les pâturages (itinéraire de montée) jusqu’à la lisière du bois sur la droite vers 1300m. Là, quitter cet itinéraire et le GR7 pour s’engager à droite sur le bon chemin qui pénètre en sous-bois (E) Vers 1270m, repérer à gauche le départ d’un sentier creux qui descend assez raide dans le vallon. Le suivre au mieux (quelques cairns). Remarquer à droite le lit très caillouteux d’un ancien ruisseau qui descend en parallèle à droite (et qui peut servir d’alternative si on aime…). Mais plus bas, un vrai petit ruisseau qui descend du versant droit vient s’y jeter. Mais il n’est généralement (mais pas toujours !) constitué que d’un mince filet d’eau, qui n’empêche pas vraiment d’y marcher…


Le sentier sillonne ensuite dans le bois. Plus ou moins marqué, plus ou moins raide, il va buter sur une très large piste (ouverte en 2019), qu’il faut traverser. Le sentier se poursuit en face, puis finit par rejoindre le ruisseau vers 1090m (petit terre-plein). Traverser alors ce dernier à gué et poursuivre la descente le long du ruisseau, en rive droite. Au point 1039 on croise une seconde piste, plus ancienne, qu’on traverse également (suite du sentier en face). Au croisement 990, quitter ce chemin et prendre celui de gauche.


Ce nouveau chemin refranchit peu après le ruisseau à gué puis s’oriente vers le N. Lorsqu’il débouche (pt 933) sur une route, la suivre en face. Après un peu plus de 250m, prendre à droite le tout début d’une autre petite route (elle va rejoindre une maison bien visible à gauche) et la quitter après quelques mètres pour prendre un chemin herbeux qui descend à droite, plein N. Suivre cet agréable chemin bordé de végétation, qui après un crochet vers la gauche (ferme du Bruchet visible en contrebas à droite) repart au N et va rejoindre notre chemin de montée à la cote 826. Désormais balisé (m.b.m.), il ramène sans problème (NE) au point de départ de la rando.


Précautions

Etre bien chaussé (voies parfois très caillouteuses). Carte IGN du Pilat (2933 ET) ou GPS vivement conseillés.


Commentaires difficultés

Aucune sur l'itinéraire balisé (ancien ou nouveau) du PNR, mais il faut parfois de l'attention pour bien rester sur la bonne voie, vu les nombreux départs de sentiers ou de chemins tout au long de l'itinéraire. Quelques passages rocheux ou bien caillouteux comme souvent dans le Pilat !

Topo créé le :

Accès par l'A 47 (en venant de Lyon ou de Saint-Etienne), sortie La Grand Croix, puis Saint-Paul-en-Jarez > La Terrasse-sur-Dorlay > Doizieux. Se garer de préférence sur le parking à gauche en contrebas après l'entrée du village


Situation




Sortie du 26-08-2021

Un petit détour ne peut pas faire de mal

Doizieux, ses nains de jardin...

La semaine dernière, je m’étais promis de faire (un peu) mieux encore la prochaine fois. Pari tenu !

Pour ce modeste challenge (c’est quand même plus classe que défi, non ?), je me rabats in extremis sur cet autre itinéraire d’entraînement qu’est pour moi «  Doizieux - la Perdrix ». Devenu certes un peu routinier, depuis le temps... mais j’ai gardé dans un coin de ma tête une ou deux digressions éventuelles susceptibles de pimenter un peu la chose, le cas échéant ; à voir en fonction du déroulement et du timing, me dis-je.

Départ du parking de Doizieux à 8h45, sous un ciel idéal, soleil et nuages alterneront toute la journée pour mon plus grand bonheur. Je redécouvre avec plaisir Doizieux dans son étonnant cadre rocheux et escarpé, avec aussi ses maisons suspendues, sa belle tour, ses décorations parfois surprenantes… mais aussi hélas ses derniers commerces (café, boulangerie) désormais tous fermés !

Par contre, pas de grosse surprise à la montée dans les pâturages, puis en sous-bois. Une fois au carrefour stratégique 826m, j’opte pour une fois sans hésiter pour l’ancien itinéraire du PNR, le sentier JJR donc, que j’ai forcément pratiqué quantité de fois à mes débuts… tout en finissant par pester contre ses nombreuses caillasses (mais aujourd’hui, ça va, je supporte) ! Pas grand monde sur le trajet, sauf deux jeunes que je dépasse sans mérite (ils étaient en mode pause !) avant la Roche, et que je revois ensuite derrière moi dans la forêt. Donc je mets la vitesse supérieure. Heureusement, plus haut, je les verrai emprunter la première fourche à droite récemment balisée en blanc-marron, tandis que moi je vais poursuivre droit devant sur l'ancien chemin débalisé (normal, eux ne peuvent pas connaître feu JJR !). Je suis soulagé, ça va me permettre de reprendre mon rythme de croisière perso, plus cool... Finalement Je n'ai pas grand mal à retrouver l'ancien sentier du PNR, vu que c'est toujours bien en face. J'en ai profité pour placer quelques cairns (à compléter...) pour marquer cet itinéraire aujourd'hui bien délaissé.

Arrivé en vue de la Jasserie, je constate que la Perdrix se perd dans les nuages. Du coup, plus vraiment envie de continuer jusque là-haut. Et aussitôt il me vient une idée : et si au lieu de perdre du temps pour pas grand-chose, je rebroussais chemin dès la Jasserie, ce qui me permettrait d’en gagner un peu, du temps, pour mettre en œuvre un de mes « plans B  » concoctés la veille sur IGN ?

Aussitôt pensé, aussitôt fait : demi-tour à la Jasserie ! Tout excité, je file vers mon vallon du Bois du Bœuf pour y inauguer une petite boucle inédite. Elle devrait me permettre de découvrir le site d’escalade de Doizieux, dont j’ai tant entendu parler mais que je n’ai encore jamais vu. Non pas bien sûr pour y aller grimper (j’ai passé l’âge), mais au moins pour y rêver !

Mais  à peine suis-je entré en sous-bois que j’entends le tintement caractérique de sonnailles qui se rapproche. Je vois bientôt surgir un immense troupeau de moutons qui va traverser le bois juste devant moi. Deux chiens sympas s’agitent comme des fous tout autour, puis apparait le berger, un homme imposant coiffé d’un immense turban rouge vif ! On discute un petit moment, c’est bien la première fois que je vois un tel troupeau par ici. Tout ce monde va rester là jusque fin octobre, avant de redescendre en vallée.

Peu après je retrouve avec plaisir mon raide mais si sympathique petit sentier du Bois du Bœuf. Il est hélas bien abimé, mes cairns ont disparu pour la plupart, et la trace est souvent à peine visible sous les arbres. C’est un peu déprimant, comme si ce sentier auquel j’étais si attaché était maintenant en voie de disparition… Je n’ai même plus le courage d’y replacer mes cairns. Plus bas je croise deux personnes en train de remonter le vallon au-dessus du gué, mais à ma grande surprise ils empruntent pour ça le lit du petit ruisseau ! Ainsi vont les sentiers de montagne…

Passé le gué, je poursuis ma descente sur l’ancien chemin dallé, rive droite. C’est au carrefour 985 que je vais quitter  mon itinéraire habituel (qui va passer rive gauche)  pour continuer à descendre en face, donc toujours rive droite, NNE en direction de la Sordière. Bien tracée, la voie va s'orienter progressivement vers la droite (NE). Il faut ignorer les départs de chemins à droite ou à gauche, et continuer à descendre jusqu'à ce que la voie oblique fortement à droite (E) ; prendre alors (alt. 800m) le chemin en épingle à gauche (NNW) jusqu'au complexe croisement 750 : là, prendre à gauche le petit sentier le plus à droite, qui descend doucement jusqu'au niveau du ruisseau de la Sordière.

Une fois franchi en bas le pont (invisible) sur le ruisseau et parvenu ainsi au parking du site, je m’engage résolument à gauche, direction le site d’escalade. Et là, je découvre une merveille : sur la droite du sentier qui remonte rive droite du petit ruisseau guilleret de la Sordière, une enfilade de superbes rochers, pour un véritable festival de la grimpe ! Certes  tous ne sont pas équipés (ni équipables), mais ceux qui le sont sont impressionnants. D’ailleurs il y a pas mal de grimpeurs qui s’affairent ici ou là, tout harnachés au pied des voies. Mais je ne vais pas m’attarder, je ne suis pas venu là en voyeur mais en randonneur !

Arrivé tout au bout de cet admirable alignement de falaises, ce que je craignais se produit : la sente s’arrête, d’ailleurs des forestiers ont apparemment posé là des monceaux de branchages, et aussi loin que je puisse voir, il n’y a plus la moindre trace à droite du ruisseau ni ailleurs. Justement il y a là deux grimpeurs qui prennent un peu de repos entre deux escalades. Je leur pose la question, l’un d’eux confirme : non il n’y a plus de sentier après, mais vous pouvez essayer de monter le petit couloir là à droite entre les deux derniers rochers, c’est juste un peu raide à la sortie, mais une fois en haut vous trouverez des sentiers pour poursuivre votre rando.

Après trois secondes d’hésitation, je me lance ! Et en effet, ça passe. Après un ou deux petits gradins faciles, je trouve sans mal plusieurs traces. Oui mais… elles mènent où ces traces ? Rien d'évident sur la carte, me voici soudain bien perplexe ! Alors j’essaye… une fois à droite… je reviens… une fois à gauche, encore d’autres rochers, mais pour aller je ne sais où… donc re-demi-tour… Me voici bien dérouté ! Alors j’essaye de redescendre un peu plus loin entre deux rochers vers le fond du vallon de la Sordière. Et là je me retrouve bientôt face au vide, houlà,  par là c’est le grand saut garanti. Vite je remonte et j’essaye de me calmer. Je décide alors de redescendre par le couloir... mais impossible de le retrouver !

Il ne me reste plus qu’à consulter ma boussole et ma carte. Et là je je vois qu’en tirant vers le NW, je devrais retrouver mon chemin de retour habituel du Bois du Bœuf… Et, assez vite, le miracle se produit : une sente, puis un bout de chemin, puis une route en cul de sac avec une maison isolée sur la droite: sauvé ! Je reconnais aussitôt l’endroit où je viens de déboucher : c’est pile poil à la cote 933, la fin de la petite route et le début de l’entrée en sous bois de mon cher itinéraire du Bois du Bœuf ! Yesss !

La suite est pure formalité. J’arrive à Doizieux vers 15h, bien plus tard que prévu : mon déjeuner sera nettement plus tardif qu’à l’ordinaire, mais il n’en sera que meilleur…

Photos de la sortie


  • Horaire : 6h15
  • Dénivelé : 940 m

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Date Titre Auteur
18-07-2018

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1 Geoffroy Rémi

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( ) bivouak.net

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